Carlos Mencia y va encore d'une nouvelle saison, encore plus irrévérencieux que jamais. Aussi bien dire que si vous n'êtes pas adeptes du comédien, vous devriez vous y mettre. Il insulte, mais le fait avec une raison en tête: nous faire comprendre que se prendre trop au sérieux n'est jamais une bonne chose. Mencia est, bien entendu, très controversé sur le sol des Étasuniens, mais touche au côté très conservateur, dérangeant l'ordre public, nous faisant rire parfois aux larmes à l'occasion. Encore une fois, il nous prouve qu'il mérite une saison beaucoup plus volumineuse et des gags encore plus déroutants.
Les épisodes sont variés et touchent aux problèmes actuels ainsi que les pensées sales que l'on peut avoir et les dit à voix haute, sans censure. Grand bien lui en prenne puisque ses numéros sont amusants, divertissants et font entrer le message à grand coup de poing (humoristique bien entendu). Si nos voisins du sud lui reprochent sa franchise et son discours, on ne peut que l'en remercier puisqu'il se libère des chaînes qui entourent certains animateurs d'émissions et explose les limites de son concept. Certains thèmes reviennent tel le fait d'être un homme blanc américain (selon lui, impossible de revendiquer quoique ce soit puisqu'un homme blanc n'a pas souffert comme un mexicain ou un noir... et il n'a pas tort! Vous n'avez qu'à regarder son sketch dans lequel il a créé un parc d'attractions pour hommes blancs).
Pour les suppléments, on a droit à plusieurs petites doses intéressantes de capsules prises entre les pauses publicitaires, des scènes ratées, coupées et la "Mencia Minute". Le tout est bien drôle, certains numéros coupés auraient mérité d'être conservés. On comprend pourquoi certains sont là. Une belle brochette d'extras qui divertit autant que la saison peut le faire.
Côté transfert, c'est très correct. On a seulement quelques problèmes lorsque certains sketches se passent dans un décor sombre (les pixels paraissent un peu) et certaines actions se perdent quelque peu. La palette de couleurs est riche et bien balancée et la saturation ne déborde pas. Les contrastes sont respectés et tout... C'est le son qui aurait pu être en 5.1 mais dont on n'obtient que le strict minimum. C'est déjà ça, mais ça aurait mérité mieux tant les envolées de Mencia en valent la peine. Les menus sont muets et fixes excepté pour la page principale qui est un peu animée et musicale. Le minimum syndical, quoi.
Mencia nous offre une nouvelle saison forte en contenu, en invités et en controverse (vous pensez que Dan Brown est controversé avec son Da Vinci Code?). L'humour non censuré provoque des rires à coup sûr et on attend avec joie une prochaine saison! Bravo Mencia!
| Film | 8 |
| Présentation | 5 |
| Suppléments | 7 |
| Vidéo | 7 |
| Audio | 6 |