Des gens stupides se payent la tête d'une Canadienne très connue dans "Comedy Central Roast of Pamela Anderson". Un amas de gags infantiles, sexuels, racistes et vulgaires qui ne font rire en aucune occasion. De la vraie torture psychologique. L'idée est bête et méchante. Rendre hommage à mademoiselle "Baywatch" Pamela Anderson à un gala où de nombreuses personnes la connaissent assez bien pour pouvoir rire d'elle, mais également des autres invités présents dans la salle. Les numéros sont agencés d'avance et tout le monde est consentant. Ainsi, pour louanger la "magnifique" carrière de Barb Wire, des gens aussi subtils que Jimmy Kimmel, Tommy Lee, Adam Carolla, Eddie Griffin, Sarah Silverman, Jerrey Ross, Nick DiPaolo, Andy Dick, Greg Giraldo, Bea Arthur, Elon Gold, Lisa Lampanelli, Lady Bunny et Courtney Love sont de la partie, sans oublier des apparitions surprises de Dennis Rodman, Hugh Hefner et Anna Nicole Smith.
Pendant plus de 80 minutes, cette population à l'âge mental peu élevé se battra pour livrer la farce la plus stupide, niaiseuse, imbécile, vulgaire et hors norme pour faire rire un public médusé à l'avance. Un exercice de style qui ne vole pas très haut, mais qui aurait tout de même pu être sardonique. Sauf qu'en aucun moment, l'humour ne touche la cible. Les sujets se répètent (la vidéocassette porno et les seins de Anderson, les médicaments et la façon de toujours se dévêtir de Love, le supposé membre viril de Lee, l'attirance masculine de Dick, etc.) sans innover ou surprendre autre mesure. C'est de la redite obscène qui ferait passer n'importe quel humoriste québécois pour un sosie de Hubert Reeves.
Ne pas arriver à faire rire est une chose, mais multiplier les gros mots pour être politiquement incorrect et à la mode en est une autre. On ne compte plus les expressions sexuelles explicites ou les sacres qui laissent peu de place à l'imagination. Tous les Noirs sont considérés être des lâches sur le chômage ou en prison sans intelligence, alors que le rôle de la femme reviendrait à être à genou devant son maître masculin... Plus d'une heure de dégradation qui fait reculer l'intelligence humaine à l'âge du Cro-Magnon. Il y a bien une courte publicité qui appelle à limiter le nombre de portée de chatons, mais ce trente secondes passe très rapidement dans toute cette galère.
Puisque que ce "Comedy Central Roast of Pamela Anderson" a été conçu pour la télévision, il ne faut pas se surprendre que le plein écran soit présent. Il y a parfois du blocage et un manque de fini dans les détails, mais l'aspect vidéo n'est pas très important. À moins que l'objectif suprême soit de voir ce que Courtney Love a entre les deux jambes ou la façon dont les vêtements de Pamela Anderson sont très transparents vers la fin. De ce côté, l'image est suffisamment claire pour ne rien manquer. Le rendu audio est également accessoire. L'utilisation 2.0 est primaire, la chanson interprétée par Tommy Lee sort bien des haut-parleurs à défaut d'être très audible et les voix ne se font presque jamais enterrer. Sauf lorsque les gens s'éloignent du micro ou que tout le monde hurle en même temps. Pour certaines expressions, il peut être dommage que les sous-titres ne soient pas de la partie, mais c'est sans doute mieux pour la raison.
La pochette est superficielle et incroyablement sensationnaliste. Elle montre une Pamela Anderson à la poitrine très dévoilée, avec du feu sortant du logo de Comedy Central. L'annonce du diable face à la "pureté" est très perceptible, tout comme le menu principal du DVD qui est orné d'un montage sans talent et sans musique des plus abrutissants. À la surprise générale, quatre suppléments se retrouvent sur cet objet peu recommandable. Un extrait dévoile une pause toilette qui ne sert absolument à rien. Un autre montre trois minutes inutiles entre Andy Dick et Courtney Love qui dansent et discutent ensemble. À quoi cela peut bien servir? Les deux derniers bonus portent sur la même idée. Le "Red Carpet Interview" amène une très jolie fille de Comedy Central à poser des questions sans intérêt aux personnalités présentes. Cela aurait pu être pertinent, mais la demoiselle ne fait que rire à tout ce qu'on lui dit. Une version anglophone encore plus mauvaise que Anne-Marie Losique! Quant aux "Outtakes", ce sont pas mal les mêmes problèmes qui entrent en jeu.
Peu importe le moment de la journée, de l'année ou de l'existence, aucune raison n'est assez suffisante pour vouloir regarder ce spécial "Comedy Central Roast of Pamela Anderson". À moins d'avoir du temps à perdre et que ce n'est pas trop grave si le quotient intellectuel fonde comme la neige au soleil. Dans tous les cas, c'est suicidaire.
| Film | 1 |
| Présentation | 1 |
| Suppléments | 2 |
| Vidéo | 6 |
| Audio | 6 |