I'll Take Sweden
MGM Home Entertainment

Réalisateur: Frederick De Cordova
Année: 1966
Classification: G
Durée: 97 minutes
Ratio: 1.66:1
Anamorphique: Non
Langue: Anglais (Mono)
Sous-titres: Anglais
Nombre de chapitres: 20
Nombre de disques: 1 (DVD-5)

Ce DVD est disponible chez: Amazon.ca Archambault.ca

Selon Alexandre Martin
16 août 2005

Bob Hope est certainement un des acteurs vaudevillesques les plus célèbres, des plus aimés et des plus prolifiques. On a pu l'entendre à la radio, le voir au théâtre, à la télévision et au cinéma, et ce, pendant de nombreuses années. D'ailleurs, sa longévité est telle (il est mort à l'âge de 100 ans et un mois, en 2003) que sa mort a été annoncée officiellement à quelques reprises. Paraphrasant Mark Twain, il avait d'ailleurs annoncé, en toute sérénité, que les rumeurs de sa mort étaient grandement exagérées. Malgré sa longue carrière, Bob Hope a tourné peu de films dans les 40 dernières années; un de ses derniers, en 1965, est celui ici critiqué.

Tentant de protéger sa fille (Tuesday Well) d'un amour d'adolescence, un père monoparental (Bob Hope) décide d'accepter un poste en Suède pour s'éloigner le plus possible du jeune prétendant rebelle. Sur place, il trouve l'amour en la personne d'une jolie divorcée (Dina Merril), qui s'avère aussi être une mère idéale pour sa fille. Cependant, il apprend bien vite que les moeurs ne sont pas les mêmes partout sur la planète et que, malgré les apparences, sa fille est tout autant en danger en Suède qu'aux États-Unis, sinon davantage. Soudainement, l'idée du jeune rebelle américain n'est plus si effrayante qu'elle l'était...

"I'll Take Sweden" s'inscrit directement dans la description académique de la "screwball comedy", c'est-à-dire une comédie sexuelle, mais sans sexe. En plus de cet élément essentiel, on y retrouve aussi plusieurs autres traits caractéristiques du genre: blagues rapides se succédant, situations embarrassantes, dominance féminine, interactions de couple, romantisme, (re-)mariage, etc. Cependant, en dépit de présenter le cas "clinique" de la "screwball comedy", le film est plutôt prévisible et répétitif. Les mêmes blagues et situations reviennent sans cesse (les quiproquos dans les chambres d'hôtel, par exemple), et les éléments de scénario, de même que les gags ponctuels, sont aisément devinables. Bref, à mi-chemin dans le film, l'intérêt n'y est plus... Compte tenu du fait que ce genre de film était complètement démodé en 1960, puisque populaire dans les années 30 et 40, il n'est pas étonnant que la critique n'a pas apprécié...

Techniquement, le DVD est tout à fait acceptable. L'image est bien représentée par la palette de couleurs, et les tons de noirs sont adéquatement gradés. On note un bon niveau de détails, et la compression ne cause pas de problème majeur. Le seul défaut est la présence de quelques égratignures sur le matériel source, évidemment numérisées sur le DVD. La piste stéréo est du calibre de ce à quoi on était en droit de s'attendre. L'ambiophonie du décodage ProLogic est minime, voire inexistante; il en est de même pour l'utilisation du haut-parleur d'extrême-grave. Somme toute, les dialogues sont clairs, et la musique n'est pas du tout envahissante. Comme suppléments, on nous propose la bande-annonce du film; comme c'était l'usage, elle est d'une longueur accablante... Les menus du DVD sont fixes et silencieux.

Bref, les fans de Bob Hope trouveront certainement un plaisir à voir leur acteur fétiche dans l'une de ses dernières prestations (toute proportion gardée, évidemment...). Bien que drôle par endroits, le film demeure plutôt léger, avec une vague impression de réchauffé.


Cotes

Film6
Présentation2
Suppléments-
Vidéo7
Audio6