Il est à noter que cette critique discute du coffret de trois disques offert par Imavision. La même série est également disponible avec des trames sonores anglaise et japonaise en huit disques séparés ou bien en un coffret édition limitée… mais revenons au sujet de cette critique.
L'héroïne de cette série de 26 épisodes est la jeune Hitomi Kanzaki, âgée de 14 ans. C'est une étudiante un peu timide qui a le don particulier d'avoir des visions de l'avenir en lisant dans les cartes de tarot (d'ailleurs, le site d'Imavision nous apprend que le nom Hitomi signifie « œil qui peut voir l'invisible »). Rapidement dans l'histoire, elle est magiquement transportée sur le monde de Gaïa qui a pour satellites notre Lune et la Terre qui s'appelle sur ce monde la Lune des Illusions. C'est un monde d'allure médiévale, mais où les gens ne se battent pas seulement qu'à l'arc et à l'épée, mais également par l'entremise de robots géants appelés « guymelefs ». De plus, il existe des rochers flottants qui sont exploités pour la fabrication de navires commerciaux ou de guerre se déplaçant par le vol.
Hitomi rencontrera d'abord Van, le jeune et nouveau roi de Phanelia dont la capitale sera détruite par l'empire Zaïbacher via les actions de Folken et Dilando sous les ordres de l'empereur Dornkirk. Bien que Van soit aux commandes d'un puissant guymelef appelé Escaflowne qui peut se transformer en dragon, il est impuissant à arrêter les attaques de cet empire. En se sauvant, il rencontrera un chevalier d'Astria, Allen Schezar, qui lui aussi pilote un guymelef et les aidera dans leur combat contre les Zaïbachers.
Avec le déroulement des épisodes, nous sommes également introduis à plusieurs autres personnages secondaires qui ont chacun leur personnalité propre qui aideront ou nuiront les héros selon leurs motivations et leur allégeance. On apprend à connaître graduellement le passé de Gaïa, les pouvoirs d'Hitomi, les motivations réelles de l'empereur Dornkirk et tout cela avec quelques bonnes, mais courtes scènes de combat entre des guymelefs.
La série est globalement bonne et intéressante. En effet, les personnages sont bien développés, le monde de Gaïa recèle de beaux paysages et villes de différents styles architecturaux, le mélange combat médiéval et utilisation de « mechas » est bien fait. De plus, on nous réserve quelques revirements inattendus au courant des épisodes, sans vraiment de moments où l'intrigue devient incompréhensible (ce que j'ai déjà pu expérimenter avec d'autres visionnements). Par contre, il y a aussi quelques éléments un peu moins plaisants. Cela prend quelques épisodes avant de vraiment avoir le goût de savoir ce qui va se passer dans le prochain épisode : ça ne lève pas vite... Les intrigues amoureuses ne sont pas très originales et on en devine une bonne partie à l'avance. Hitomi et Van ont un caractère très immature au début de la série (ce qui est souvent le cas des jeunes héros dans des séries japonaises, c'est la même chose par exemple dans la série Neon Genesis Evangelion) et c'est pas mal long avant que les expériences qu'ils vivent dans la série les fassent cheminer à ce niveau-là. Finalement, c'est probablement un problème de culture, j'ai remarqué qu'à plusieurs occasions dans les dialogues, à peu près tous les personnages ont tendance à répéter les derniers mots qu'un autre personnage vient juste de dire s'ils ont été surpris par la réplique ou l'affirmation. Lorsque ce n'est que quelques fois, ça passe inaperçu, mais quand cela se produit à répétition, ce n'est pas au point de nous faire grincer des dents, mais ça agace.
L'image des dessins animés est bonne sans lignes noires dérangeantes, mais il y avait à la gauche de l'écran une mince bande verticale plus pâle, presque blanche pour chacun des trois DVD pour tous les épisodes. J'aurais donné un sept à la qualité vidéo sans ce défaut. De plus, seulement dans les dernières une ou deux minutes du dernier épisode sur le troisième disque, l'image tremblait horizontalement. Heureusement que ce n'était que pour une ou deux minutes.
Le son est clair et de qualité acceptable, considérant qu'il n'est disponible qu'en stéréo. Il est à noter toutefois que la musique, lorsque présente, est excellente au point que je considérerais l'achat de la trame sonore si j'avais l'argent disponible pour payer une importation du genre. Le doublage en français est à mon avis de bonne qualité, bien que je n'ai pas la trame japonaise originale ou le doublage en anglais pour fin de comparaison.
Le menu est simple d'utilisation sur fond d'animation et chanson d'ouverture japonaise avec le choix de voir la série soit d'un coup (intégrale), soit en sélectionnant chaque épisode sur un menu secondaire statique sans musique. Il y a également l'option de lire un synopsis des épisodes, mais cette option est un peu inutile : cela nous révèle des éléments de l'intrigue si nous n'avons pas vu les épisodes et cela devient peu pertinent une fois que nous avons effectivement visionné les épisodes.
Sur le dernier DVD, les extras bien pauvres : une bande-annonce d'Albator, une autre des Mystérieuses Cités d'Or et enfin un écran de veille que je n'ai pas eu l'occasion d'essayer. Quelques entrevues avec les créateurs de la série ou bien un documentaire promotionnel sur le manga qui a inspiré la série animée auraient pu être intéressants.
Bref, une série divertissante pour les fans du genre qui vaut la peine d'être vue, avec une excellente musique, mais sans toutefois être, à mon avis, un ajout incontournable à une collection de dessins animés japonais.
| Série | 7 |
| Menu | 3 |
| Suppléments | 2 |
| Vidéo | 5 |
| Audio | 6 |