Pierre Richard: Les Grands Classiques
Le grand blond avec une chaussure noire / Le retour du grand blond
Imavision Distribution

Réalisateur: Yves Robert
Année: 1972 / 1974
Classification: G
Durée: 180 minutes
Ratio: 1.66:1
Anamorphique: Non
Langue: Français (DDST)
Sous-titres:
Nombre de chapitres:
Nombre de disques: 2 (DVD-5)

Ce DVD est disponible chez: Amazon.ca Archambault.ca

Selon Eric Simard
17 juin 2005

Après nous avoir présenté deux coffrets dans sa série "Les grands classiques" ayant pour vedette Louis de Funès, Imavision renouvelle le plaisir de vieilles comédies françaises en nous offrant un coffret de deux films, cette fois-ci avec un autre grand comique français, Pierre Richard. Il s'agit de deux longs métrages qui se suivent: ""Le Grand blond avec une chaussure noire"" ainsi que "Le Retour du grand blond". Malgré mon manque de connaissances sur le cinéma français, l'intérêt que ma conjointe porte envers de Funès et Richard a fini par déteindre sur moi et je n'ai pas manqué l'occasion de savourer à nouveau ces deux comédies. Surtout que j'ai eu la chance de voir Pierre Richard, ce grand personnage, "en direct" lors d'une des représentations de son spectacle "Détournement de mémoire" dans le cadre du Festival Juste pour rire à Montréal lors de l'été 2004. Ses cheveux ne sont peut être plus blonds, mais il n'a pas perdu sa touche burlesque.

Malgré que ce coffret nous arrive tout à fait dénudé de suppléments, on passe de bons moments avec le personnage que Richard incarne, François Perrin, grand violoniste à ses heures, distrait, maladroit, chanceux dans son innocence et surtout au mauvais endroit au mauvais moment.

En effet, dans le premier film, le colonel Toulouse (Jean Rochefort) des services secrets, décide de se débarrasser subtilement d'un subalterne, Milan (Bernard Blier), qui lorgne de trop près la position de son supérieur. S'ensuit un "piège à con" où un parfait inconnu, notre Perrin, est ciblé pour passer pour un super espion en possession d'informations pouvant mettre en péril le poste de Milan. S'ensuit une série d'événements loufoques, de quiproquos, de maladresses, tout cela découlant de l'innocence même de Perrin et de la comédie naturelle de Richard. Tout se terminera plutôt bien pour notre Perrin, mais plusieurs antagonistes y laisseront leur peau. Ce film se veut une comédie dramatique sans complication, le scénario n'ayant pas d'éléments complexes, dont le but premier selon moi bien atteint est de vraiment nous faire sourire et distraire par les péripéties entourant la surveillance du pseudo-espion. Je crois que c'est réussi.

Dans la suite, François Perrin passe des jours d'amour avec sa nouvelle dulcinée, Christine, au Brésil. Toutefois, Toulouse, qui croyait le dossier du super espion réglé et sa position sécurisée, voit un certain capitaine Cambrai (Michel Duchaussoy) se mêler de tout ça et essayer de prouver que le colonel n'est qu'un vil criminel qui s'est rendu coupable d'un crime impardonnable. Acculé au mur, Toulouse n'a finalement pas le choix, après d'abord avoir tenté sans succès (et combien maladroitement par ses sbires!) de liquider le Grand blond, d'essayer de le faire réellement passer pour le super-espion qu'il n'est pas devant le nouveau ministre responsable de son service. Encore une fois, le contexte est idéal aux revirements de situation et aux nombreuses farces physiques de Richard. D'autres moments de divertissement dans cette suite, qui est peut être toutefois un peu moins originale.

Je ne peux m'empêcher ici de mentionner l'incontournable thème musical de ces deux films joué à la flûte de pan par Zamfir. Ce thème nous reste longtemps dans la tête après le visionnement des films et est essentiel dans sa contribution à l'ambiance ludique du tout.

Les disques sont présentés dans un original coffret de carton avec notre Pierre Richard surimposé par dessus, ce dernier ne manquant pas d'attirer notre attention l'utilisation de couleurs orangées frappantes. Les menus animés avec un extrait de la musique de flûte sont dans les mêmes coloris. La qualité vidéo a un peu souffert du temps. Les couleurs des bandes originales manquent d'éclat, plusieurs lignes viennent parfois s'immiscer dans notre vision, en plus de brûlures dans la pellicule, ceci étant plus marqué dans le premier film. La trame sonore se déroule évidemment tout à l'avant sans profondeur et on ne regarde pas ces films pour les effets sonores. Le volume de la musique et des effets est parfois trop fort en comparaison des dialogues dans le deuxième film. Le tout reste quand même clair et compréhensible.

Les amateurs de la comédie française ne passeront pas à côté de ce petit coffret, pendant qu'ils espèrent avec moi que nous aurons la chance de nous mettre dans le proche avenir d'autres grands succès de Richard sous la dent!


Cotes

Film7
Présentation5
Suppléments-
Vidéo5/6
Audio5