Soraya
Imavision Distribution / France Télévision Distribution

Réalisateur: Lodovico Gasparini
Année: 2003
Classification: G
Durée: 200 minutes
Ratio: 1.78:1
Anamorphique: Non
Langue: Français (DDST)
Sous-titres:
Nombre de chapitres: 24
Nombre de disques: 1 (DVD-9)

Ce DVD est disponible chez: Amazon.ca

Selon Martin Albert
26 juin 2006

Réalisé par l'Espagnol Lodovico Gasparini et mettant en vedette Anna Valle, Miss Italie 1995, dans le rôle titre, "Soraya" m'a d'abord attiré par une somptueuse pochette représentant une belle femme sur un trône d'or incrusté de pierres précieuses et une toute petite note dans le haut à gauche, "La Sissi du XXème siècle". C'était suffisant pour moi pour entreprendre un visionnement de plus de trois heures, présenté en deux parties.

Le Shah d'Iran, Mohammed Reza Pahlavi (Erol Sander), ne veut plus être seul au trône et doit trouver la femme qui perpétuera la dynastie des Pahlavi. Il passe en revue les photos des jeunes filles nobles d'Iran et son regard s'arrête sur celle de Soraya Esfandiary Bakhtiari, somptueusement belle et issue d'une grande famille en exil, de par la cause du père du Shah. Soraya fait partie de la haute bourgeoisie iranienne, élevée à l'occidentale, et n'a aucune envie de devenir la femme du Shah, mais plutôt une actrice (métier considéré sale en Iran). C'est lors d'une rencontre secrète avec le Shah qu'elle prend la décision de devenir sa femme pour l'aider à libérer son peuple du joug des Anglais sur leur pétrole. La nationalisation du pétrole devient l'histoire parallèle à celle de leur amour qui tassera toutes les embûches mises dans leur chemin par la cour. Même la maladie n'arrêtera rien. La première partie de la série se termine par un magnifique mariage. L'assassinat du premier ministre iraquien Haj Ali Razmara (Marius Donkin) mettra un terme à leur lune de miel, pour toujours.

La seconde partie porte plus généralement sur la nationalisation du pétrole et l'embargo avec lequel les Anglais ont répondu. Malgré les dizaines de déshabillés, Soraya ne réussit pas à charmer son Shah qui a plus de temps mis pour tenter de régler les problèmes d'état qu'à lui consacrer. Le Shah s'endurcit, devient violent et n'est plus le même homme que Soraya croyait avoir épousé. Samira (Catarina Vertova), la cousine du Shah n'aime pas sa nouvelle impératrice et tente méchamment de l'écarter, mais elle subira le même sort, ayant auparavant fait très mal à Soraya. Après un coup d'état manqué, le couple royal doit s'exiler à Rome et tentera de résoudre les problèmes nationaux hors de leur Iran, sans compter les problèmes dans leur propre relation.

Après le visionnement du film, la première remarque que j'ai est à propos d'Anna Valle qui n'est pas très émotionnelle. Bien sûr, elle verse des larmes, mais durant toute la présentation, son visage semblait toujours dans le même état, peu importe la situation. Elle prenait son rôle de "la princesse aux yeux tristes" un peu trop au sérieux. Catarina Vertova, au contraire, fait ressortir sa méchanceté dès les premières minutes et nous traduit ses pensées dans son visage. J'aurais bien aimé la même chose du Shah et de sa femme. J'ai lu quelques références sur ce couple dont je ne connaissais rien avant le film, et ce dernier ne ressemble que dans ses grandes lignes au film. On a essayé d'entrer trop de détails dans un laps de temps trop court, quoique trois heures c'est tout de même long. La lecture d'articles encyclopédiques après le visionnement nous apprend entre autres que Soraya était la "Lady Di" de son temps, photographiée constamment par la presse européenne et qu'elle a finalement, après son divorce, goûté au cinéma dans I Tre volti ("Three Faces of a Woman") de Michelangelo Antonioni et Mauro Bolognini. Ces textes bouclent aussi quelques questions qui nous sont restées en suspend. Nous réalisons bien vite que cette minisérie a été conçue pour les Européens qui étaient beaucoup plus au courant de ce qui s'était passé à ce moment-là que nous en Amérique.

Imavision nous offre ce film italien en langue française, tout comme Sissi nous avait été présenté dans notre langue au lieu de l'original allemand. Toujours bien balancée, la piste sonore ne vous donnera aucune difficulté et le doublage ne cause pas problème puisque la majorité des acteurs sont inconnus chez nous. Côté vidéo, il n'y a pas non plus de problème, quoiqu'un film de 2003 n'en donne normalement pas vraiment si le transfert est bien exécuté. Le DVD aurait pu nous montrer en suppléments des photos de la vraie Soraya et de son roi, mais ce n'est pas le cas. Nous avons un simple menu animé qui nous permet rapidement de nous rendre au programme principal. Si vous avez aimé Sissi, probablement que vous aimerez l'histoire de Soraya, même si elle est beaucoup plus triste.


Cotes

Film7
Présentation6
Suppléments-
Vidéo7
Audio7