I, Robot
All-Access Collector's Edition
20th Century Fox

Réalisateur: Alex Proyas
Année: 2004
Classification: PG
Durée: 114 minutes
Ratio: 2.35:1
Anamorphique: Oui
Langue: Anglais (DD51, DTS51), Français (DD20), Espagnol (DD20)
Sous-titres: Anglais, Espagnol
Nombre de chapitres: 39
Nombre de disques: 2 (DVD-9)

Ce DVD est disponible chez: Amazon.ca Archambault.ca

Selon François Langevin
15 mai 2005

20th Century Fox nous arrive avec une série de "Double Dip", soit des éditions spéciales de films déjà disponibles sur DVD depuis quelques mois seulement. Ces éditions présentent la même version du film que précédemment et seule une horde de suppléments vient garnir ces sorties dites "All Access Collector's". Cette nouvelle vague comprend les films Man in Fire, The Day after Tomorrow et "I, Robot". Dans le cadre de cette revue, je vous parlerai de ce dernier.

Ayant déjà fait la revue de l'édition originale en décembre 2004, je ne reviendrai pas sur le synopsis du film préférant vous dresser un bref résumé. Pour une description plus complète du film, vous pouvez consulter la critique que j'ai rédigée antérieurement. Réalisé par l'Australien Alex Proyas et adapté de l'univers unique d'Isaac Asimov, ce film raconte l'histoire du détective Del Spooner qui est dépêché sur les lieux du suicide apparent d'un imminent scientifique à Chicago en 2035. Sceptique sur les causes apparentes de cette mort, le policier se demandera si un robot aurait pu bien commettre cet acte, enfreignant par le fait même les lois de la robotique. Son enquête l'amènera à découvrir une réalité bien différente de ce à quoi il s'attendait.

Ce film se voulait un hybride entre le film d'action et la science-fiction et le défi fut relevé de belle façon. L'esthétisme, si cher à Alex Proyas et qui émane de l'imaginaire de Patrick Tatopoulos est simplement à couper le souffle et se veut le haut fait d'arme de cette production. Les robots et la société du futur sont simplement un régal pour l'oeil. L'intrigue se révèle également efficace, car on se retrouve en présence d'un scénario qui est complexe et qui nous réserve quelques belles surprises au passage. Certaines scènes de poursuite sont malheureusement moins bien réussies, nous donnant l'impression de regarder un jeu vidéo, un peu comme Tron. Côté interprétation, la distribution se tire assez bien d'affaire avec en tête un Will Smith qui se spécialise par contre, un peu trop dans les réparties cinglantes et qui tombe finalement sur les nerfs.

Les transferts audio et vidéo sont également identiques à ceux de l'édition précédente, mais nous ne nous en plaindrons pas, car le tout est de qualité exceptionnelle. Une image riche en détails et hautes en couleurs est un pur régal pour l'œil. Ce transfert est une référence en terme de qualité. Le volet audio n'est pas en reste et sa trame DTS nous offre tout un panorama sonore. Tous les canaux sont judicieusement mis à contribution et nous plongent en plein cœur de l'action. Les dialogues sont parfaitement audibles et le mixage sonore avec la très belle musique Marco Beltrami est au diapason. Le seul petit bémol que l'on peut reprocher à cette trame est son léger manque de dynamisme. Le menu est identique à celui de l'édition originale et propose quelque chose de très beau, dynamique et de très réussi. Certes, un des plus beaux menus qu'il m'ait été donné de voir.

Les suppléments sont nombreux, extrêmement intéressants et incluent tous les extras compris dans l'édition originale. Sur le premier disque, on retrouve trois trames de commentaires. La première, faite conjointement par le réalisateur Alex Proyas et le scénariste Akiva Goldsmith, demeure la plus intéressante du lot et couvre le tournage du film ainsi que la vision unique du film qu'avait le réalisateur et de sa difficulté à reproduire le Chicago de 2035 à partir d'un Vancouver de 2003. La deuxième est la plus technique du lot et ses principaux belligérants (Patrick Tatopoulos et l'équipe des effets spéciaux) nous relatent les principaux défis qu'ils ont relevés pour reproduire l'univers unique de Chicago en 2035 et du traitement informatique (CGI) nécessaire pour créer et intégrer les robots au film. La dernière est faite par le compositeur Marco Beltrami qui nous explique l'inspiration derrière l'univers musical très somptueux du film. Bref, trois regards bien différents sur tous les aspects de la production du film qui, dans l'ensemble, sont d'une pertinence certaine. Une galerie de 30 photos et le documentaire sur la production du film complètent le premier disque.

Le second disque est simplement une œuvre d'art. Un menu d'une navigation bizarre nous propose d'accéder aux suppléments par une option "Play Disk" ou une autre intitulée "Disk Index". Ces deux chemins nous amènent aux mêmes suppléments, mais pas de la même façon et personnellement, je préfère l'option "Disk Index" qui nous donne une idée d'ensemble du contenu du disque. La revuette "Day out of Days: The I, Robot Production Diaries" ouvre le bal et est un monstre d'information sur le tournage du film segmenté en neuf chapitres. Puis on a droit à un documentaire intitulé "CGI and Design", divisé en cinq chapitres, qui couvre l'aspect des effets spéciaux en se référant à des scènes précises du film. Croyez-moi, le tournage d'un film de science-fiction peut-être drôlement vert parfois! Puis les documentaires "Sentient Machines" (sept sections) et "Three Laws Safe: Conversations about Science Fiction & Robots" (quatre sections) nous expliquent ce qu'est la robotique, nous parle des trois lois de la robotique tel que stipulées par l'écrivain Isaac Asimov et nous parle de l'intégration de l'univers d'Isaac Asimov au film. Suit "Filmmaker's Toolbox", section qui se divise en plusieurs sous-sections et qui propose quatre scènes retirées et une fin alternative qui se voulait la fin originale et qui heureusement n'a pas été retenue. "Compositing Breakdowns Visual effets How Tos" nous présente le comment des effets spéciaux, de la numérisation et des effets de pluie. Pour ceux qui sont en appétit, cinq œufs de Pâques se dissimulent également dans cette édition DVD. Cette section de suppléments est une des plus exhaustive, intéressante et pertinente qu'il m'ait été donné de voir. La façon de les présenter, c'est-à-dire par zoom avant "Drill Down" découpe chaque documentaire en chapitres et permet d'isoler les thématiques individuellement. Ceci nous permet d'y référer en un tour de télécommande.

"I, Robot" est le résultat de l'immense défi qu'a relevé Alex Proyas en adaptant l'œuvre d'Isaac Asimov pour le grand écran, pari qu'il a relevé avec succès. Sous les apparences d'un "Blockbuster", se cache une histoire habilement racontée qui mélange adéquatement action et science-fiction. Pour ceux et celles qui possèdent l'édition originale et pour qui, l'intérêt principal du DVD résidait dans le film, cette nouvelle édition n'offre rien de nouveau et je vous conseille de conserver votre actuelle édition. Mais pour les avides de suppléments et les inconditionnels de ce film qui veulent en apprendre sur ce film, sa production et son tournage, cette édition devient impérative. Cet "All Access Collector's Edition" est ce que toute édition spéciale devrait être et il serait souhaitable qu'elle devienne un modèle et une référence dans le futur. Il est juste dommage que les cinéphiles d'Amérique du Nord (zone 1) aient dû attendre la réédition du DVD pour avoir droit à ce traitement royal alors que nos amis d'Europe (Zone 2) et d'Océanie (Zone 4) y ont eu droit au départ.


Cotes

Film7
Présentation7
Suppléments10
Vidéo9
Audio9