The Jerk
25th 26th Anniversary Edition
Universal Studios Home Video

Réalisateur: Carl Reiner
Année: 1979
Classification: 14A
Durée: 94 minutes
Ratio: 1.85:1
Anamorphique: Oui
Langue: Anglais (DD51), Français (DD20), Espagnol (DD20)
Sous-titres: Anglais, Français, Espagnol
Nombre de chapitres: 16
Nombre de disques: 1 (DVD-9)

Ce DVD est disponible chez: Amazon.ca Archambault.ca

Selon Thierry Lacime
29 juillet 2005

Le ton est donné dès le boîtier de ce DVD: le mot "25" de "25th Anniversary Edition" est barré pour être remplacé par "26". Ce n'est donc pas un 25e anniversaire, mais un 26e. Pourquoi pas? Quand on est prêt à fêter un 26e anniversaire, les attentes sur le produit ne restent pas trop longtemps dans le sérieux. Il vaut mieux, car la réunion de Steve Martin, dont c'est le premier film en tant qu'acteur principal (mais il avait déjà une belle carrière de comique de scène), et de Carl Reiner risque de surprendre, de faire rire et aussi de faire réfléchir. Voici "The Jerk", édité chez Universal.

"Je suis né un pauvre enfant noir", commente Navin Johnson (Steve Martin) dans l'ouverture du film. Nous sommes quelque part au Mississippi, et nous découvrons une famille d'ouvriers noirs qui vit dans une maison qui ne tient plus que par enchantement. Au milieu de tout ce beau monde, il y a Navin, notre pauvre enfant... blanc. En fait, Navin a été adopté. Mais bizarrement, il ne s'en rend pas compte, même à plus de vingt ans. Il n'a aucun rythme pour la musique et n'a aucun don que peuvent avoir les membres de sa famille adoptive. Mais Navin est très gentil, très serviable (trop) et aussi peut-être beaucoup trop naïf. Un jour, il quitte donc la maison familiale en promettant de leur venir en aide dès qu'il gagnerait un peu d'argent. Et ainsi, semaine après semaine, il envoyait parfois quelques dollars, parfois seulement des cents. Un jour, il reçut un chèque de 250000 $, somme qui lui revenait directement pour avoir inventé un support de lunettes à un client de passage qui avait des problèmes avec ses montures. L'homme ne l'oublia pas et après avoir fait breveter l'invention, il fit rechercher Navin et lui remit la première ristourne des ventes de ce nouveau concept. Presque au même moment, il rencontre une très belle femme, Marie (Bernadette Peters) qu'il va aimer. Alors qu'il croyait leur couple fort et uni, elle le quittera pour ne pas lui faire plus de mal. Ce sera alors pour notre pauvre Navin une sacrée descente aux enfers.

Avec des situations burlesques, presque ridicules parfois, Carl Reiner, le réalisateur, a su créer une fable moderne à la manière presque de Cendrillon. Sauf qu'ici, la naïveté de notre cher Navin frise parfois l'incroyable. Il veut tellement faire plaisir à tout le monde qu'il en perd la notion de sociabilité. Sans être d'un comique irrésistible, de nombreuses scènes sont humoristiques et se regardent avec un petit sourire de bonheur tranquille. D'autres sont plus prévisibles et viennent un peu jouer les trouble-fêtes dans la continuité de l'histoire. Steve Martin enfourche aussi trois ou quatre rôles différents, qui ne sont pas toujours faciles à repérer. Je vous conseille de regarder le film en version originale, les intonations et les tournures de langage du personnage un peu niais sont bien meilleures.

L'édition que nous offre Universal est une occasion de posséder cette curiosité cinématographique pour les uns, une œuvre rare pour les autres. Malgré un âge respectable donc de 26 ans, l'image offerte reste très claire et assez bien contrastée. Un peu de fourmillement dans les tons plus contrastés, mais en général, peu d'artefacts. On appréciera le nouveau mixage Dolby Digital 5.1 qui permet d'avoir une bonne spatialité sans être trop présent. Les pistes françaises et espagnoles sont parfaitement compréhensibles. La page de menu principale est animée et sonorisée alors que les pages secondaires sont statiques. Notons aussi la jaquette bilingue réversible.

Du côté des suppléments, on peut dire qu'ils sont un peu à l'image du film: curieux et inattendus. On peut ainsi apprendre à jouer et chanter "Tonight You Belong To Me" au Ukulélé, à l'aide d'une instructrice et de plusieurs manières, un peu comme un karaoké. On trouve aussi une version allongée du film en noir et blanc que Navin visionne dans son bureau avec un prêtre mexicain venu lui demander un financement. Dommage que "l'abuseur de plantes" soit censuré dans ses propos. On peut en savoir un peu plus sur le film et son tournage avec une vingtaine de pages de texte sous le titre de "Production Notes". Et on termine ces suppléments avec la bande-annonce originale.

Voilà donc un film certainement très spécial, une comédie inhabituelle avec des gags surprenants. Mais tout repose sur les épaules bien solides de Steve Martin, qui ne cesse lui aussi de nous surprendre depuis plus de trente ans. Une curiosité aujourd'hui, mais qui semble devenir d'année en année un classique du cinéma comique américain.


Cotes

Film7
Présentation2
Suppléments4
Vidéo7
Audio7