Joan Collins Collection
The Girl In The Read Velvet Swing / Sea Wife / Stopover Tokyo / Rally 'Round the Flag, Boys! / Seven Thieves - Cinema Classics Collection
20th Century Fox Home Entertainment

Réalisateurs: Richard Fleischer / Bob McNaught / Richard L. Breen / Leo McCarey / Henry Hathaway
Année: 1955 / 1957 / 1957 / 1958 / 1960
Classification: PG
Durée: 109 / 82 /100 / 107 /102 minutes
Ratio: 2.35:1 (2.55:1 pour "The Girl")
Anamorphique: Oui
Langue: Anglais (DD40, …), Espagnol (sauf "Sea wife"), Français (seulement sur "Rally" en Mono)
Sous-titres: Anglais, Espagnol, Français (sauf sur "Rally")
Nombre de chapitres: 24 / 20 / 24 / 28 / 24
Nombre de disques: 5 (4 DVD-9 + 1 DVD-5)

Ce DVD est disponible chez: Amazon.ca Archambault.ca

Selon Martin Albert
5 août 2007

Je ne connaissais Joan Collins qu'en tant que la méchante Alexis Carrington dans la série télévisée Dynasty, sans vraiment me demander ce qu'elle a fait auparavant, mis à part bien sûr son rôle d'Edith Keeler dans l'un des meilleurs épisodes de Star Trek: The Original Series ("The City on the Edge of Forever"). Je fus agréablement surpris de l'annonce de 20th Century Fox d'un coffret de films datant de la fin des années 50 de cette actrice. Presque autant surpris que de voir une de ses photos "pin-up" orner cedit coffret. Disons que ce n'est pas l'image que je me faisais de "Madame Carrington". Retournons aux années 50 où Fox la signa, en 1954, comme compétition à Elizabeth Taylor (plus tard Fox signa Taylor pour le film Cleopatra où Collins devait la remplacer si elle tombait malade). Peu importe, sa carrière prouve que sa nomination de "Most Promising New Star" du Motion Picture Magazine n'était pas une erreur! Avec une soixantaine de films, une douzaine de sujets pour la télévision, plusieurs pièces de théâtre et quelques livres à succès à son actif, nous pouvons dire que sa carrière est une réussite.

Joan Collins est Evelyn Nesbit dans le film "The Girl In The Red Velvet Swing", la jeune fille au centre du meurtre scandaleux de Stanford White en 1906. Évidemment, les censeurs de l'époque ne permettaient pas au scénario du film de tout étaler ce qui découlait du jugement de la vraie Nesbit. La nouvelle danseuse dans une quelconque comédie musicale attire l'œil de deux messieurs, Stanford White (Ray Milland), un architecte, et Harry Kendall Thaw (Farley Granger), un millionnaire qui a toujours ce qu'il veut. La jeune Evelyn quant à elle aime White et une affaire débute entre eux, même si ce dernier est déjà marié et beaucoup trop vieux pour elle. Il décide éventuellement de retourner avec sa femme. Thaw obtient la main de la jeune fille avec insistance, mais celle-ci aura toujours son premier amour en tête. Thaw fera ce qu'il faut pour qu'il soit le seul homme dans sa vie. Alors qu'Evelyn ne semble que la belle victime dans ce film, il en était autrement dans la vraie vie. Le film Ragtime décrit beaucoup mieux la réalité de ce fait historique.

Croyez-le ou non, Joan Collins joue le rôle d'une religieuse dans "Sea Wife". En 1942, un navire coule aux mains de sous-mariniers japonais. Il évacuait des ressortissants britanniques en provenance de Singapore. Une poignée de survivants se retrouvent ensemble dans un canot de sauvetage, n'utilisant que des noms de code pour s'identifier l'un et l'autre. Il y a sœur Thérèse alias "Sea Wife" (Joan Collins), qui a perdu ses habits de religieuse en passant par-dessus bord, Michael Cannon alias "Biscuit" (Richard Burton), un officier de l'armée, "Bulldog" (Basil Sydney), un riche homme très raciste, ainsi que "Number 4" (Cy Grant), un homme noir plein d'idées et de ressources pour leur survie… et le seul à connaître la réelle identité de sœur Thérèse… et notre religieuse est tentée de son côté par le beau Burton.

Dans "Stopover Tokyo", Joan Collins est aussi importante qu'un bibelot et Robert Wagner est très mauvais comme espion. D'accord, ce sont le scénario et la direction qui boitent ici, mais l'inexpérience des deux acteurs face à de tels problèmes y est aussi pour quelque chose. Ce film est une conversion d'un roman de Mr Moto en film sans Peter Lorre. Mark Fannon (Wagner) doit livrer un message, mais son supérieur est assassiné. Malgré qu'il soit un espion et ne pourra jamais être honnête avec personne, Fannon crée des liens avec Tina Llewellyn (Collins) et l'enfant maintenant orphelin de son patron décédé. L'histoire ne s'en va vraiment nulle part et cela m'a vraiment déçu.

"Rally 'Round the Flag, Boys!" est un film avec Paul Newman et Joanne Woodward (jouant le rôle du couple de Harry Bannerman et Grace Oglethorpe Bannerman), mais Joan Collins (dans le rôle d'Angela Hoffa) vole littéralement chaque scène où elle se trouve. Elle est énergétique, sensuelle, humoristique, le tout avec une légèreté sans pareil. Elle s'amuse vraiment dans ce rôle. Alors que Grace veut empêcher une base secrète de missiles de l'armée de s'installer dans leur petite ville de Putnam's Landing au Connecticut, Harry est requis par son statut de réserviste de l'armée d'interférer dans cette manifestation. Entre temps, Harry doit se défaire de la séduction de sa jolie voisine Angela et des propos du capitaine Hoxie (Jack Carson), un vrai moron en uniforme. J'ai trouvé intéressant de savoir que le syndrome "pas dans ma cour" n'est pas nouveau de notre génération.

"Seven Thieves" est le film standard de voleurs de banque avec une jolie proie pour distraire de l'action. Paul Mason (Rod Steiger) est recruté par un groupe de voleurs pour aller cherche quatre millions de dollars se trouvant dans un casino à Monté Carlo. D'abord, Melanie (Collins) séduit l'assistant-manager du casino pour avoir des invitations à une grande fête, le meilleur moyen de s'introduire dans la chambre des coffres discrètement. Sur place, Poncho (Eli Wallach) se fera passer pour un millionnaire pas commode en chaise roulante, Louis (Michael Dante) ouvrira le coffret, Hugo sera le fier-à-bras et le chauffeur de cette équipe et Theo Wilkins (Edward G. Robinson), le cerveau de l'opération, fera le docteur personnel du millionnaire. Mason coordonnera l'affaire. L'entrée et la capture du butin sont des opérations assez faciles, mais ce sera de sortir de là sans que personne ne s'en doute qui sera assez compliqué. Malgré que tout le plan est expliqué dès le début, ce sont les imprévus qui mettent du piquant à l'histoire.

"Seven Thieves" ressort du lot pour sa qualité visuelle. Alors que tous les autres transferts sont très près d'être excellents, celui-ci semble un peu plus adouci, moins précis, mais reste quand même un très bon transfert. Les revuettes de la restauration de chaque DVD montrent le travail fait, mais à part quelques points blancs ici et là, il n'y avait pas trop de dommages à réparer. Le son de "Velvet Swing" m'a semblé redoublé en studio. Bien des scènes sonnent faux et le mixage original quadriphonique du film en est probablement la cause. Pourtant, les autres films (sauf "Sea Wife") possèdent ce genre de mixage sans faire transparaître de problèmes. Généralement, l'audiovisuel de ce coffret est très satisfaisant.

Pour les suppléments du coffret, ce n'est pas très compliqué! Tous les DVD de cette collection ont une piste de commentaires de l'historien Aubrey Solomon, une démonstration de la restauration, un cahier de presse interactif (incluant le communiqué de presse du film), une galerie de photos de production et des bandes-annonces. Seuls "Sea Wife" a une galerie de cartes de lobby et "Girl in Red Velvet Swing" a une galerie d'affiches, une galerie de couvertures de magasine et la revuette "Ingénue to Icon". Cette revuette détaille la découverte de Collins et discute rapidement des quatre films de ce coffret. Les pistes de commentaires d'Aubrey Solomon ne durent pas tout le long des films, seulement quelques scènes précises. Lorsque nous réussissons à retrouver une section commentée, généralement elle détaille ce que nous voyons nous même à l'écran. Elles se trouvent probablement parmi les pires pistes de commentaires que j'ai écoutées à ce jour. Pour compléter l'ensemble, il y a un livret d'une douzaine de pages avec des notes de production de tous les films et de jolies photos de Joan Collins. Parlant de belles photos, je dois souligner aussi la présence d'encart avec la liste des chapitres dans chacun des boîtiers du coffret en plus d'une enveloppe contenant de magnifiques cartes de lobby. Un petit plus bien appréciable.


Cotes

Film7/6/4/7/7
Présentation8
Suppléments8/7/7/7/7
Vidéo7/7/7/7/6
Audio5/6/6/6/6