Jonathan Livingston Seagull
Paramount Home Entertainment

Réalisateur: Hall Bartlett
Année: 1973
Classification: PG
Durée: 99 minutes
Ratio: 2.35:1
Anamorphique: Oui
Langue: Anglais (Mono), Français (Mono)
Sous-titres: Anglais
Nombre de chapitres: 6
Nombre de disques: 1 (DVD-5)

Ce DVD est disponible chez: Amazon.ca

Selon Thierry Lacime
27 octobre 2007

En 1970, un livre écrit par Richard Bach surprend le lectorat américain. Jonathan Levingston Seagull est l'histoire d'un goéland qui a envie de connaître d'autres sensations que celles de vivre avec son clan. À peine deux ans plus tard, plus d'un million de copies se sont déjà écoulées et 27 ans plus tard, le livre est toujours régulièrement réimprimé. C'est en 1973 que Hal Bartlett, réalisateur, décide de porter à l'écran cette histoire. Même s'il n'a jamais été un très grand succès public, le film reste encore de nos jours un classique.

Jonathan Levingston est un jeune goéland. Assez vieux pour ne plus porter ses plumes grises, mais assez jeune pour avoir plein d'idées dans la tête. Trop d'idées certainement. Parmi ses dernières expériences, celle de voler encore plus vite. Il cherche, il teste, il risque sa vie. Tout ce qu'il veut, en fait, c'est changer le quotidien de son clan, montrer aux autres que l'on peut faire autre chose que se battre pour un bout de nourriture sur une décharge ou à l'arrière d'un bateau de pêche, ou encore rester perché sur un rocher à longueur de journée. Mais la vision de Jonathan n'est pas vraiment partagée par le reste du clan, et ce dernier le bannit. Malgré la décision douloureuse, et même s'il doit se séparer de sa famille, l'oiseau s'en va, libre de sa route. Il fera alors des rencontres propices à son développement, mais aussi devra affronter seul les difficultés de l'existence, l'emmenant même aux portes de la mort.

Bien entendu, ce film animalier (aucun humain ne fait partie de la distribution) ne se veut pas vraiment un exposé scientifique sur la vie des goélands. L'oiseau a été ici utilisé pour transposer un état d'esprit que l'homme a du mal à s'approprier : la liberté de nos gestes et de nos vies. Jonathan ne veut de mal à personne, il cherche simplement à voler plus haut et plus vite. Mais les contraintes de son clan le lui interdisent. De quel droit? Si lui est capable de s'envoler ainsi, pourquoi les milliers de ses congénères ne le font-ils pas? Certes, plusieurs pourront déceler dans ce film comme un message religieux, une doctrine qui dirait : répand la bonne parole et convainc ton entourage qu'il faut être libre de ses actes. Effectivement, il y a un peu de cela. Mais où est le mal? J'ai lu qu'encore aujourd'hui ce film sert parfois de séances de motivation pour des groupes de développement personnel. Une façon d'allier le plaisir du cinéma à l'épanouissement de soi.

Mais certainement, la vedette de ce film est sans aucun doute la musique de Neil Diamond. D'ailleurs, à toutes les compétitions dont le film a participé, celles où il a remporté un prix, ce fut pour la piste sonore et l'interprétation superbe du chanteur (un Grammy et un Golden Globes). La chanson thème fait partie d'un répertoire désormais classique et la formidable voix de Diamond est le "diamant" de cette interprétation, que je vous recommande d'écouter au moins une fois si vous ne connaissez pas. Sachez que la musique a rapporté plus que le film. La narration, qui donne la voix à Jonathan et aux autres, est dévolue dans sa version originale à James Franciscus (Jonathan), Richard Crenna (le père), Juliett Mills (la fille) et Hal Holbrook (l'ancien).

Paramount nous propose une première édition DVD qui n'est ni une édition spéciale ou anniversaire de ce film. L'image que l'on retrouve est au format panoramique, et est dans l'ensemble bonne, avec malgré tout quelques petites différences selon les scènes (et l'origine des prises de vues). Certains plans filmés "à terre" sont d'une grande netteté et bien saturés, alors que d'autres séquences, surtout aériennes, manquent de piqué et contiennent plus de bruit dans l'image. Les pistes sonores mono sont assez identiques dans les deux langues. Les pages de menus sont statiques et sans accompagnement sonore. Il n'y a pas de suppléments.

Utilisant le monde des goélands comme métaphore à celui des humains, le réalisateur ne nous ménage pas toujours, illustrant l'histoire avec quelques moments plutôt violents dans la quête quotidienne de la nourriture de ces oiseaux. Il est alors facile d'imaginer la même scène avec des humains. Certes un film qui ne fera pas que des adeptes, mais que je suggère de voir au moins une fois, pour se faire une idée. Quant à la musique de Neil Diamond, je vous assure qu'elle fait toute la différence.


Cotes

Film7
Présentation4
Suppléments-
Vidéo7
Audio7