La guerre de Trente Ans est une des guerres les plus méconnues de l'histoire. Elle ravagea l'Europe entre 1618 et 1648 et est le résultat d'un profond antagonisme religieux conséquent à la réforme protestante. Les rivalités dynastiques, la haine religieuse et la détermination à réduire l'empire germanique des Habsbourg firent de ce conflit un des plus sanglants que le monde ait connu. Peu de films s'ancrent sur ce conflit médiéval. Parmi ceux-ci, se trouve "The Last Valley", film qui est passé inaperçu lors de sa sortie en salle dans les années 1970.
James Clavell, réputé auteur des livres Shōgun et Tai-Pan se trouve à la réalisation de cet opus. Il raconte l'histoire d'un village érigé dans une splendide vallée ceinturée de montagnes. Son accessibilité ardue l'a préservé des sanglants conflits de la guerre. Un jour, un homme érudit (Omar Shariff), sans domicile fixe et fuyant la guerre, trouve cette oasis pour seulement voir l'armée germanique la découvrir au même moment. Il tentera de convaincre le chef de l'armée (Michael Caine) que ce village est une bénédiction et au lieu de le piller et d'en tuer ses habitants, il devrait y faire une halte prolongée, voire y vivre, et cohabiter en harmonie avec les villageois. Pour une production financée indépendamment et disposant de peu de fond, il est bon de noter le remarquable travail de reconstitution d'époque.
Ce film est présenté en format "Letterbox" d'après son ratio d'origine. Le transfert est franchement très mauvais. La présence d'artéfacts de compression est omniprésente. Les visages sont souvent déformés et les plans de caméra rapides rendent l'image floue. Cet irritant majeur empiète sur la beauté naturelle des lieux où ce film fût tourné. La texture d'image est assez granuleuse, signe des temps. Il est vraiment malheureux que ce film n'ait pu bénéficier d'un travail de restauration. Le volet audio nous offre une mince trame sonore anglaise de format mono. De plus, aucun sous-titre n'est présent pour faciliter la compréhension du film. Les voix sont assez claires, mais le tout reste coincé dans les enceintes avant. Aucune ambiophonie n'est présente. Là aussi, un travail de restauration aurait été le bienvenu. La trame musicale est légèrement plus forte que la trame sonore et le mixage manque ses marques de temps à autre. Le menu est statique, élémentaire et sans originalité. De plus, il n'y a pas de suppléments à se mettre sous la dent.
Comme mentionné préalablement, ce film est passé inaperçu lors de sa sortie au grand écran et j'ai bien l'impression que sa sortie DVD, destinée au petit écran, aura le même traitement. L'enrobage DVD qu'en fait MGM est un des plus mauvais qu'il m'ait été donné de voir. C'est bien dommage, car cette intrigante histoire sur le genre humain, sur l'homme et sa soif de quêtes et sur la guerre de Trente Ans aurait dû bénéficier d'un meilleur traitement. À voir pour les irréductibles de Michael Caine qui s'exprime dans un anglais aux accents prussiens pour les besoins de la cause.
| Film | 6 |
| Menu | 1 |
| Suppléments | - |
| Vidéo | 4 |
| Audio | 6 |