"Life as a House" raconte l'histoire bien banale d'un homme divorcé (Kevin Kline) qui, lorsqu'il apprend qu'il est en phase terminale d'un cancer et qu'il ne lui reste plus que quelques mois à vivre, décide de reprendre sa vie en main. Il tentera de bâtir la maison de ses rêves et par le fait même, de renouer les liens brisés de sa famille, particulièrement auprès de son fils (Hayden Christensen) et son ex-femme (Kristin Scott Thomas).
George Monroe est un homme solitaire, dont la vie n'en mène pas large. Il perd son emploi, ne s'entend pas avec son ex-femme quant à leur fils Sam. Ce dernier passe ses journées à prendre de la drogue et qui se prostitue de temps à autre pour se la procurer. Il ne s'aime pas, et n'aime pas la vie qu'il mène non plus, se sentant à l'écart de toutes les sphères de la société qui l'entourent (école, famille, amis). Seule Alyssa Beck (Jena Malone), la voisine adolescente de son père, lui manifeste un peu d'intérêt qu'il s'efforce de rejeter du revers de la main, ne se sentant pas à la hauteur. Lorsque George décide de prendre la garde de son fils pour un été, tous s'imaginent que ce sera un échec. La mère de Sam est tourmentée entre le bien-être de sa nouvelle famille, composée de deux jeunes enfants qu'elle a eus avec son nouveau mari, et le bonheur de son fils. Tous ces personnages vivent chacun leurs propres dilemmes intérieurs et en l'espace d'un été, leur vie sera changée à jamais.
Ce qui fait la force de ce film n'est pas son histoire somme toute assez simple: c'est réellement la force de ses personnages et la grandeur de leur interprétation qui fera rire et pleurer. Kevin Kline et Kristin Scott Thomas offrent une prestation formidable, alors que Hayden Christensen nous montre un nouveau visage, plus dramatique.
Côté suppléments, on retrouve quatre scènes retranchées, qu'on peut écouter avec ou sans commentaires. On a également droit à une piste de commentaires avec le réalisateur Irwin Winkler, scénariste Mark Andrus et producteur Rob Cowan, dans lequel on retrouve une panoplie d'informations, qui s'avère quand même relativement intéressant pour ceux qui ont apprécié le film. Finalement, deux documentaires d'un intérêt moindre, le premier s'intitule Character Building: Inside "Life as a House", et met en vedette Kevin Kline qui nous parle de son jeu d'acteur. Le deuxième, intitulé From the Ground up, nous fait visiter les différentes maisons utilisées comme scènes dans le film, accompagné de diverses entrevues avec l'équipe de tournage et de production. On retrouve également des coupures de presse avec la biographie des acteurs et de l'équipe de tournage, ainsi que la bande-annonce originale.
La qualité vidéo est irréprochable, si ce n'est de la décision du réalisateur de présenter le film sous un format 2.10:1 au lieu du 2.35:1 présenté en salles. Le côté audio est également impeccable, et on peut noter ici la présence d'une trame sonore très bien agencée avec les émotions ressenties pendant le film. Le menu représente les fondations de la ‘maison sur la falaise', avec une mosaïque de photos des personnages principaux du film. Une petite musique de fond accompagne les bruits de l'océan, discret, mais efficace.
Il s'agit définitivement d'une histoire touchante, qui plaira à toute la famille, malgré le fait qu'on verra plusieurs ressemblances avec l'Oscarisé American Beauty: un père dans la quarantaine en pleine crise existentielle, une famille dysfonctionnelle, un adolescent mal dans sa peau, des voisins pour le moins bizarres... La comparaison s'arrête là, il s'agit d'un film où chacun saura se reconnaître, avec des situations qui peuvent être vécues par monsieur et madame tout le monde, particulièrement la dimension des conflits dans des relations familiales. L'amour, la haine, la vie, le pardon sont tous des thèmes centraux, présentés dans une superbe cinématographie avec l'océan en arrière-plan.
| Film | 7 |
| Présentation | 6 |
| Suppléments | 8 |
| Vidéo | 8 |
| Audio | 8 |