L'amour est sans aucun doute le sujet le plus exploité au cinéma tout près de celui de la sexualité. Lorsque l'on s'attaque à ce sujet, il faut être intelligent et savoir faire preuve d'originalité si l'on ne veut pas ennuyer rapidement le spectateur. "London", qui vient tout juste de paraître en format DVD après avoir fait parlé de lui dans certains festivals et cinéma indépendant, nous montre comment l'amour peut être lourd pour ceux qui ne savent pas en profiter lorsqu'il passe.
Syd (joué par le surprenant Chris Evans de Fantastic Four), entretient une relation avec "London" (la très jolie et talentueuse Jessica Biel) qui bat de l'aile et est constamment ponctués de moments chauds et orageux. Un jour la tempête est déclenchée et le couple se sépare. Syd devient alors dérouté et sombre dans le vice de la drogue et de l'alcool. Alors qu'une grande fête est organisée pour le départ de London, Syd décide de s'y pointer pour lui parler peut-être pour une dernière fois. La fête prend alors un tournant inattendu...
Mieux vaut vous avertir dès le départ; "London" est un drame rempli de dialogues riches, mais pauvre en rebondissements. Rare sont les drames qui osent s'attaquer à l'amour de cette façon et le scénariste et réalisateur Hunter Richards a brillamment écrit des répliques tantôt juteuses, tantôt profondes sur la quête de l'amour et ses dérivés. La sexualité, abordée plusieurs fois durant ce long-métrage nous amène sur des terrains parfois loufoques et torrides. Il suffit de visionner la scène se déroulant dans les toilettes où le personnage joué par Jason Statham nous raconte quelques expériences sexuelles hors de l'ordinaire. Même si les personnages de Syd et London sont constamment sous tension et se relancent sans cesse, on n'a jamais l'impression de s'ennuyer. Le personnage de Syd est sans aucun doute le plus intéressant du lot par sa quête du bonheur et du cœur de London qu'il avait eu jadis sans pour autant s'en soucier.
Avec une trame sonore signée par le groupe électronique Crystal Method, le réalisateur Richard avait entre ses mains un potentiel certain pour rendre plus visible son film. D'ailleurs, il faut applaudir le groupe Crystal Method qui a bien appuyé le film avec des mélodies plutôt effacées, mais servants à alléger certaines scènes de dialogues parfois lourdes. On retrouve quelques bonis plutôt conventionnels, dont un documentaire sur le tournage où l'on recueille les entretiens avec certains acteurs principaux qui expliquent comment ils ont abordé certaines scènes. Le réalisateur Hunter Richards qui signe aussi le scénario ne manque pas de jasette ni de sujets sur la piste de commentaire. Doté d'un maigre budget de $2 millions de dollars, Richards a usé d'imagination pour convaincre Jessica Biel et Chris Evans, deux figures dont la valeur ne cesse d'augmenter. Quelques scènes supprimées au montage ferment la marche de la section bonis. Elles n'apportaient absolument rien au film. La piste sonore française est inégale, nous laissant croire que les dialogues reproduits en Dolby Surround sont mélangés avec les bruits ambiants et la musique enregistrée en 5.1 Dolby Surround ce qui donne l'impression que les dialogues sont beaucoup plus inférieurs. Le visuel est stylisé et accentué dans certaines teintes jaunâtres ce qui n'empêche nullement le plaisir du visionnement. Avoir misé sur une Jessica Biel en gros plan sur le menu et sur la pochette fût une judicieuse décision, car l'auteur de ces lignes n'est sûrement pas la dernière personne qui regarde tout ce qui met en vedette le joli minois de la talentueuse actrice.
Film à la fois philosophique et divertissant, "London" est un drame intense où des dialogues habillement écrits prennent le contrôle total du film. Ajoutez à cela une Jessica Biel plus belle que jamais et un Chris Evans méconnaissable et vous passerez certainement un bon moment.
| Film | 8 |
| Présentation | 8 |
| Suppléments | 8 |
| Vidéo | 8 |
| Audio | 6 |