Love At First Bite
MGM Home Entertainment

Réalisateur: Stan Dragoti
Année: 1979
Classification: PG
Durée: 96 minutes
Ratio: 1.85:1 / 1.33:1
Anamorphique: Oui
Langue: Anglais (Mono)
Sous-titres: Anglais, Français, Espagnol
Nombre de chapitres: 16
Nombre de disques: 1 (DVD-10)

Ce DVD est disponible chez: Amazon.ca Archambault.ca

Selon Daniel Cyr
14 septembre 2005

"Love At First Bite" est un film dans la même lignée que l'hilarant The Fearless Vampires Killers de Roman Polanski et mieux connu au Québec sous le titre français "Le bal des vampires". Le comte Vladimir Dracula (George Hamilton) est chassé de son château transylvanien par les autorités roumaines où il vit depuis sept siècles. Le comte et son éternel serviteur, homme à tout faire, monsieur Renfield (Arte Johnson) s'expatrient donc à New York aux États-Unis, où vit la femme de ses rêves, le mannequin vedette Cindy Sondheim (Susan Saint James). Il tentera de la vampiriser pour en faire sa compagne pour l'éternité. Mais la vie est dure pour un vampire, dans la grande et féroce cité états-unienne où durant la nuit, la criminalité est présente à chaque coin de rue. D'autant que Cindy est la maîtresse du docteur Jeffrey Rosenberg (Richard Benjamin), psychiatre juif et chasseur de vampires dans l'âme comme le fut son célèbre ancêtre Van Helsing, ennemi juré de l'infâme comte Dracula.

Le film du réalisateur Stan Dragoti joue méthodiquement sur l'anachronisme, et la découverte de Manhattan par un Dracula inlassablement angoissé et extrêmement amusant, de même que le détournement des situations classiques appartenant à la mythologie vampirique: crucifix, gousses d'ail, pieux, miroirs qui ne renvoient pas d'image, etc. L'humour juif new-yorkais est également présent dans cette comédie désopilante. Il y a une séquence amusante dans ce long-métrage où notre ami Dracula en manque d'hémoglobine se rend dans une banque de sang afin de se nourrir adéquatement, provoquant indéniablement quelques fous rires.

George Hamilton, qui a reçu en 1980 le Saturn Award à l'Academy of Science Fiction, Fantasy & Horror Films et une nomination au Golden Globe comme meilleur acteur dans la catégorie comédie et comédie musicale, crève l'écran en vampire à la fois guindé, courtois et audacieux et que l'on n'aurait pas cru capable d'autant de fantaisie puisque nous sommes plutôt habitué à le voir dans un style de jeu très peu expressif. Il est ici un Dracula fort efficace et terriblement drôle, allant même jusqu'à l'autodérision. Quant à sa dulcinée, Susan Saint-James, elle donne bien le change au vampire de ces dames et provoque nombre de situations cocasses.

Il ne faudrait pas non plus oublier l'extraordinaire performance de Richard Benjamin qui livre lui aussi un excellente performance. Il est splendidement comique comme par exemple lorsqu'il tente au restaurant de faire peur à Dracula en sortant par erreur un pendentif de l'étoile de David au lieu d'un crucifix.

La définition générale de l'image est absolument exceptionnelle. L'interpositif me semble parfaitement nettoyé sur un film datant de vingt-six ans. La finesse des détails est étonnante, les couleurs sont abondantes, saturées, vivantes et très bien restituées, d'une justesse et d'une constance parfaitement sans reproche et mettant en valeur les tonalités chaudes durant les scènes se déroulant dans le château et dans la froideur de la nuit des rues new-yorkaises où tout est en clair-obscur. Les tons de peau sont livrés avec exactitude. Le contraste est très bien géré et aucune surbrillance n'est perceptible.

Le rendu des parties sombres est excellent avec une description précise des dégradés. Quant à l'aspect sonore de ce film... la spatialité est profonde et bien détaillée, tandis que le dynamisme est presque irréprochable sans toutefois atteindre des sommets d'une production récente, il va sans dire. Les voix sont toujours nettes et intelligibles. En ce qui touche les suppléments, vous trouverez seulement la bande-annonce de cette comédie.

Bref, "Love At First Bite" est une bonne comédie qui n'a peu de faiblesse surtout grâce à la qualité du scénario écrit par un Robert Kaufman terriblement en forme à transposer l'humour absurde et les calembours qui vous amuseront tout au long de cette heure trente-six minutes que dure cette histoire rocambolesque. Il s'agit là d'un investissement qui en vaut réellement la peine et qui vous permettra d'y redécouvrir un George Hamilton haut en couleur.


Cotes

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