Lemony Snicket's A Series of Unfortunate Events
Paramount Home Entertainment / DreamWorks Pictures Nickelodeon Movies

Réalisateur: Brad Silberling
Année: 2004
Classification: PG
Durée: 107 minutes
Ratio: 1.85:1
Anamorphique: Oui
Langue: Anglais (DD51), Français (DD51), Espagnol (DD51)
Sous-titres: Anglais
Nombre de chapitres: 16
Nombre de disques: 1 (DVD-9)

Ce DVD est disponible chez: Amazon.ca Archambault.ca

Selon Sébastien Noël
28 avril 2005

Depuis le phénomène Harry Potter, les romans destinés à un public plus jeune ont regagné en popularité, au grand plaisir des parents et des professeurs de français. Lemony Snicket, auteur fantastique, fut celui qui détrôna le fameux Harry Potter au sommet des ventes avec sa série d'aventures des orphelins Baudelaire. Basé sur trois romans, The Bad Beginning, The Reptile Room et The Wide Window, "Lemony Snicket's a series of Unfortunate Events" est maintenant disponible en trois formats DVD; il y a une édition limitée comprenant deux disques et un livre, une autre comprenant deux disques et la dernière celle qui sera critiquée, ne contient qu'un disque qui comprend tout de même plus de quatre heures de bonis.

Si vos films préférés comprennent habituellement des lapins qui chantent, des vaisseaux spatiaux qui explosent ou, pourquoi pas, des meneuses de claques, reposez immédiatement ce DVD, il n'est pas pour vous. Emily Browning (Ghost Ship), Liam Aiken (Stepmom) et leur jeune soeur appelée Sunny vivaient heureux avec leurs parents dans le domaine des Baudelaire. Violette (Browning) était déjà un génie à son âge, fabriquant toute sorte d'inventions utiles pour la maison. Klaus, (Aiken) lui aussi érudit, lisait tous les livres qu'il touchait. Quant à Sunny, surnommée la Mordilleuse, elle mordait tout et s'exprime dans un langage encore incompréhensible. Puis, soudainement, les enfants se retrouvent orphelins: la demeure familiale fut rasée par le feu et leurs parents y ont péri du même coup. La succession ainsi que la garde revient donc au comte Olaf (Jim Carrey), un acteur prétentieux et désagréable qui accepte la garde seulement que pour l'héritage. Les Orphelins Baudelaire ne tarderont pas à se préparer plusieurs plans pour échapper au méchant et irrévérencieux comte Olaf.

Après avoir lu plusieurs romans de Lemony Snicket, j'attendais avec impatience le visuel créé par le réalisateur Brad Silberling. L'univers inventé par l'équipe de Silberling est vraiment impressionnant et envoûtant. D'ailleurs le film fut mis en nomination quatre fois lors de la dernière remise des Academy Awards pour les décors, maquillages et direction artistique et ce fut grandement mérité. Le réalisateur a non seulement bien saisi l'imaginaire de Snicket pour créer un monde absolument fascinant, mais il a aussi confectionné avec les acteurs, des personnages attachants et charmants. D'abord, Jim Carrey est intraitable avec ses interprétations et métamorphoses du Comte Olaf, du laborantin Stephano et du Capitaine Sham. Encore une fois, personne d'autre que Carrey n'aurait pu obtenir le rôle. Comme vous le verrez plus loin dans les bonis, Carrey a un immense talent pour créer des personnages et ça se constate une fois de plus dans ce film. Quand aux enfants, les moments les plus drôles appartiennent à Sunny la mordilleuse qui réplique souvent au Comte de façon sarcastique et amusante. Les deux autres enfants ajoutent une autre dynamique beaucoup plus sérieuse, mais tout aussi intéressante au film. Notons aussi le passage de Dustin Hoffman et Bernie Mac en spectateurs lors de la pièce de théâtre, Meryl Streep névrosée et aussi Timothy Spall (Vanilla Sky) en banquier coincé. Si vous avez aimer les romans des Orphelins Baudelaire, il est certain que vous serez enchanté par l'univers de Snicket tel que reproduit dans ce film.

Les bonis sont nombreux et ce, même si vous n'avez que la copie régulière. On y retrouve d'abord un documentaire sur les personnages de Jim Carrey. Le réalisateur nous raconte comment ils ont abordé les différents personnages joués par l'acteur. Paraît-il que Carrey se serait inspiré du personnage de Jon Voigt dans Midnight Cowboy pour l'accent. Ensuite, un autre documentaire nous montre comment l'équipe de tournage s'y est prise pour rendre les jeunes acteurs misérables et ressemblants. Puis, vous avez Jim Carrey et ses nombreux personnages dans un montage interactif séparé en quatre écrans où l'on peut constater le travail pour construire son personnage. Cette partie était une bonne idée, mais elle a été malheureusement mal exploitée puisque l'on peut avoir seulement que la piste sonore d'une image sur les quatre. Par contre, les scènes retranchées ont un nom: Jim Carrey. La plupart d'entre elles ressemblent à une improvisation de Carrey et sont souvent drôles. Probablement qu'elles ont été tassées au montage parce qu'elles auraient enlevé un peu de rythme au film. Puis il y a bien entendu, les scènes ratées avec des oublis de répliques et plusieurs divagations de Carrey qui comme, Robin Williams, ne manque jamais d'imagination pour faire ce genre de scène! Pour terminer, vous pourrez entendre le vrai Lemony Snicket vous faire part de ses commentaires vis-à-vis certaines scènes ou détails du film. Il y a aussi une autre piste de commentaire, très intéressante, du réalisateur Brad Silberling qui avait aussi accompagné Snicket sur sa piste.

Le menu est spectaculaire! Il y a longtemps que je n'avais pas vu autant de travail pour un menu. En fond d'écran, les silhouettes des orphelins et du comte animées comme dans le vidéoclip "Tonight, tonight" des Smashing Pumpkins. Chaque fois que vous choisissez une option, le menu change et une nouvelle animation, accompagnée d'une musique, le remplace. Le côté technique est décidément irréprochable, puisque tant les pistes sonores que l'aspect visuel ajoutent une richesse au film. D'abord, les décors sont souvent sombres dans le film et il est plus facile à ce moment de voir les imperfections. Outre le petit dessin animé au tout début du film, l'aspect visuel est impeccable. Les pistes sonores offrent quant à elles, un jeu dans les enceintes arrière divertissant.

Paramount signe ici probablement l'un de ses meilleurs DVD de l'année. Les généreux bonis, l'aspect technique sans faille et le contenu du film plaisant ne peuvent que confirmer l'achat nécessaire de ce film que vous regarderez sûrement plus d'une fois!


Cotes

Film9
Présentation10
Suppléments10
Vidéo9
Audio9