Mahogany
Paramount Home Entertainment

Réalisateur: Berry Gordy
Année: 1975
Classification: 14A
Durée: 108 minutes
Ratio: 2.35:1
Anamorphique: Oui
Langue: Anglais (Mono)
Sous-titres: Anglais
Nombre de chapitres: 16
Nombre de disques: 1 (DVD-5)

Ce DVD est disponible chez: Amazon.ca

Selon Martin Ostiguy
27 mai 2007

Si vous avez de la difficulté à endurer le sirupeux succès de Diana Ross, "Do You Know Where You're Going To?", vous risquez de ne pas beaucoup apprécier "Mahogany". En effet, la chanson est reprise certainement une dizaine de fois, tant dans sa version chantée qu'instrumentale, durant les deux heures que dure le film. Que Diana marche sur la rue, prenne l'autobus ou même fasse un strip-tease devant ses amis tout en s'aspergeant de cire chaude (si, si, vous avez bien lu!) et voilà-t-il pas que l'air célèbre se remet à jouer.

En 1972, la chanteuse des Supremes fait ses débuts au cinéma sous la direction de Sidney J. Furrie dans Lady Sings the Blues qui raconte la vie de la célèbre chanteuse noire des années 1920, Billie Holliday. Diana Ross est surprenante dans ce film pour lequel elle est même nominée à l'Oscar de la meilleure interprétation féminine. Le succès est donc au rendez-vous et Diana n'a qu'une idée en tête: rééditer l'exploit. C'est ainsi qu'en 1975, elle fait appel au réalisateur Berry Gordy et à sa co-star de Lady Sings the Blues, Billy Dee Williams et se commet dans un second long-métrage, "Mahogany". "Mahogany" est une excellente comédie qui nous fait beaucoup rire. Le problème, c'est que ça se veut un drame. Mais l'affaire est tellement ridicule qu'on est presque forcé de la prendre au second degré si on veut se rendre au bout du film.

Diana Ross incarne ici un mannequin qui rêve de devenir designer de mode. Elle rencontre par hasard un activiste de gauche (Billy Dee Williams) auquel elle joue tout à fait gratuitement un tour puéril et complètement stupide qui mène le pauvre homme directement en prison. Honteuse d'elle-même (on le serait à moins), elle le fait sortir de prison grâce à un chèque en bois (très réaliste!!!) et ils entreprennent une relation amoureuse sans queue ni tête. En effet, Billy Dee trouve le milieu de sa douce très superficiel (A-t-on idée de faire des défilés de mode quand des gens meurent de faim?) et Diana juge l'environnement de Billy Dee terriblement ennuyant. Alors ils se laissent, puis renouent, puis se relaissent, puis re-renouent, etc.

Ce qui devait arriver arrive et Mahogany, comme l'avait prédit son amoureux, est très très malheureuse dans le milieu superficiel de la mode. Elle fait la rencontre d'un photographe de mode machiavélique (Anthony Perkins qui en fait des tonnes, comme toujours) qui la rend encore plus malheureuse, si c'est possible. Elle trouve donc refuge dans la drogue et la boisson. Mais heureusement, Billy Dee vient la rescaper ("Je te l'avais bien dit, hein, que ce milieu était dangereux et superficiel?"). Elle revient donc dans le bon chemin et lutte pour les droits humains aux côtés de son amoureux. Navrant! Entre temps, on a quand même eu droit à quelques scènes savoureuses. Par exemple, sous l'emprise de la drogue, Anthony Perkins tente de tuer Billy Dee Williams avec un fusil, alors que tous ses amis sont réunis dans la pièce à côté. Après un corps à corps qui dure près de cinq minutes, Billy Dee s'empare du fusil et tente de tuer Perkins (!!!) mais heureusement il n'y avait pas de balle dans le barillet. Alors, Perkins en profite pour énoncer une grande vérité de la vie: "Tout homme rêve d'en tuer un autre!". Ah? Ça ne m'avait pas frappé! Bref, ce film c'est n'importe quoi, tant dans la scénarisation, que dans la réalisation ou l'interprétation.

Bon, on ne nous offre pas de suppléments (à part la sempiternelle galerie de photos) et c'est tant mieux. La qualité technique est très bien, les couleurs n'étant pas trop fanées comme c'est souvent le cas avec les films des années 1970. Si vous êtes un fan de Diana Ross, oubliez tout ce que je viens d'écrire et procurez-vous le film. Pour les autres, rabattez-vous plutôt sur Lady Sings the Blues, qui fait figure de chef d'œuvre quand on le compare à ce navet!


Cotes

Film5
Présentation7
Suppléments-
Vidéo8
Audio8