Mama's Boy
Warner Home Video

Réalisateur: Tim Hamilton
Année: 2007
Classification: 14A
Durée: 93 minutes
Ratio: 1.85:1 / 1.33:1
Anamorphique: Oui / Non
Langue: Anglais (DD51)
Sous-titres: Anglais, Français, Espagnol
Nombre de chapitres:
Nombre de disques: 1 (DVD-10)

Ce DVD est disponible chez: Amazon.ca

Selon Amélie Gravel
25 juin 2008

Jeffrey a 29 ans. Toutefois, c'est comme s'il avait arrêté de grandir au décès de son père, survenu il y a plusieurs années de ça. Il habite toujours chez sa mère, qui est sa meilleure amie, pour ne pas dire la seule; il occupe toujours son emploi d'étudiant à la librairie de l'ami de son défunt père, il écoute toujours la même musique et il ne veut rien savoir des filles, étant tout à fait heureux de passer tous ses temps libres avec sa maman. Son petit équilibre s'écroule cependant lorsque cette dernière le délaisse un soir pour sortir avec un autre homme. La guerre est dès cet instant déclarée contre celui qui a osé s'interposer dans la relation privilégiée et exclusive qui existait entre lui et sa mère. Mais cette guéguerre est loin d'être gagnée pour Jeffrey, qui est le seul à ne pas se rendre compte qu'il est temps pour lui de vieillir et de vivre sa vie.

La section des suppléments ne contient que deux petits items, soit une piste de commentaires et des scènes ajoutées. La piste est commentée par le réalisateur, Tim Hamilton, qui en est à son premier travail de mise en scène. Il prend le temps de bien analyser chaque aspect du film et donne beaucoup de détails. Il fait bien son travail, mais cette piste est d'un intérêt limité, sûrement parce que j'ai également eu un intérêt limité pour le film. Les quatre scènes ajoutées auraient très bien pu, selon moi, faire partie du film. Elles sont égales à ce que nous voyons dans la production: ni meilleures, ni moins bonnes. Il s'agit simplement de situations supplémentaires qui nous montrent à quel point Jeffrey est un adolescent attardé.

Le DVD de "Mama's Boy" repart une mode que je n'avais pas vu depuis longtemps: les DVD à deux faces. Nous avons donc le choix entre les versions panoramique et plein écran du film, qui sont contenues chacune sur une façade. Toutefois, je ne peux pas dire que les transferts en aient souffert, puisque de ceux-ci résultent une image qui ne manque jamais d'éclat et qui est très sensible aux détails. Les pistes sonores sont appropriées, faisant ressortir la musique lorsqu'elle est présente, et nous faisant entendre clairement les dialogues.

J'ai eu de la difficulté à saisir ce qui clochait dans ce film. Les acteurs sont bons dans leurs rôles respectifs : j'ai particulièrement aimé Anna Faris, qui incarne une jeune fille granola anti-corporations qui deviendra l'intérêt féminin de Jeffrey. Celui-ci est incarné par Jon Heder, qui n'a plus vraiment à prouver qu'il sait bien jouer les ados colons. Jeff Bridges et Diane Keaton complètent cette bonne distribution. L'idée de l'histoire principale est comique, quoique pas trop originale. Quelques gags font sourire. Pourtant, malgré tous ces bons éléments, je me suis ennuyée en visionnant le film. Peut-être le scénario n'est-il pas assez solide, ou bien les personnages ne sont-ils pas assez développés? On dirait que tout au long de mon visionnement, je m'attendais à ce qu'il arrive quelque chose de plus, qui n'est jamais arrivé. Par exemple, de la façon qu'on présente au premier abord le personnage de Jeff Bridges, j'ai vraiment l'impression qu'il s'agit d'un menteur manipulateur, et qu'il commence à sortir avec la mère de Jeffrey pour en tirer un quelconque profit. Or, il semble n'en être rien. Aussi, lorsque ce même personnage de Mert apprend que le fils de sa douce tente de démolir sa réputation, je me serais attendue à plus d'étincelles, plus de mauvais coups qui auraient alimenté la bataille entre les deux hommes pour gagner l'affection de Jan. Encore là, nous n'avons droit qu'à une timide escarmouche. Finalement, j'ai trouvé : il manque de punch. Nous regardons ce film dans l'expectative constante d'un événement frappant qui n'arrive jamais. Le scénario est égal du début à la fin, sans rebondissements même minimes. "Mama's Boy" est donc loin d'être un film mémorable.


Cotes

Film5
Présentation1
Suppléments5
Vidéo7
Audio7