Marilyn Monroe Collection III
20th Century Fox Home Entertainment

Selon Martin Albert
2 mai 2004

Après avoir paru dans quelques films comme personnage très secondaire, dont All About Eve, Marilyn Monroe est montée rapidement vers la tête d'affiche des films dans lesquels elle se produisait. La série de films contenue dans cette "collection" troisième vague sont les films les moins populaires de sa carrière, et pour la plupart de nous, tout simplement inconnus. Il va de soit qu'elle n'a pas exactement le premier rôle dans ces productions de 1951-52, presque des caméos. Pourtant, Fox manufacture ces DVD avec celle-ci en couverture, question de vendre des DVD qui autrement auraient probablement passé inaperçus, mais notez tout de même que ce ne sont pas de mauvais films pour autant. Voici donc ce que je pense de As Young as You Feel, de Love Nest, de Let's Make It Legal et de We're Not Married!... mettant en vedette bien sûr Marilyn!


As Young as You Feel
Réalisateur: Harmon Jones
Année: 1951
Classification: NR
Durée: 76 minutes
Ratio: 1.33:1 (4:3)
Anamorphique: Non
Langue: Anglais (DDST, Mono)
Sous-titres: Anglais, Espagnol
Nombre de chapitres:
Nombre de disques: 1 (DVD-9)

Ce DVD est disponible chez: Amazon.ca

L'histoire du premier titre de cette série tourne autour John Hodges (Monty Woolley) un homme qui vient de se faire mettre à la retraite de l'imprimerie où il travaille à cause d'une clause d'une compagnie mère (très loin dans la pyramide) qui dit que la compagnie n'embauche pas personne au-dessus de 65 ans. En recherchant qui contacter, il découvre que malgré que les gens savent qu'Harold Cleveland est le dirigeant, personne ne l'a jamais vu. Donc, il se teint la barbe et se fait passer pour lui. Tout le monde entre dans son jeu et lors d'un discours afin de se faire rappeler à son poste il est invité à la chambre de commerce, suivi d'une invitation à la maison de son patron. Il a déjà influencé positivement les gens du pays entier (même le vrai Harold Cleveland regrette de ne pas avoir prononcé lui-même ce discours!), mais il n'avait pas prévu que la femme de son patron tombe amoureuse de lui!

Ce petit film s'écoute bien et est bien divertissant à un certain degré, sans être un grand succès. J'ai presque mal à comprendre pourquoi il est annoncé comme étant un DVD de Marilyn, car il ne la met vraiment pas en vedette. En fait, elle a le rôle d'Harriet, la secrétaire du bureau de l'imprimerie en cause dans le film. Nous la voyons à peine deux minutes tellement le rôle n'est pas important au scénario, mais sa réplique au traitement qu'elle reçoit de son patron la fait briller.

L'image contient quelques particules blanches et nous voyons un peu le grain du film. Aucun artéfact dû à la compression est visible. La piste sonore est bien si on ne tient pas compte de la chanson Thelma Ritter que j'aurais bien pu me passer. Le menu du DVD est décoré d'une belle sélection de photos de Marilyn (probablement de toutes les scènes dans lesquelles nous la voyons) et comme suppléments nous avons quelques bandes-annonces.

Cotes

Film5
Menu1
Suppléments1
Vidéo5
Audio6


Love Nest
Réalisateur: Joseph M. Newman
Année: 1951
Classification: NR
Durée: 84 minutes
Ratio: 1.33:1 (4:3)
Anamorphique: Non
Langue: Anglais (DDST, Mono)
Sous-titres: Anglais, Espagnol
Nombre de chapitres:
Nombre de disques: 1 (DVD-9)

Ce DVD est disponible chez: Amazon.ca

Le film suivant met Marilyn un peu plus en avant-plan en tant que personnage secondaire qui va changer la perception d'un des personnages principaux. L'histoire raconte les mésaventures d'un jeune couple, Jim Scott (William Lundigan) qui revient de son service militaire et sa femme Connie (June Haver) qui a cru bien faire en achetant un immeuble à logement avec l'argent que son mari lui envoyait durant son service. Malheureusement, elle a acheté une maison qui tombe en ruine, tuyaux tremblants, fils électriques dénudés, plâtre qui tombe du plafond, etc. Ils n'ont pas les moyens de le réparer dans les délais donnés par la ville. Heureusement qu'ils ont de bons locataires. Justement, Jim offre un appartement a un ex-compagnon de guerre du nom de "Bobby" Stevens (Marilyn Monroe), mais Connie est furieuse que Bobby soit en réalité un surnom pour Roberta! Ces idées seront tout de même ailleurs, car elle soupçonne un de ces locataires, Charley Patterson (Frank Fay) de jouer le Roméo sur des femmes riches pour avoir leur argent.

J'ai trouvé ce film relativement ennuyeux du fait qu'il ne contient que des querelles de couple qui ne s'écoute pas l'un et l'autre. Le personnage de Patterson est intrigant au début, mais loin d'être intéressant plus le film avance (et ce très lentement - on dirait qu'il ne se passe pas grand chose en somme).

La qualité audiovisuelle est dans le très ordinaire, sans rien de plus. Comme suppléments, nous avons une piste de commentaires du réalisateur Joseph Newman et Jack Allen, historien du cinéma. Entre les nombreux silences, les deux intervenants, enregistrés séparément, parlent couci-couça du film. Peu intéressant. Les suppléments sont complétés par des bandes-annonces. Tout cela est lié par un menu statique décoré de quelques photos promotionnelles de Marilyn.

Cotes

Film5
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Suppléments2
Vidéo6
Audio6


Let's Make It Legal
Réalisateur: Richard Sale
Année: 1951
Classification: NR
Durée: 76 minutes
Ratio: 1.33:1 (4:3)
Anamorphique: Non
Langue: Anglais (DDST, Mono)
Sous-titres: Anglais, Espagnol
Nombre de chapitres:
Nombre de disques: 1 (DVD-9)

Ce DVD est disponible chez: Amazon.ca

Dans "Let's Make it Legal", nous voyons encore moins cette chère Marilyn qui ne serait qu'une figurante si elle n'avait pas les quelques mots à dire dans cette comédie dramatique. Elle ne sert qu'à montrer qu'un des personnages n'a aucun intérêt pour les autres femmes que celle qu'il est en train de divorcer. Cet homme, Hugh Halsworth (Macdonald Carey), n'a que d'intérêt que pour le jeu de hasard, ses rosiers (qu'il asperge généreusement de dichlodiphényltrichloroéthane - DDT) et sa femme Miriam (Claudette Colbert), et dans cet ordre selon cette dernière. Leur fille Barbara (Barbara Bates) fait tout pour qu'ils annulent le divorce avant minuit, date fatidique. Les choses se compliquent un peu pour elle lorsque Victor Macfarland (Zachary Scott), l'ancienne flamme de sa mère, revient dans les parages et que son propre mari (un très jeune Robert Wagner) fait tout pour que sa belle-mère tombe dans les bras de ce millionnaire.

Ce film s'écoute bien, mais Macdonald Carey le porte vraiment sur ces épaules. Sans lui, l'intérêt se serait vite envolé. Marilyn quant à elle a un rôle peu intéressant, sans interactions avec les autres personnages. Elle dit sa ligne et les autres s'empressent à lui voler son temps de scène. Elle n'est que la "pitoune" qui passait par-là et qui court après Victor (un riche homme avec encore ses cheveux!). En fait le plus mauvais film de "Marilyn" qui se trouve dans cette collection.

Nous avons encore droit ici à une des images hors focus comme décoration aux menus. L'audiovisuel du film est équivalent à ce que nous avons sur Love Nest, sans rien de plus. Pour ce qui est des extras, j'ai été surpris de retrouver une piste de commentaires de Robert Wagner sur ce DVD. Il parle un peu de ce qui se passe à l'écran de façon très intéressante avec plein de faits divers autour du film, dont le système des studios à cette époque avec entre autres les contrats d'acteurs. Le fait qu'il ait une belle voix pas trop monotone rend cela plus intéressant. Le reste de suppléments est composé de bandes-annonces.

Cotes

Film4
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We're Not Married
Réalisateur: Edmund Goulding
Année: 1952
Classification: NR
Durée: 85 minutes
Ratio: 1.33:1 (4:3)
Anamorphique: Non
Langue: Anglais (DDST, Mono)
Sous-titres: Anglais, Espagnol
Nombre de chapitres:
Nombre de disques: 1 (DVD-9)

Ce DVD est disponible chez: Amazon.ca

Le dernier film de cette série met en situation un juge qui vient d'obtenir le droit de marier les gens. Entre la veille de Noël et celle du Jour de l'An, il maria six couples alors que son permis lui permettait seulement de le faire qu'au premier janvier. Un an et demi plus tard, ces couples reçoivent une lettre leur citant qu'ils ne sont pas légalement mariés. Pour quelques-uns cela fait très bien leur affaire, alors que cela complique la vie pour d'autres. Il y a le millionnaire dont la femme voulait divorcer et laver, le couple radio qui ne s'aime plus, le militaire dont la femme venait de tomber enceinte alors qu'il s'en allait outre-mer, le couple qui ne se parle plus et dont le mari pense à d'autres horizons et le couple où la femme (Marilyn Monroe) participe au concours Madame America qui ne rapporte pas autant d'argent que celui de Miss America.

Quoique relativement ennuyant, ce film nous incite à savoir ce qu'il va arriver à tous ces couples. Aussi, la brochette d'acteurs introduits était assez alléchante: Ginger Rogers, Fred Allen, Victor Moore, David Wayne, Eve Arden, Paul Douglas, Zsa Zsa Gabor, Louis Calhern, Mitzi Gaynor et j'en passe. Avec tout ce beau monde, le film aurait pu être beaucoup mieux. Encore une fois, Marilyn est loin d'être une vedette et son segment ne dure que quelques minutes, le plus court des segments du film.

Le menu de ce DVD est composé de photos totalement hors focus (pour les sous-menus). Le volume de "We're Not Married" était un peu bas. J'ai dû mettre le volume de mon téléviseur au maximum pour avoir une audition satisfaisante (rien ne servait d'utiliser mon ampli pour écouter un film mono). L'image est très bien, en excellent état et ne laisse voir qu'un peu du grain du film. Les suppléments consistent en bandes-annonces.

Cotes

Film5
Menu1
Suppléments1
Vidéo6
Audio5


Ces quatre films complètent plutôt bien la célébration que 20th Century Fox voulait faire à cette fameuse Marilyn. Les couvertures des DVD ont été produites de façon à bien s'insérer dans votre collection aux côtés des deux coffrets existants. Domage que ces quatre autres films n'aient pas aussi leur coffret. D'accord, ce ne sont pas les films mettant cette actrice à son meilleur, mais sont plutôt des archives de ses premiers pas au cinéma. Les films sont généralement bien conservés et contiennent des "feel good movies" qui peuvent meubler facilement une soirée pluvieuse.