Le film débute avec un lancement du fusée Saturn tout ce qu'il y a de plus standard suivi de l'interaction des trois astronautes dans le module spatial dont l'intérieur est plus digne du laboratoire secret de Batman (celui des années 60) que d'un intérieur de fusée de la NASA. La mission va comme prévu jusqu'à ce qu'il soit le temps de revenir au bercail. Une rétrofusée ne fonctionne pas et ils ne peuvent revenir sur Terre. Les responsables de la mission recherchent des solutions envisageables, car les astronautes vont manquer d'oxygène dans moins de 42 heures. La réparation par les astronautes eux-mêmes est hors de question puisque cela épuiserait plus rapidement leur oxygène. Il est donc question d'aller les chercher avec une fusée expérimentale, non testée et non vérifiée avec un pilote non entraîné pour la situation et un ouragan qui s'en vient vers la côte, finalement une mission très dangereuse. Cependant, le président des États-Unis considère que cela est un meilleur coup pour les relations publiques que de laisser les astronautes à leur sort.
Basé sur le roman de Martin Caidin (celui même qui a écrit le roman Cyborg qui sera la base de la série The Six Million Dollar Man), ce film fut le récipiendaire de l'Oscar pour les meilleurs visuels. La compétition cette année-là ne devait pas être trop forte (en fait il n'y avait que le film Krakatoa, East of Java en compétition contre lui). Oui c'est probablement des effets visuels intéressants pour le cinéma de cette époque et la plupart sont bien exécutés, dont les effets d'apesanteur et les fusées. Mais vers la fin du film, il y a quelques effets qui m'ont absolument déçu. J'ai vu des séries télévisées qui avaient mieux réussi le même genre d'effets bien des années auparavant. L'autre aspect du film qui est intéressant à première vue est la brochette d'acteurs qui y participe, mais encore là j'ai été un peu déçu. Leur performance n'a rien à faire envier.
C'est vraiment la lenteur du film qui m'a fait détester le film, car dans le fond l'histoire n'est pas si pire. Enlevez les longs moments à regarder les astronautes bouger lentement, accélérez la cadence de l'histoire et nous aurions peut-être droit à quelque chose de moins endormant. Je suis d'accord que ce n'est pas un film d'action, mais regardez le film Apollo 13 qui est le même genre de film, mais sans vide à ne plus finir. Ils ont su faire un film "d'action" avec une histoire quoique "calme".
La qualité visuelle de la présentation est généralement bonne. Il y a seulement les séquences qui semblent être des vidéos d'archives, un peu à la méthode des vieux films de guerre, qui ont des points blancs. Il y a beaucoup d'artéfacts de compression qui consistent en une trop grande accentuation des contours mélangée au grain de film qui a été numérisé. La piste sonore n'a rien de spécial à détailler ici. Le menu est simple et statique. Comme suppléments, il y a une série de bandes-annonces plus ou moins reliées au thème du présent film.
C'est un long-métrage pour lequel j'avais des attentes plus ou moins hautes qui n'ont pas été du tout satisfaites. Il est à noter qu'une des scènes du film dans laquelle un astronaute russe en orbite vient en aide aux naufragés de l'espace serait à l'origine de la rencontre Apollo-Soyuz en 1975. Aussi, "Maroonned" est sorti en salle aux peu de temps avant l'accident d'Apollo 13. une fois la réalité qui dépasse la fiction.
| Film | 5 |
| Menu | 1 |
| Suppléments | 1 |
| Vidéo | 6 |
| Audio | 5 |