Selon François Langevin
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| Film | 6 |
| Menu | 1 |
| Suppléments | - |
| Vidéo | 6 |
| Audio | 5 |
L'histoire débute en 1945, plus précisément lors de "V-Day", avec la capitulation des Japonais pour mettre ainsi fin à la Deuxième Grande Guerre. Jimmy Doyle (Robert De Niro) jeune saxophoniste fait la rencontre de Francine Evans (Liza Minnelli) jeune chanteuse et ils se marieront pour le meilleur et pour le pire. Ensemble, ils formeront un "Big Band" (façon de désigner l'orchestre qui jouait du "Swing", style de Jazz extrêmement populaire dans les années 1930 et 1940). Jimmy est un être égocentrique, contrôlant et incertain qui trouve souvent réconfort dans l'alcool alors que Francine est avenante, souriante et extrêmement talentueuse. Jimmy aura de la difficulté à partager l'aspect décisionnel de ce partenariat, surtout en ce qui a trait à la direction musicale du groupe et cet irritant se transformera en fossé que l'amour seul ne pourra remplir.
Les véritables premiers rôles de ce film sont sa musique et sa reconstitution d'époque. Martin Scorsese voulait rendre hommage aux films qui ont éveillé en lui l'amour du cinéma et celui de la romance, en autre My Dream is Yours et The Man I Loved. Robert De Niro interprète avec conviction le rôle d'un musicien de jazz et Liza Minnelli celui d'une chanteuse, mais les décors, les costumes et la musique sont tellement mis à l'avant-scène qu'ils font passer les comédiens au rôle de soutien. L'histoire devient accessoire dans ce film tant l'emphase est mise sur l'enveloppe, ce qui donne une intrigue plus ou moins banale et qui a sa part de passages à vide et ce surplace lui donne un sérieux coup dans les flancs.
La cinématographie occupe un rôle prépondérant et les merveilleuses couleurs qui la composent demeurent éclatantes et naturelles. Le transfert non-anamorphique de ce film offre un ratio peu commun soit celui de 1.66:1, compromis qu'a dû faire Martin Scorsese après les premiers jours de tournage faits en 1.33:1. Il voulait cadrer son film au même ratio que les films des années 1940 desquels il s'inspirait et voulait rendre hommage. L'image est immaculée, exempte d'impuretés, mais elle révèle plusieurs segments plus granuleux lors des passages plus éclairés. Dans l'ensemble, nous avons droit à un transfert de haut niveau considérant que ce film a plus de 25 ans d'âge. Côté audio, nous avons surtout droit à une affaire d'enceintes avant. Une trame Dolby Digital 5.1 est bien au programme, mais elle ne fait que reproduire les segments musicaux de l'avant vers l'arrière. Les voix sont audibles et l'impressionnante trame musicale aux saveurs cuivrées résonne très bien et se fusionne parfaitement au mixage sonore.
Le menu est divisé en trois sections. Alors que la partie supérieure affiche le titre du film, la partie centrale propose une image du saxophoniste jouant un air de jazz dans la rue alors que celle du bas nous montre plusieurs segments du film à travers une pellicule cinématographique. C'est sur la musique du musicien que l'on navigue à travers ce très beau menu. Les suppléments sont assez nombreux et proviennent pour la plupart du disque laser. Une trame de commentaires faite par le réalisateur et Carrie Rickey, critique de film, lance le bal. Cette trame est faite distinctement, ce qui est regrettable, car la synergie qu'ont plusieurs artisans à commenter un film nous amène souvent sur les sentiers de l'humour et des anecdotes. La première moitié se veut très nourrie en propos alors que Mme Rickey nous donne une tonne d'information extérieure au film dans une rhétorique qui ferait dormir le plus agité d'entre nous et que Martin Scorsese nous inonde de sa fabuleuse connaissance du 7e art dans un discours très éducatif et intéressant. Il est plaisant de voir toute la place qu'il donne à l'improvisation de ses comédiens. La deuxième partie du commentaire contient de nombreux passages muets surtout du côté de la critique de cinéma qui est peut-être tombée dans son propre piège. "Alternate Takes & Deleted Scenes" propose 15 scènes retirées qui, sans rien ajouter au film, nous montrent les talents d'improvisateur de certains comédiens dont Robert De Niro. À noter que ces scènes ne peuvent être visionnées individuellement. Une galerie de photos, la bande-annonce et une affiche du film complètent les suppléments. Par ailleurs, aucun encart n'est inclus dans cette édition spéciale.
| Film | 7 |
| Menu | 7 |
| Suppléments | 6 |
| Vidéo | 7 |
| Audio | 6 |
En 1976, "The Band" groupe de musique rock canadien mettait fin à leur carrière musicale. Composé des membres Robbie Robertson, Rick Danko, Garth Hudson, Richard Manuel et Levon Helm, ils confièrent à l'impresario Bill Graham le soin d'organiser une fête sous forme d'un concert d'adieu et d'inviter les artistes qui les avaient les plus influencés au fil des ans. Bill Graham décida de faire cette soirée au même endroit où tout avait débuté pour le groupe, soit à Winterland à San Fransisco et répondirent à l'invitation les Bob Dylan, Eric Clapton, Neil Young, Neil Diamond, Emmylou Harris, Joni Mitchell, Muddy Waters, Van Morrison et j'en passe. Devant la gigantesque tournure que prenait l'événement, Robbie Robertson décida d'en faire un documentaire et pour se faire il rencontra Martin Scorsese, qui était en plein tournage de "New York New York" pour finalement le convaincre de le réaliser. Donc, pendant le week-end de la l'Action de grâces en 1976, se déroula un concert unique, événement qui fût immortalisé par le génie de Martin Scorsese.
Après hésitations, le réalisateur opta pour tourner le tout en 35mm. et décida de s'entourer d'une redoutable équipe de cinématographes en Michael Chapman (Taxi Driver) et Vilmos Zsigmond (Delivrance) en plus de Boris Leven au montage. Ils empruntèrent les décors de l'opéra "La Traviata" et les murs arrière furent décorés à l'image du film de Jean Cocteau Le sang d'un poète datant de 1930. Pour comble, deux poètes furent également invités faisant de ce concert d'adieu, un marathon pluridisciplinaire de près de six heures.
Martin Scorsese place la musique au centre de ce documentaire. Rarement, il nous montre la foule applaudir à tout rompre ou taper des mains pendant une chanson, il préfère sculpter les musiciens d'un regard de caméra virevoltante ou nous montrer le champ de vision des musiciens en se plaçant derrière la scène. Et il profite des pauses entre les chansons pour y insérer des incartades d'entrevues réalisées avec les différents membres du groupe sur leurs réminiscences.
L'image rematricée de cette édition est splendide et offre des couleurs naturelles et vives sur une pellicule immaculée. Certains segments montrent une légère granularité, mais le tout se noie dans une mer d'émerveillement visuel où on a l'impression d'être assis sur la scène et de jouer avec les musiciens. L'aspect sonore est tout aussi inspirant et la trame Dolby Digital 5.1 se veut très dynamique et nous enrobe d'une musique suave. Les segments d'entrevues sont strictement axés vers les enceintes avant et le très propre mixage sonore vient lier le tout.
Le menu est divisé en six parties animées et nous présente différents moments du concert. C'est sous une pluie d'applaudissements que l'on démarre ce concert unique. Les suppléments sont assez nombreux et deux trames de commentaires s'offrent comme pièces de résistance. La première est faite par Robbie Robertson, l'âme du groupe "The Band" et par le réalisateur. Les commentaires ont malheureusement été faits indépendamment et fusionnés au moment de l'édition, mais hormis ce léger irritant, les dires sont intéressants. Robbie Roberston y va de beaucoup de détails sur les diverses performances données par les invités pour cette soirée. Pour sa part, le cinéaste se contente de nous inonder d'une tonne de petits détails sur la production et les pourquoi du comment de certaines scènes. La deuxième est faite par différents musiciens et artisans qui ont pris part à ce projet (écrivain Jay Cocks, gérant de tournée Jonathan Caplan, le critique Greil Marcus ainsi que les artistes Levon Helms, Ronnie Hawkins et le producteur Irwin Winkler). Moins informative que la première, cette trame demeure tout de même intéressante surtout du fait qu'on commente le documentaire d'un point de vue extérieur. Les musiciens nous font part de leur impression de jouer sur scène pendant le tournage de ce documentaire alors que les artisans nous parlent des coulisses du tournage ainsi que la musique. Une revuette d'une vingtaine de minutes intitulée "Revisiting the Last Waltz" nous plonge dans le tournage du film, à savoir comment le tout a été édité et comment les numéros d'artistes étaient amenés. Une bonne partie du contenu de cette revuette est redondante avec les propos tenus dans les trames de commentaires. "Archival Outtakes Jam 2" est une improvisation musicale "Jam Session" faite par quelques grosses pointures qui ont participé à ce concert. Une galerie de photos et la bande-annonce du film complètent les suppléments alors qu'aucun encart n'est inclus.
| Film | 8 |
| Menu | 7 |
| Suppléments | 7 |
| Vidéo | 8 |
| Audio | 8 |
"Raging Bull" raconte l'histoire véridique du boxeur Jake LaMotta (Robert De Niro) surnommé le taureau enragé. L'histoire débute en 1941 alors que le boxeur, en pleine ascension dans la catégorie des mi-moyens, accepte de livrer un combat à Cleveland, combat qu'il perd par décision alors que son rival doit être sorti sur une civière. Puis on voit cette bête gravir les échelons de la boxe professionnelle sans s'entourer de personnes influentes, voire la mafia. Il livrera six combats à Sugar Ray Robinson, peut être le plus grand boxeur, livre pour livre, de son époque qu'il vaincra à une seule reprise et il réussira à obtenir un combat de championnat en 1949, chance qu'il saisira pour devenir champion de sa catégorie. Si Jake LaMotta était une bête violente et sanglante dans l'arène, il en était tout autant en dehors du ring. Il mariera Vickie, une jeune fille de 15 ans, mais il ne sera jamais capable de vaincre la méfiance qu'il a envers tous les gens et surtout la jalousie maladive qui le ronge. Dans toute cette paranoïa, il tiendra sa femme presque captive, étant persuadé qu'elle le trompe. Cette folie de voir le mal partout lui fera finalement perdre les deux seules personnes qu'il ait aimées, soit Vickie et Joey (Joe Pesci) son frère et conseiller. Il passera le reste de sa vie à faire un numéro de comédie de mauvais goût dans un cabaret en racontant certaines inepties de sa vie.
Martin Scorsese signe ici un film "coup de poing", véritable fresque sur la décennie des années 1940 et 1950, du monde de la boxe professionnelle autour duquel planait le spectre de la corruption et surtout sur la jalousie maladive d'un homme et de son comportement atrabilaire. Ce qui aurait pu être un simple film sur la vie d'un boxeur devient un chef-d'œuvre qui dépeint avec justesse les démons intérieurs qui caractérisaient cet homme qui ne savait communiquer qu'avec ses poings. Robert De Niro a mérité l'Oscar du meilleur acteur en 1981 pour son interprétation et croyez-moi jamais Oscar fût si pleinement mérité. Non seulement est-il criant de vérité dans son rôle, mais il accepta de prendre 60 livres pour camper son personnage dans les derniers moments du film. La distribution est simplement parfaite et Joe Pesci en frangin est drôlement convaincant et on le sent affligé du même malaise que l'aîné, mais en étant capable de mieux le canaliser et vivre avec. Le choix d'opter pour une image en noir et blanc colle parfaitement au film. Les nombreux ralentis lors des combats de boxe sont d'une redoutable efficacité et ce film renferme une des plus belles scènes qu'il m'ait été donné de voir. Dans un seul plan (sans coupure d'image), on voit Jake LaMotta s'échauffer dans le vestiaire, puis en sortir avec son équipe de coin, fouler le long corridor qui l'amène dans l'amphithéâtre, y gravir le palier pour y pénétrer sous une pluie d'applaudissements d'une foule à demi masquée par la fumée et finalement grimper dans le ring alors que l'annonceur s'apprête à présenter le combat. Simplement grandiose!
Le transfert anamorphique rend hommage à la majestueuse cinématographie de Michael Chapman. Des noirs bien saturés et des blancs immaculés laissent passer un large éventail de tons de gris. Aucun artéfact de compression et impuretés ne se retrouvent sur ce très, très, très impressionnant transfert. L'audio offre une trame rematricée Dolby Digital 5.1 qui a du coffre et qui nous projette dans le ring. Le débit sonore résonne à travers toutes les enceintes quoique les enceintes arrière reproduisent souvent le signal des canaux avant. Il en demeure pas moins une trame sans bavure, ni bruits de fonds où les brillants dialogues sont perceptibles et où la sublime trame musicale vient se mélanger impeccablement au mixage sonore. Le menu présente les premiers moments de film, ceux du générique alors qu'on voit le boxeur seul dans le ring s'échauffer dans l'attente d'un combat sur une superbe musique. Les sous-menus présentent d'autres segments du film avec la même délicatesse et la même pureté. Certes, un des plus beaux menus que j'ai vus, en parfaite harmonie avec le film.
Les suppléments sont nombreux, très intéressants et le tout est réparti sur deux disques. Sur le premier, nous retrouvons trois trames de commentaires. La première est faite séparément par Martin Scorsese et l'éditrice Thelma Schoonmaker et renferme une tonne d'information sur la période d'incubation de près de six ans qu'a nécessitée "Raging Bull" alors que le réalisateur n'était pas intéressé au projet et que Robert De Niro le talonnait pour qu'il fasse ce film. Il nous informe aussi de l'inspiration derrière plusieurs scènes. L'éditrice nous parle surtout du montage du film, de la facilité à collaborer avec le réalisateur et d'un paquet d'anecdotes dont celle qui a fait pencher la balance en faveur de tourner le film en noir et blanc. La deuxième est faite séparément par plusieurs membres de l'équipe de tournage soit: Michael Chapman (cinématographie), Robert Chartoff et Irwin Winkler (production), Frank Warner (édition sonore), John Turtorro (comédien) et Robbie Robertson (musicien). Ce deuxième bombardement de détails et d'anecdotes vient compléter la première trame et nous permet de mieux réaliser l'immensité derrière ce film. Le financement du film, la reproduction des bruits, la musique et les plans de caméra sont tous vus et commentés. La dernière est faite conjointement entre les gens qui ont travaillé à l'écriture du film c'est-à-dire Jake LaMotta, Paul Schrader, Mardik Martin et Jason Lustig. De loin la plus vivante des trois trames, mais la moins informative d'un point de vue technique. Jake LaMotta sépare la fiction de la réalité et il nous décrit de long en large ses états d'âme à cette époque et nous refile plein de détails sur sa préparation sur les combats de boxe et plein d'information sur ce qui se passait autour du ring et à l'extérieur du ring y compris le fait qu'il pariait sur ses propres combats. Les autres membres nous informent de l'effort mis en place pour adapter de livre "Raging Bull" et agissent comme intervieweurs en posant constamment des questions au boxeur qui n'attend que ça pour reprendre le micro.
Le deuxième disque propose sept revuettes, d'une durée totale avoisinant les deux heures et la plupart sont commentées par Robert De Niro, Joe Pesci, Martin Scorsese, Michael Chapman et Thelma Schoonmaker. "Raging Bull: Before the Fight" parle de la naissance de ce projet, de sa longue période d'incubation et de la très grande difficulté à en orchestrer l'adaptation. Puis on nous parle de la distribution et le fait de confier le rôle de Joey à Joe Pesci qui avait laissé tomber sa carrière de comédien. "Raging Bull: Inside the Ring" nous explique en détail comment les scènes de boxe ont été filmées et de la chorégraphie des combats. "Raging Bull: Outside the Ring" nous parle des dix semaines de tournage (autre que le tournage des combats de boxe) qu'a nécessitées ce film et de la façon que le cinéaste s'y est pris pour faire le segment des petits films maison tourné en 16mm. et qui sont en couleur. Toutes les étapes nécessaires au vieillissement prématuré d'une pellicule s'y trouvent. "Raging Bull: After the Fight" nous parle du montage du film incluant le montage sonore, de l'importance du choix de la musique. "The Bronk Bull" nous parle de l'étroite collaboration entre Robert De Niro et son entraîneur Jake LaMotta pendant près d'un an et du fait qu'ils ont livré plus de 1000 rounds de boxe ensemble. Jake LaMotta nous parle de l'exactitude des combats de boxe recréés pour le film. "DeNiro Vs LaMotta" nous permet de voir sur écran divisé, le combat qu'a livré Jake LaMotta au Français Laurent Dauthuille comparativement a celui fait dans le film. "LaMotta Defends Title" nous remontre quelques moments du combat que Jake LaMotta a livré à Laurent Dauthuille avec les commentaires de l'époque. La bande-annonce du film complète le tout. À noter l'attention particulière mise dans la confection de cette édition spéciale. Une splendide jaquette cartonnée à l'image du taureau enragé recouvre le "Digipack" qui s'ouvre tel un livre. En plus des deux DVD, un magnifique livret de seize pages est également inclus et comprend une introduction et des notes sur le film, la liste des chapitres, la distribution ainsi que de nombreuses images glacées. Cette édition DVD est une des plus belles et des plus complètes qu'il m'ait été donné de voir. J'aimerais juste ajouter que je ne comprends toujours pas pourquoi ce film n'a pas remporté l'Oscar du meilleur film lors de la cérémonie de 1981 alors que le film Ordinary People signé Robert Redford le décrochait. Enfin, une des plus grandes injustices faites lors de cette soirée et comme quoi le Festival de Cannes se veut un meilleur baromètre quand vient le temps de récompenser un film.
| Film | 10 |
| Menu | 10 |
| Suppléments | 10 |
| Vidéo | 10 |
| Audio | 9 |
MGM nous présente quatre variations cinématographiques du cinéaste Martin Scorsese dans un coffret d'un esthétisme sobre, mais d'une très grande qualité. Le carton très épais qui le constitue en fait quelque chose de robuste qui saura résister à de nombreuses manipulations. Quant à son contenu, l'édition spéciale de "Raging Bull" est une référence et devient un incontournable pour tout collectionneur de DVD. Sans l'ombre d'un doute, ce DVD sera en liste pour le DVD de l'année à la fin de 2005. Quant aux trois autres opus qui complètent ce coffret, ils valent tous la peine d'être vus et même revus. La dichotomie demeure entière, se procurer l'indispensable "Raging Bull" ou investir une dizaine de dollars supplémentaires pour se procurer le coffret. Si vous me demandez mon opinion, je vous dirais qu'il n'y a même pas de choix à faire, la seule option valable étant de se procurer ce splendide coffret que la MGM rend disponible à un prix si modique (dans les environ de $35).