Les deux compères de Saturday Night Live, Mike Myers et Dana Carvey ont eu des carrières quelque peu différentes. Depuis leur succès cinématographique avec Wayne's World et Wayne's World 2, ils ont emprunté des chemins complètement à l'opposé. Mike Myers a obtenu la reconnaissance et le succès avec sa trilogie "Austin Powers". Dana Carvey, quant à lui, se fit très discret au cinéma pendant près de dix ans. En 2002, il tente sa chance de nouveau avec un film qui risque de faire des petits : "The Master of Disguise". Tente-t-il de reproduire la recette à succès de Myers ? Fort possible. Calqué quelque peu sous la formule d'Austin Powers, Pistachio est un héros maladroit et gaffeur. Il est évident qu'une franchise est envisageable.
Pistachio (Dana Carvey) fait partie d'une lignée de maîtres du déguisement. Avant lui, son père Frabbrizio et son grand-père ont été des légendes vivantes réussissant à accomplir des missions dangereuses en se déguisant. Toutefois, Pistachio ne connaît pas son talent, car son père ne veut pas qu'il le sache. Il travaille donc pour le restaurant de papa. Avec son accent italien à coucher dehors, il est impossible de ne pas prendre Pistachio en sympathie.
Lorsqu'une vieille connaissance de Frabbrizio vient le kidnapper, Pistachio reçoit la visite de son grand-père qui lui montre les rudiments du déguisement. Rapidement, il devient apprenti maître et part à la recherche de ses parents. Le kidnappeur, Bowman (Brent Spiner), se sert de son père pour voler des objets rares et prestigieux : le module lunaire, le traité de la constitution, la cloche "Liberty", etc. Les techniques sont assez drôles : Micheal Johnson qui prends le traité de constitution comme témoin de course à relais, Jessica Simpson qui vole le module lunaire pour sa tournée, etc. Pistachio doit donc effectuer son enquête et affronter une multitude de dangers pour retrouver son cher papa.
Je dois avouer que je voulais juste voir le film pour une scène qui fait partie de la bande-annonce, soit celle mettant en vedette monsieur Tortue. Effectivement, c'est la scène qui m'a le plus régalé, mais je dois dire que c'est un bon petit film divertissant. Il faut prendre l'humour au premier degré et ne pas s'attendre à avoir de l'humour fin. Quand je dis "un bon petit film", le mot petit prend tout son sens. À peine un peu plus d'une heure, ce n'est pas un bon investissement pour les gens qui se sont rendus au cinéma. Chose assez spéciale, le générique de fin comprend beaucoup de séquences qui ne sont même pas dans le film. Même que c'est presque la majorité. Ils ont conçu des séquences assez compliquées pour ensuite les retirer de la version finale. Ils auraient eu intérêt à allonger un peu plus le film. Bon, les critiques ont à peu près tous massacré ce film…. Je crois, pour ma part, qu'il faut être dans un bon état d'esprit pour apprécier le film.
Le menu principal respecte bien l'esprit du film. Il est animé et accompagné d'une musique de foire. L'animation se situe au niveau de trois cubes, représentant des parties de personnages différentes qui pivotent pour former de nouveaux personnages. Pas facile à expliquer, mais très concept.
Le film est présenté en format plein écran et c'est le seul format disponible (ne cherchez pas!). Dans les dernières années, il est assez rare de retrouver des films avec seulement des versions plein écran. Je ne comprends pas trop la raison pourquoi ils ont choisi ce film en particulier. En général, c'est réservé pour les films pour enfants. En espérant que ce n'est pas une nouvelle tendance. Au-delà de ce détail, la qualité vidéo est correcte. Les couleurs sont vives (un élément important du film) et bien définies.
Même si la piste sonore le permet (Dolby Digital 5.1), les deux haut-parleurs arrières ne sont jamais utilisés. L'ensemble du son provient des enceintes avant. Toutefois, les dialogues sont très clairs. Il manque juste un peu d'ambiophonie.
Comme supplément, il est possible de visionner un ensemble de scènes retranchées et une fin alternative. Introduit par monsieur Tortue lui-même, il est possible de trouver une ou deux scènes intéressantes dans le lot. La fin alternative est toutefois sans intérêt. Parmi ces scènes, il est possible de voir les extraits qui composent le générique de fin au complet.
Trois documentaires de productions sont disponibles: "The Magic of Disguise" traite des décors, des couleurs utilisées et des accessoires importants. "Identity Crisis" est le traditionnel documentaire promotionnel. Il comprend beaucoup de scènes du film, mais aussi son lot de scènes derrière les caméras. "Man of Thousand Faces" est le documentaire le plus intéressant. Il traite des maquillages et des effets spéciaux pour effectuer les transformations.
Pour ceux que ça intéresse, les commentaires du réalisateur et de Dana Carvey se retrouvent sur le film au complet. Préférant tenter d'expliquer les farces, il ne raconte pas grand chose d'intéressant. J'ai trouvé leur niveau d'estime de leur film un peu agaçant. Dans la section bande-annonce, il est possible de visionner celles de "The Master of Disguise", Kermit's Swap Years et Little Secrets. Un vidéoclip intitulé "M.A.S.T.E.R. Part 2 Play featuring Lil Fizz from B2K" complète les suppléments.
À voir par ceux qui n'ont pas d'attente vis-à-vis ce film. Ne vous attendez pas à la plus grande comédie de l'année non plus. Pour s'amuser en toute simplicité. Une comédie légère. Tortue.
| Film | 6.5 |
| Menu | 8 |
| Suppléments | 6.5 |
| Vidéo | 6.5 |
| Audio | 6.5 |