"Max" est un film que j'avais ignoré lors de sa sortie, principalement par son titre ("Max? Kessé ça?") et de par son sous-titre "Art + Politics = Power". Mon intérêt n'y était pas jusqu'au jour où je m'arrêtai pour lire le synopsis. En 1917, l'Allemagne avait perdu la bataille d'Ypres et avait demandé la paix par pitié à l'ennemi après avoir perdu près de deux millions de soldats au combat en plus d'avoir plus de quatre millions de blessés. Notre histoire débute avec Max Rothman (joué John Cusack), un peintre qui a perdu un bras durant la Première Guerre mondiale… le bras avec lequel il peint. Il se recycla donc en marchant de tableaux d'art moderne dans une galerie assez unique (une ancienne usine de locomotives). Il est juif, marié à Nina Rothman (Molly Parker) et a une maîtresse nommée Liselore Von Peltz (Leelee Sobieski).
Mais son histoire nous importe peu lorsqu'il rencontre un peintre qui a un certain talent, mais qui ne va pas très en profondeur. Son nom est Adolf Hitler (joué par Noah Taylor). Rothman lui donne des trucs et encourage ses inspirations artistiques tout en lui proposant de consigner quelques tableaux. Contrairement à Rothman qui est revenu de la guerre à une famille riche et bien placée, Hitler est revenu à rien. Ses besoins sont pris en charge par l'armée qui lui payait des cours de propagande et l'invitait à faire des discours ici et là. Il aimait la réaction des gens et était maintenant déchiré entre son désir de peindre et son désir de changer la politique.
J'adore visionner des films mettant en vedette un acteur personnifiant Adolf Hitler. Chaque acteur y va de ces expériences avec les archives de ce fou personnage. Noah Taylor y va d'une façon assez spéciale qui nous montre le côté humain d'Hitler, une facette souvent ignorée, car nous ne voyons que le monstre. Historiquement, ce film n'est pas basé sur de vrais faits comme la mini-série The Rise of Evil l'est, mais c'est tout de même un très bon film. Il y a va du fond du cœur avec ses discours qui ne peuvent qu'attirer l'attention. Il en bave tellement il y met d'effort. Ce n'est pas le meilleur Hitler que j'ai vu personnifié, mais il avait un style intéressant.
Le film en général est intrigant, car nous savons ce qu'il va arriver dans le futur dès lors que Noah Taylor prononce le nom de son personnage. Le film est très lent jusqu'à ce moment et de là tout se met à aller très vite et nous ne voyons plus le temps passer. L'intrigue du film est à savoir ce que Rothman a fait pour qu'Hitler devienne ce monstre… Du moins, c'est cela que l'on suspecte tout le long du visionnement du film. À vous de le découvrir.
La menu du DVD est très simple, mais efficace. Les images du menu sont statiques mis à part le 'X' du 'Max' qui devient des croix gammées dans le menu principal. L'image du film est très belle offrant des noirs profonds et à peine d'artéfacts de compression surtout autour du lettrage. Le son n'est pas plus impressionnant qu'il faut. La piste sonore est suffisamment claire pour nous permettre d'apprécier les dialogues et la simple musique du film.
Comme suppléments, il y a tout d'abord une piste de commentaires du réalisateur qui est intéressante, mais ne fait pas vraiment grand chose que de dire ce qu'il se passe à l'écran en y ajoutant quelques faits divers sur les jeux de caméras et ce que les acteurs disaient. Ensuite, il y a des extraits d'interviews des acteurs principaux répondant à quelques questions en particulier. C'est intéressant, mais les interviews entières auraient été encore plus intéressantes.
Ce film est intrigant et offre une perspective sur un homme qui devient méchant de par ses expériences… devenir un monstre qui va faire baver les gens pour se venger de son sort personnel.
| Film | 7 |
| Menu | 2 |
| Suppléments | 5 |
| Vidéo | 7 |
| Audio | 6 |