Sur la pochette du film "Middle Men", on nous spécifie que le film a été inspiré par une histoire vraie. Pourtant, à la fin du long métrage, on nous mentionne que le film est entièrement un travail de fiction, que tous les noms des personnages ont été inventés et que les événements sont l'œuvre de la fiction. Je trouve un peu bizarre de se contredire de la sorte, mais le visionnement du film nous permet de comprendre un peu le propos des créateurs, car on se doute bien que l'émergence de la pornographie sur internet et tout ce que ça rapporte a débuté en quelque sorte de cette façon. Le personnage qui fait la narration nous apprend dans les premières minutes du visionnement que la pornographie sur le web engrange des profits de plus de cinquante-sept milliards dans le monde entier et l'histoire du film nous montre comment tout ça à pu arriver.
On retrouve Jack Harris (Luke Wilson), un bon père de famille du Texas qui est décrit par tous les gens qui l'entourent comme étant un bon négociateur, un gars qui réussit très bien à arranger les conflits. Lorsque qu'un avocat de Vegas, Jerry Haggerty (James Caan) l'approche pour lui parler de deux gars, Wayne Berring (Giovanni Ribisi) et Buck Dolby (Gabriel Macht), qui ont conçu un système de paiement par cartes de crédit pour un site de pornographie sur internet. Cependant, étant plus du type drogue et alcool, les deux amis sont vite dépassés par les événements et en voulant bien faire, ils se retrouvent plus souvent dans le trouble. C'est à ce moment que Jack débarque à Vegas pour leur venir en aide et c'est très apprécié par ceux-ci, car ils se retrouvent mêlés aux affaires d'un mafieux russe, à des affaires de pornographies infantiles et lorsque le FBI commence à tourner autour de notre trio, la vie semble de plus en plus difficile. Ajoutant à ça, l'éclatement de la vie de famille de Jack, ce dernier commence à trouver que son existence prend une drôle de tournure malgré l'argent qui coule à flots.
Le film se présente dans un boitier standard qui nous montre différentes images tirées du film regroupées dans une silhouette féminine en guise de pochette. Cette même silhouette se retrouve dans le menu du film. Les options disponibles sont présentent en dessous du titre du film écrit en gros caractères rouges. Le tout est accompagné d'une musique que l'on peut entendre tout au long du visionnement. La qualité du transfert vidéo de cette production est juste au niveau de la moyenne en général. Malgré de belles séquences où tout est bien en détail à l'avant, on remarque tout de suite le manque de profondeur et de détails à l'arrière-plan, ça finit par lasser à la longue. Cependant, on observe de belles couleurs, éclatantes en tout point, et aucun problème de compression vidéo n'a été aperçu lors du visionnement. Du côté sonore, la seule piste audio présente sur le disque s'en tire très bien. Les dialogues sont biens et audible du début à la fin par les enceintes frontales, surtout quand nos deux ploucs s'engueulent à qui mieux mieux, on peut les entendre très distinctement. Les autres enceintes sont plutôt utilisées pour placer l'ambiance du film, avec des sons de toutes sortes. Que ce soit dans un bar de danseuses, une fête ou aux courses de chevaux, les différents environnements sont rendus de façon juste et réaliste. De plus, la bande originale du film vient agrémenter le tout de merveilleuse façon.
La section des suppléments nous offre une piste de commentaires réunissant le réalisateur George Gallo et deux membres de son équipe, Malcolm Campbell et Lukas Ettlin. Cette piste, contrôlée par Gallo se penche plutôt vers les aspects techniques du film, laissant de côté l'histoire et les personnages. On retrouve également trois scènes supprimées pour un total de six minutes, un petit segment de deux minutes de bloopers et finalement un segment nommé "Slap Montage" qui se veut être un ramassis de toutes les scènes où un personnage mange une claque. Une section de bandes-annonces est également présente, on peut voir celle du film The Traveler avec Val Kilmer et celle du film dont j'ai fait la critique récemment, The Romantics. Trois autres bandes-annonces démarrent à l'insertion du disque, Paranormal Activity 2, Jackass 3 et Case 39.
Au final, l'idée d'essayer de nous montrer la création du paiement en ligne pour de la pornographie étant bonne. Cependant, le film se divise en trois histoires et l'intégration de ces trois histoires vient brouiller le bon déroulement du film et c'est ce qui agace. Je ne peux même pas vous dire si on a affaire à un drame, une comédie ou un film de gangsters, c'est peu dire. Malgré tout ça, l'écoute en vaut la peine, mais seulement par le biais d'une location.
| Film | 6 |
| Présentation | 5 |
| Suppléments | 4 |
| Vidéo | 7 |
| Audio | 8 |