Monster Island
Velocity Home Entertainment

Réalisateur: Jack Perez
Année: 2004
Classification: PG
Durée: 92 minutes
Ratio: 1.33:1
Anamorphique: Non
Langue: Anglais (DD20), Espagnol (DD20)
Sous-titres:
Nombre de chapitres: 24
Nombre de disques: 1 (DVD-5)

Ce DVD est disponible chez: Amazon.ca

Selon Amélie Gravel
19 décembre 2004

Josh est un adolescent complètement déprimé depuis que sa petite amie a rompu avec lui. Pour lui rendre sa gaieté, sa petite sœur l'inscrit à un concours créé par MTV qui pourrait lui permettre d'assister à un concert privé de Carmen Electra (qui joue son propre rôle) en compagnie d'élèves de son école. Comme c'est arrangé avec le gars des vues, Josh gagne naturellement le concours et se rend en compagnie de centaines d'étudiants sur la petite île tropicale où aura lieu le spectacle. Ce qui devait être une soirée magnifique tourne rapidement au cauchemar lorsque des insectes géants font leur apparition durant la présentation et enlèvent la vedette de la soirée. Alors que tous les étudiants quittent précipitamment l'île, Josh réunit ses deux copains, sa sœur, son ex et son nouvel amoureux ainsi qu'une animatrice de la chaîne télévisée organisatrice du concours afin de partir à la rescousse de la belle Carmen.

Je ne sais pas si le film se voulait drôle ou apeurant, mais pour ma part, il n'a atteint aucun de ces deux objectifs, car je l'ai trouvé complètement ridicule et insipide. L'apparition de personnalités connues au beau milieu d'une distribution rassemblant des acteurs plus ou moins débutants au grand écran ne fait que gâcher la crédibilité de ces derniers. Carmen Electra donne une interprétation qui sonne faux du début à la fin, et ce, malgré le fait qu'elle joue son propre rôle (tout un exploit quand même!); Nick Carter, en sauveur des aventuriers, ne semble pas trop savoir ce qu'il fait là; Adam West, de son côté, aurait dû s'abstenir d'accepter un rôle aussi minable, apparition qui nous fait oublier tout l'héroïsme avec lequel il interprétait Batman. De plus, les effets spéciaux ont loin d'avoir l'air un tant soit peu réalistes, l'histoire n'a ni queue ni tête, même si on considère qu'il s'agit d'un récit de fiction, et le scénario ne donne rien qui vaille. Bref, je n'ai trouvé rien de bon dans ce film, si ce n'est qu'il est un excellent somnifère.

Le menu a une petite touche d'originalité en ce qu'il mélange les photos fixes avec les éléments en mouvement. La photo de Carmen Electra, qui a "vraiment l'air d'avoir peur", occupe une grande partie de l'écran avec une bestiole qui se fait aller les pattes au-dessus de sa tête. Quelques extraits du film sont présentés dans une petite fenêtre pendant qu'une musique légère à sonorité plutôt joyeuse se fait entendre, ce qui ne cadre pas du tout avec l'aspect horreur du film.

Les suppléments ne valent guère mieux que le film. En plus des bandes-annonces de "Monster Island" et de certaines autres productions, de très courtes entrevues sont effectuées auprès de Carmen Electra, qui raconte son expérience d'interprétation de son propre rôle, d'Adam West, qui décrit son personnage, et de Jack Perez, le réalisateur qui raconte comment il a eu l'inspiration pour créer le film. Dans un court documentaire, le responsable des effets visuels David Bowes nous montre comment les insectes ont été créés et incorporés à la production. Même si le nombre de suppléments peut sembler satisfaisant, leur manque d'intérêt en plus de leur très courte durée jouent en leur défaveur. Je dirais que seuls les explications de M. Bowes valent le détour.

La qualité technique est, heureusement, d'un calibre plus élevé que la production, mais elle reste tout de même relativement décevante. À certains endroits durant le film, nous pouvons remarquer un équilibre défaillant entre la musique qui est supposée faire office de trame de fond et les dialogues. Ces derniers sont de temps en temps enterrés par les accompagnements qui sont vraiment trop forts. Ce problème mis à part, le fait que seules les enceintes avant soient utilisées donne à l'aspect sonore des caractéristiques très élémentaires où le volume reste égal depuis la fin des problèmes techniques du début jusqu'à la fin et l'atmosphère reste assez neutre. Quant à l'image, les détails en sont bien définis, mais la luminosité n'est pas extraordinaire, ce qui rend l'écran plus sombre qu'il ne devrait l'être pour assurer une reproduction fidèle à la réalité.


Cotes

Film1
Menu7
Suppléments3
Vidéo6
Audio5