"The More The Merrier" est une copie presque identique, scène pour scène, du film Walk, Don't Run (mettant en vedette Cary Grant, Samantha Eggar et Jim Hutton), ou plutôt l'original puisqu'il est sorti plus de 20 ans avant ce dernier! La situation des personnages est identique, même si le contexte de l'époque est différent. Une crise du logement à Washington force Benjamin Dingle (Charles Coburn) à utiliser la ruse pour obtenir un logement temporaire puisque sa chambre d'hôtel ne sera disponible que dans deux jours. Il trouve une rare annonce d'une personne qui sous-loue la moitié de son logement afin d'aider à la crise. Connie Milligan (Jean Arthur) ne voulait louer qu'à une femme, mais elle n'a pas bien le choix parce que Benjamin s'impose et n'a pas l'intention de lâcher prise. Ne se mêlant pas de ses affaires, Benjamin décide que Connie aurait besoin d'un homme dans sa vie et jouant les cupidons sous-loue la moitié de sa moitié de logement à Joe Carter (Joel McCrea), un sergent dans l'armée qui remplirait bien la tâche. Connie est furieuse de la situation et voudrait bien les mettre dehors... sauf qu'elle a déjà dépensé l'argent de la sous-location sur un nouveau chapeau! Un bâton dans les roues du plan de Benjamin, Connie est fiancée depuis bien longtemps à Charles J. Pendergast (Richard Gaines). Problème vite réglé, car Pendergast est l'homme que Benjamin venait visiter à Washington! Quelques manigances de Benjamin et un journaliste à l'oreille grande ouverte dans un coin de taxi mettront encore plus de piquant dans l'histoire.
J'avais bien hâte de visionner ce film afin de voir les points communs avec Walk, Don't Run et j'ai été agréablement surpris. Même si c'est exactement la même histoire, les circonstances entourant les personnages ne sont pas les mêmes (Deuxième Guerre mondiale sur l'un et les olympiques sur l'autre) et les choix des acteurs fait en sorte que le jeu n'est pas du même style. Le Dingle de Charles Coburn est énormément différent du William Rutland de Cary Grant autant par le genre d'humour que leur aisance à se faufiler dans la vie des gens. La scène où Joe fait la cour à Connie sur les marches de son appartement est une des plus intéressantes, pour l'époque et pour les sentiments puissants qui passent au travers d'un dialogue politiquement correct.
Pour un film qui a obtenu six nominations aux Oscars en 1943, je trouve que le traitement du DVD est un peu trop ordinaire. L'image contient beaucoup de points blancs, de lignes noires à la verticale (selon la scène), de sections embrouillées et j'en passe. La piste sonore sonne bien, sans la distorsion que nous aurions pu avoir en accompagnement à une si mauvaise image. Bien peu de suppléments se retrouvent sur celui-ci, que des bandes-annonces de très mauvaise qualité de vieux classiques de Columbia. Ils auraient pu mettre une galerie d'affiche (il y en a des drôles) ou de photos. Du menu, nous pouvons dire que c'est l'item le plus soigné du DVD. Nous y retrouvons cependant que la reprise de la photo de la couverture du DVD, mais les couleurs y sont plus vives.
| Film | 7 |
| Menu | 5 |
| Suppléments | 1 |
| Vidéo | 4 |
| Audio | 6 |