En manque d'imagination, Hollywood nous offre une reprise du classique Mr. Deeds Goes to town de 1936. Cette version mettait en vedette Gary Cooper dans le rôle de Deeds et Jean Arthur dans celui de Babe Bennett. Bien évidemment, l'objectif de produire une reprise est de faire connaître cette histoire à une nouvelle génération. Plusieurs personnes ne savent même pas qu'il existe une version antérieure à ce film. Je n'ai malheureusement pas vu l'original, mais la version 2002 est un film moulé autour d'Adam Sandler. Lorsque l'on considère que le scénariste de cette version, Tim Herlihy, a exclusivement écrit pour des films avec Adam Sandler dans sa carrière, il est bien évident qu'on va retrouver le genre qui a fait le succès de Sandler. Fait intéressant, Tim Herlihy est en fait l'ancien colocataire de Sandler à l'université.
Quand le grand patron de Blake Media décède d'une façon peu orthodoxe, son conseil d'administration tente de retrouver celui qui deviendra le digne successeur de l'empire Blake et ainsi empocher près de 40 milliards de dollars. Qui est l'heureux élu ? La seule descendance vivante connue, c'est Longfellow Deeds (Adam Sandler), un habitant de Mandrake Falls, propriétaire d'une pizzéria, chef des pompiers volontaires et auteur de cartes de souhaits. Il est un gars vraiment simple. Il aime les personnes qui l'entourent, il est très généreux de sa personne et ce n'est pas l'argent qui va le changer. Il se rend donc dans la grande ville pour conclure la vente de ses actions au directeur du conseil d'administration, Chuck Cedar (Peter Gallagher). À New York, il fait la rencontre de ses serviteurs, dont Emilio Lopez (John Turturro), un serviteur qui se déplace plus vite que le vent. En manque de nouvelles croustillantes, Babe Bennett (Winona Ryder), journaliste d'une émission de potinage, tente de conquérir le cœur de Deeds pour obtenir des détails sur le célibataire le plus populaire de New York. Son plan fonctionne bien jusqu'à ce qu'elle tombe en amour avec sa proie.
À l'insertion du DVD, nous avons droit à un petit montage des scènes les plus "punchées" du film. Cette mini introduction possède un volume très élevé, donc il est possible que vous fassiez le saut si vous n'aviez pas baissé le son. Le menu principal est assez simple dans son ensemble. En arrière-plan, la photo de monsieur Deeds, comme celle du boîtier, qui est affichée. Il y a une animation qui consiste au serviteur Emilio qui arrive d'un peu partout dans l'écran. Il y a également de l'argent qui tombe du ciel. Le tout est accompagné d'une musique du film. La transition entre les différents menus s'effectue avec une courte séquence du film. Le menu d'index des chapitres est assez original. Il comprend quatre billets de monnaie. À la place d'un président, le centre du billet est animé par une scène du chapitre en question. Le hic de ce menu, c'est qu'il y a de la place pour seulement quatre chapitres par page.
La qualité vidéo est très bonne malgré le fait que j'ai dû écouter la version plein écran plutôt que la version panoramique. Les couleurs sont très bien définies et l'image est très claire. Aucun artéfact n'a été aperçu durant le visionnement. Côté son, la piste sonore anglaise Dolby Digital 5.1 ne m'a pas plus impressionné qu'il ne le faut. L'ambiophonie est pratiquement inexistante. Il y a bien quelques scènes qui utilisent les haut-parleurs arrière, mais l'utilisation de ceux-ci reste très discrète.
Pour mériter une appellation "Special Edition", il faut s'attendre à quelques suppléments. Effectivement, il y en a en quantité raisonnable.
Premièrement, il est possible de visionner six scènes qui n'ont pas survécu au montage final. Fort heureusement, ces scènes ne sont pas trop bonnes (plus du genre pipi-caca) et on comprend facilement pourquoi elles ne font pas partie du film. Le son et l'image n'ont pas été édités, donc il faut monter le son pour bien comprendre les dialogues. Une série de bloopers assez drôles est présente dans les suppléments. Cette section dure moins de deux minutes. J'en aurais pris un peu plus.
Trois documentaires de production sont disponibles. Le premier s'intitule "From Mandrake Falls to Manhattan". Il traite du film en général. J'ai bien aimé les comparaisons entre le film original et cette reprise. Il est même possible de voir les scènes qui sont pratiquement identiques entre les deux. Chaque personnage fait l'objet d'une courte explication, on raconte des anecdotes de tournages et de cascades, etc. Ce documentaire n'est pas trop promotionnel. Fait bizarre, les séquences du film qui sont intégreés dans ce documentaire sont en version panoramique alors que cette édition DVD est en version plein écran. Pas très logique.
Le deuxième documentaire s'appelle "$pare No Expense". Celui-ci traite des lieux de tournages du film. Bien évidemment, il fallait trouver des endroits luxueux et chics. La section qui explique l'expérience de tournage au Madison Square Garden est intéressante. Le dernier documentaire, "Clothes make the man", a pour sujet les costumes des différents personnages. C'est bien intéressant de voir qu'ils ont gardé quelques références au film original (chapeau de Babe par exemple).
Le vidéoclip de Dave Matthews Band intitulé "Where are you going" est inclus dans les suppléments. Justement, j'avais remarqué la chanson dans le film et je me demandais bien qui la chantait. De brèves filmographies sur les principaux artisans du film sont également disponibles. Pour conclure les suppléments, cinq bandes-annonces : "Mr. Deeds", Adam Sandler's 8 crazy nights, Master of Disguise, Men In Black 2 et I Spy. Pour ceux qui adorent les pistes de commentaires, il est possible d'écouter le réalisateur Steven Brill et le scénariste Tim Herlihy.
Pour conclure la section supplément, il est possible de visionner six cartes de souhaits écrites par Deeds lui-même. Les cartes sont animées et Adam Sandler lit lui-même les cartes. Il est possible de les envoyer via Internet en se rendant sur le site du film.
C'est sûr que si vous n'aimez pas Adam Sandler, ne vous risquez pas avec ce film, car il est fait dans le même moule que les autres, et ce, même si c'est une reprise d'un classique. Pour ma part, j'ai trouvé le film correct, sans plus. J'ai passé un bon moment et j'ai bien ri par moment. Cette reprise ne passera toutefois pas à l'histoire.
| Film | 7 |
| Menu | 5 |
| Suppléments | 6.5 |
| Vidéo | 8 |
| Audio | 6 |