Avec sa persévérance, l'auteur-compositeur irlandais David Gray a redonné vie à un style musical qui avait été popularisé durant les années 70 par Cat Stevens et Bob Dylan puis déclassé par les groupes hard rock, armés de leurs perruques et de leur bouteille de fixatif. Guitare acoustique au cou, textes inspirés, voix mélodieuse et mélancolique, David Gray nous présente le fruit de sa dernière tournée "Life In Slow Motion". Intense et puissant!
Débutant avec l'intéressante "Alibi" et la crémeuse "The One I Love" (non! ce n'est pas la reprise de R.E.M.), David Gray nous présente les deux premières pièces de son dernier album. Puis, Gray et la foule atteignent un premier paroxysme lorsque les notes de "Sail Away" se font entendre. Le chanteur, avec sa guitare, transmet ses émotions avec une telle intensité de sorte qu'on a l'impression qu'il nous les livre pour la toute première fois. Accompagné de plusieurs autres musiciens qui ajoutent une richesse symphonique à certaines pièces, Gray enchaîne alors les grosses pointures comme "Lately", "Please Forgive me" et "Hospital Food". Gray n'est pas très bavard entre les chansons et laisse ainsi toute la place à sa musique le temps de s'exprimer. Il nous livre les versions avec une touche émotive encore plus intense que celle que l'on peut écouter sur ses albums. Le spectacle est aussi bien représenté par une réalisation qui alterne les bons plans de caméra et qui capte les moments de transe des musiciens. L'éclairage, chaud, mais très simple se fond à l'ambiance déjà très intime qu'il existe entre le chanteur et la foule. Pour terminer, Gray enfilera les succès "This Year's Love", "Babylon" et la reprise de "Friday I'm in Love" popularisée originalement par le groupe The Cure durant les années 80.
Ceux qui, comme moi, peuvent profiter d'une écoute sonore avec un système de son cinéma maison seront transportés dans l'ambiance d'une salle dotée d'une acoustique hallucinante et d'une précision inégalable. Les bruits de la foule captés, mais repoussés en arrière-plan, sont habillement bien mixés de façon à rendre l'intensité au maximum sans faire rater les éléments importants du spectacle. Côté bonis, David Gray nous présente, dans un court documentaire, le local où il a enregistré son dernier opus, soit dans une vieille église convertie autrefois en studio qu'il a acheté à Dave Stewart et Annie Lennox; ceux-là mêmes qui avaient enregistré 23 ans plus tôt le classique "Sweet Dreams". Vous pourrez aussi voir les vidéoclips des trois extraits radio qui apparaissent sur le dernier album.
Avec la conclusion de cette tournée, David Gray est à la préparation du successeur de "Life in Slow Motion" qui nous laisse présager que de bonnes intentions. David Gray est comme le vin, plus il vieillit, plus il devient meilleur. Ce DVD en est la preuve et il est impensable qu'il puisse vous décevoir sous quelconque critère.
| Film | 9 |
| Présentation | 9 |
| Suppléments | 7 |
| Vidéo | 10 |
| Audio | 10 |