The Dresden Dolls: Live at the Roundhouse, London
Eagle Rock Entertainment

Réalisateur: Mark Nuttal
Année: 2007
Classification:
Durée: 137 minutes
Ratio: 1.78:1
Anamorphique: Oui
Langue: Anglais (DTS51, DD51, DDST)
Sous-titres:
Nombre de chapitres: 17
Nombre de disques: 1 (DVD-9)

Ce DVD est disponible chez: Amazon.ca
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Selon Martin Gignac
14 juillet 2007

Le duo bostonnais The Dresden Dolls promet beaucoup de surprises dans son nouveau DVD enregistré au Roundhouse de Londres les 3 et 4 novembre 2006. Une combinaison de punk et de musique de cabaret, est-ce réellement possible? Il semble bien que oui.

Les Dresden Dolls est un nouveau groupe formé en 2001. Avec leurs trois albums, ils ont réussi à se former un bastion de fans qui sont disposés à les suivre dans tous leurs délires. Leurs chansons, écrites et chantées par Amanda Palmer, s'inspirent fortement du son popularisé par The Cure dans les années 1980 tout en empruntant des touches plus contemporaines propres à Placebo et Le Tigre. Même s'il n'est pas aussi connu que les Arcade Fire ou Clap Your Hands Say Yeah, la formation obtient des ventes intéressantes et, surtout, des offres difficiles à décliner.

L'une d'entre elles était de jouer au mythique Roundhouse London, un lieu très couru pendant les années 1960 qui a déjà accueilli les Bowie, Hendrix, Zeppelin, The Doors et Kraftwerk de la planète. Une occasion qu'il fallait absolument saisir. L'espace occupé par les Dresden Dolls est pratiquement infini. Leurs habits et maquillages, entre punk et gothique, se fondent parfaitement au style music-hall des vieux cabarets allemands des années 1930. Pendant leur prestation, une multitude d'artistes des quatre coins de la planète déambulent sur scène, dont des danseurs et des acrobates.

Cette spectaculaire façon d'en mettre plein la vue ne se fait jamais au détriment de la musique. Les 17 chansons jouées sont immédiatement accrocheuses et les paroles simples hantent rapidement les esprits. Pendant que Brian Viglione se démène à la batterie, Palmer joue des nappes de piano en entamant avec énergie des chants torturés. Si les numéros musicaux finissent un peu par se ressembler, les artistes de Montréal, de l'Australie, de New York et de Los Angeles surprennent au passage.

L'image est une notion particulièrement importante du spectacle. Le duo joue la tendance punk léchée qui manque peut-être d'authenticité, mais certainement pas de style. La caméra sait se calmer pour mettre l'emphase sur des situations plus délicates. Les éclairages distincts vont du rouge au bleu en offrant bien entendu toute la latitude au noir. Ainsi, les contrastes se veulent généralement parfaits. Il n'y a que la définition des contours qui peut laisser à désirer.

Les différentes pistes audio ne laissent aucun détail de côté. Les instruments ressortent sans problème, tout comme la voix de la chanteuse. Les applaudissements ne tardent pas à envahir les différentes enceintes, surtout que le diptyque laisse souvent chanter le public seul. Des quelconques sous-titres lorsque les membres prennent la parole auraient toutefois été les bienvenus.

Les photographies sur le disque et la pochette sont saturées de couleurs et de formes différentes. Il y a des graffitis, un cœur, un avion et des humains en noir et blanc qui sont surplombés par des teintes jaunes, roses, vertes. Un livret de 16 pages explique la particularité du lieu, les réactions de Palmer et la façon dont elle a découvert les artistes présents. Le menu principal du DVD est séparé en trois écrans qui montrent de multiples séquences de l'évènement. Une mélodie extrêmement populaire prolonge une navigation qui est plutôt évidente.

Les bonus sont peu nombreux. Il y a tout d'abord deux extraits supplémentaires (Missed Me et Delilah) qui n'ont pu figurer sur le présent montage. C'est dommage, car les versions sont loin d'être mauvaises. Il y a également un documentaire sur le tournage et des entrevues qui totalisent environ 26 minutes. Palmer discute du projet ambitieux et de la réaction du public. Les gens invités font part de leurs commentaires et il y a toujours de la musique en arrière-plan. Malgré toutes les bonnes intentions, les informations reprennent essentiellement les mots du livret.

"The Dresden Dolls: Live at the Roundhouse London" est une longue fête où la danse et la musique font bon ménage. Sur des airs simples qui sont toujours très efficaces, des gens offrent un spectacle exemplaire. Une façon pertinente de mettre un peu de piquant dans une soirée.


Cotes

Film7
Présentation7
Suppléments3
Vidéo7
Audio7