Souvent comparé pour le style visuel de ses concerts au Parliament/Funkadelic de George Clinton, le groupe Earth, Wind & Fire de Maurice White ne faisait pas tout à fait la même musique. Plus versés sur le disco et la pop, l‘ensemble de quatorze musiciens afro-américains avait aussi plus tendance à faire dans le divertissement propret pour madames que Clinton et ses drogués funkies!
Comme le prouve ce spectacle enregistré en 1981 à Oakland, la troupe de E,W & F est bien rodée, au sommet de son art et de sa forme, enchaînant succès après succès devant un public convaincu d'avance. Bien qu'on ait fait des efforts, comme toujours, pour agrémenter le concert d'un aspect visuel intéressant, combinant jeux de lasers, fumée, scène en forme d'étoile, danse et même un petit numéro théâtral où Maurice White doit affronter avec son pouvoir conféré par l'amour du public une entité démoniaque venue de l'espace, l'essentiel reste la musique dansante et le plaisir de jouer. Pas étonnant que le groupe ait perduré plus de trente ans avec sensiblement le même personnel et qu'il ait joué à guichet fermé dans des stades et des arénas toutes ces années.
Les deux vocalistes Philip Bailey et Maurice White alternent les performances et le groupe est toujours présent à l'avant-plan pour faire lever la salle. Outre les méga-succès "Fantasy", "Sing a Song", "Shining Star", et "Let's Groove" en rappel, on a droit à d'autres succès du groupe comme "Remember the Children", "Where Have All the Flowers Gone", "Devotion", et "I've Had Enough". On complète le concert par des morceaux du dernier album du moment comme "Let Your Feelings Show", "In the Stone" ou encore "Keep Your Head to the Sky". En complément quelques chansons des albums passés : "Reasons", "That's the Way of the World" ou "Gratitude". De plus, un instrumental "Jupiter (The battle)" vient supporté, vers la fin, la scénette de la bataille entre les forces du bien et du mal . Bref, une machine à danser efficace, un concert énergisant et un impératif pour les amateurs du groupe.
Quelques défauts vidéo apparaissent occasionnellement sur le DVD. Par exemple, les couleurs flamboyantes des costumes en plastic moulant (Ha! les années quatre-vingt!) manquent ici d'un peu de tonus et l'image est sensiblement trop sombre. De plus, la technologie de l'époque laisse une image qui manque légèrement de définition, mais l'important étant la musique, tout est pardonné. Pour l'audio, une meilleure qualité dans les bandes originales permet un meilleur son de transfert. Toutefois, la technologie de l'époque génère aussi quelques imperfections, notamment un manque de chaleur au son général. Bien que les nombreux instrumentistes soient correctement représentés au mixage final, l'ensemble aurait pu bénéficier de plus de profondeur. Il n'y a pas de supplément sur ce DVD.
| Film | 8 |
| Présentation | 6 |
| Suppléments | - |
| Vidéo | 7 |
| Audio | 8 |