Le rappeur controversé Eminem nous revient dans un concert donné à New York à l'été 2005. Dans la foulée, plusieurs de ses grands succès reviennent sur scène tout comme des morceaux moins connus. Il n'y a pas à dire : que l'on aime ou pas ce chanteur, il ne laisse personne indifférent. Sa prestation, physiquement énergique, manque toutefois d'âme. Ses yeux semblent fixes et morts, axés vers une dimension inaccessible à l'auditoire, fait qui peut en rebiffer plus d'un.
Parmi les chansons contenues sur ce disque, on retrouve Mosh, Kill You, 40 oz, Like Dat, Rain Man, A$$ Like That, Puke, Stan ainsi que son éternellement reconnaissable Lose Yourself, en compagnie de D12. Les numéros s'enchaînent à un rythme effarant, ne laissant pas le temps de reprendre son souffle. Si bien que plusieurs fois des gens passent sur scène et arrosent le chanteur ou la foule. L'ambiance survoltée est bien présente dans cet amphithéâtre à la scène offrant toute sa démesure à l'ampleur d'Eminem. Accompagné souvent par D12, il l'est aussi d'autres chanteurs dont : Obie Trice, Stat Quo et Bizarre (de D12). Cette équipe provisoire offre une nouvelle version, un souffle nouveau à des chansons déjà entendues plusieurs fois. Les moments se déroulant derrière la scène sont mystérieux, ennuyeux et parfois même hors contexte. Il est difficile de savoir ce qui est une mise en scène de ce qui ne l'est pas (quoique les fans n'auront certes aucun problème à discerner le tout).
En commençant par l'image, il faut dire qu'elle est presque irréprochable. Ce serait le cas si ce n'était des particules poussiéreuses saupoudrées de temps à autre causée par la compression numérique. Les couleurs sont parfaitement bien balancées et ne dépassent pas leur terrain et aucun flou indésirable ne se pointe pour gâcher la partie. Côté sonore, on est servi. La piste en DTS est parfaite pour avoir l'impression d'y être. Les basses résonnent comme une tonne de briques, les aiguës sont judicieusement disposées en plus de n'avoir aucune marque de compression. Un beau travail dans le visuel et le sonore qui vaut amplement le détour.
La page principale des menus est animée en trois dimensions et musicale, montrant une ruelle pourrie et sale avec le logo de Eminem et les options de navigations vers le bas. Chaque choix provoque une légère animation supplémentaire alors que la caméra déambule la ruelle pour demeurer fixe et muette lors de l'apparition des options. Les menus en trois dimensions font toujours plaisir à voir et celui-ci n'a de déception que les menus fixes pour la sélection des chansons et des options sonores.
Eminem demeure fidèle à lui-même : énigmatique, énergique, concentré et offrant le meilleur de sa performance à la foule. Doté d'une telle édition, les fans incontestés et les néophytes du rappeur ne seront pas déçus... malgré quelques maigres déceptions, le spectacle se cloue avec rage, feu et artifices, laissant pantois le spectateur, repu d'avoir presque assisté au concert.
| Film | 8 |
| Présentation | 8 |
| Suppléments | - |
| Vidéo | 9 |
| Audio | 10 |