En 1939, alors que débutait la Deuxième Guerre mondiale, un film allait littéralement marquer l'histoire du cinéma. Mettant en vedette Judy Garland dans le rôle de Dorothée, il racontait l'histoire d'une jeune fille se retrouvant dans un monde fantastique où elle côtoyait un épouvantail, un lion et une tonne d'autres personnages farfelus. Judy Garland n'avait que 17 ans quand elle tourna dans The Wizard of Oz. Mais l'énorme succès que connu le film marqua le reste de la carrière de cette jeune actrice.
En 1963, désormais âgée de 39 ans, Garland tournait ce qui allait s'avérer son dernier film, "I Could Go on Singing". En effet, elle devait décéder accidentellement 6 ans plus tard d'une surdose de barbituriques. Ce dernier long métrage renferme donc un intérêt plus que particulier, car il se veut en quelque chose le testament de cette actrice adulée par des millions de fans du monde entier.
Garland y joue le rôle de Jenny Bowman, une chanteuse immensément populaire et qui est au sommet de la gloire. Un beau jour, l'artiste décide d'aller à la rencontre de David Donne, une de ses anciennes flammes. Il appert que quelques années auparavant, Bowman et Donne ont eu un garçon ensemble. Cependant, étant donné la carrière très mouvementée de la chanteuse, les deux avaient convenu que Donne conserverait la totalité de la garde du petit Matt. Néanmoins, après toutes ces années sans avoir vu son fils, Jenny Bowman souhaite le revoir plus que tout au monde.
Au départ, David Donne ne veut rien savoir, car il rappelle à la chanteuse qu'un accord avait été convenu. Mais finalement, il accepte que la dame revoit Matt, mais à une seule occasion. Le jeune garçon, âgé d'une dizaine d'année, fait donc la rencontre de Mme Bowman, sans toutefois savoir que c'est sa mère. En effet, Donne lui avait toujours dit qu'il l'avait adopté et que sa mère était décédée. Matt et Jenny passent donc du bon temps ensemble, mais la femme se rend compte qu'elle souhaite demeurer encore plus longtemps avec son fils car elle éprouve de l'amour pour lui. Ses pensées sont totalement portées vers le fils qu'elle a retrouvé, si bien que sa carrière se met presque à battre de l'aile.
Dans "I Could Go on Singing", on peut admirer le talent vocal que possédait Judy Garland. La femme est en plein possession de ses moyens lorsqu'on assiste à quelques-unes de ses prestations sur scène. Aux côtés de l'actrice, on retrouve Dick Bogarde dans le rôle de David Donne. Cependant, celui qui m'a le plus impressionné est le petit garçon qui personnifie Matt, Gregory Phillips. Ce dernier et très sympathique et il est bien difficile de ne pas s'attacher à lui. Voilà pourquoi le personnage de Garland est si à l'envers en le rencontrant.
Étant un film datant de plus de 40 ans, cette première édition DVD ne comprend aucun supplément, mis à part une bande-annonce du film de près de quatre minutes. Puisqu'il s'agit du dernier film en carrière de Judy Garland, un documentaire retraçant ses longs métrages précédents aurait été très intéressant.
Le menu du DVD comprend une simple photo pour chacune de ses pages. Il n'y a aucune musique ou animation qui accompagne notre navigation. L'aspect sonore n'est pas à son meilleur, mais encore une fois l'année de sortie du film peut expliquer ce manque de qualité. Le son est à peine meilleur que ce qu'on aurait obtenu en regardant le film à la télévision. Pour l'image, c'est sensiblement la même chose. Même si on dénote un certain effort du côté de la restauration, il y a malheureusement plusieurs scènes ou la luminosité change constamment. Ce ne sont pas des problèmes très apparents, mais néanmoins agaçants à quelques reprises.
N'étant pas une comédie musicale où les personnages se mettent à chanter sans aucune raison, "I Could Go on Singing" m'a intéressé par son histoire touchante et la complicité qui paraissait entre Gregory Phillips et Judy Garland. Un film à voir pour se souvenir à quel point Garland était une grande actrice.
| Film | 7 |
| Menu | 1 |
| Suppléments | 1 |
| Vidéo | 6 |
| Audio | 6 |