Jethro Tull: Live At Montreux 2003
Eagle Rock Entertainment

Réalisateur: Claude Nobs
Année: 2003
Classification: NR
Durée: 117 minutes
Ratio: 1.78:1
Anamorphique: Oui
Langue: Anglais (DTS51, DD51, PCM)
Sous-titres:
Nombre de chapitres: 19
Nombre de disques: 1 (DVD-9)

Ce DVD est disponible chez: Amazon.ca Archambault.ca
CD du groupe "Jethro Tull" disponibles chez Amazon.ca Archambault.ca

Selon Sébastien Cassou
6 septembre 2007

Groupe pionnier du mouvement de musique populaire britannique de la fin des années 60 et du début des années 70, Jethro Tull est certainement passé à l'histoire pour avoir introduit et popularisé la flûte traversière dans un cadre rock. Ayant connu des moments glorieux avec les albums Aqualung et Thick as a Brick, le groupe du flûtiste Ian Anderson (non, Jethro Tull n'est pas son nom comme beaucoup le croient!) vit depuis des hauts et des bas, mais continu, bon an mal an, de produire des albums inégaux et de les promouvoir en tournée.

Malgré des changements de personnel constants et une étoile ayant depuis longtemps pâlie (la fin des années soixante dix avec l'album en concert Bursting Out étant selon moi la fin de la grande époque), le vieux barde, tel le joueur de flûteau de Hamelin, continue de souffler dans son pipeau et d'attirer les foules à ses concerts. Le DVD "Jethro Tull - Live at Montreux 2003" en est un exemple parfait.

Enregistré lors de la trente-septième édition du Festival de Jazz de Montreux, qui comme celui de Montréal a agrandi depuis longtemps ses horizons et ouvert ses portes à d'autres styles que le jazz, ce concert semble être représentatif du Jethro Tull des temps modernes. Cinq vieux sexagénaires se démenant sur scène et entonnant un vieux hit après l'autre tout en ayant soin de parsemer le tout de quelques nouvelles pièces du dernier album, question de mousser les ventes un bon coup. Loin de moi l'idée de trouver ça pathétique parce que visiblement les musiciens s'amusent comme des petits fous à ressasser ces vieux morceaux qu'ils (et qu'on!) connaissent par cœur et qu'ils ont du jouer dix-huit millions de fois. De plus, le public aussi semble y trouver son compte en démontrant ma foi beaucoup d'enthousiasme pour des Suisses qui sont habituellement plus froids et retenus.

Bien qu'on ait fait plus de place aux morceaux plus jazzés et plus anciens du répertoire avec non moins de dix pièces sur dix-neuf datant d'avant 1972, on a tout de même droit à quelques nouveautés ou quelques versions différentes de ces vieux hits. On retrouve donc en ordre chronologique "Some Day the Sun Won't Shine for You" de "This Was", "Bourée", "Fatman" et "Nothing is Easy" du deuxième album "Stand Up", "With You There to Help Me" de "Benefit", "My God", "Locomotive Breath" et le classique "Aqualung" de l'album du même nom, "Life is a Long Song" et "Living in the Past" de cet album de 1972. Dans les morceaux plus récents on retrouve "Pavane" adapté de Gabriel Fauré et tiré d'un album de flûte d'Ian Anderson solo, "Empty Café" écrite par le guitariste et vieux comparse d'Anderson, Martin Barre, "Eurology", "Dot Com", "Beside Myself" et "New Jig" des albums des années deux milles. On termine la liste avec un extrait de "Songs from the Wood" de 1977, "Hunting Girl", puis "God Rest Ye Merry Gentlemen" une pièce de l'album en concert de la même époque, et finalement le classique du long-jeu "Crest of a Knave" des années 90, "Budapest".

Au niveau vidéo, une bonne captation de ce concert dans une salle bien proportionnée nous permet de profiter pleinement de cette expérience. Une performance dynamique du groupe, bien suivie par le réalisateur et les nombreux caméramans avec des éclairages et un décor intéressants confèrent au tout un petit plus par rapport à quelques autres captations de la série "Live in Montreux". L'excellente qualité de l'image et du transfert ne sont ici que la cerise sur le sundae! Pour l'audio, une prise de son bien équilibrée nous donne un rendu plutôt intéressant du spectacle. Mis à part la voix quasiment éteinte du chanteur, lui qui déjà n'en avait jamais eu beaucoup, le reste de l'audio est parfait. Une belle couleur pour chaque instrument, et ce qu'on passe des basses de l'orgue Hammond aux aiguës des différentes flûtes de M. Anderson. Mais pour les vieux nostalgiques comme moi, il est juste dommage que cette performance n'eût pas eu lieu dans les années soixante-dix avec les musiciens plus intéressants comme Clive Bunker, John Evans ou David Palmer...

Fait à noter, on retrouve dans le livret une introduction de la main d'Ian Anderson présentant le concert et discutant de l'importance de Claude Nobs, le fondateur du festival. Et comme il le dit lui-même, ce n'est pas le meilleur DVD de la série "Live at Montreux" et ni le pire! Il n'y a pas de suppléments sur ce DVD.


Cotes

Film8
Présentation7
Suppléments-
Vidéo8
Audio8