On The Riviera
20th Century Fox Home Entertainment

Réalisateur: Walter Lang
Année: 1951
Classification: G
Durée: 90 minutes
Ratio: 1.33:1
Anamorphique: Non
Langue: Anglais (DDST, Mono), Espagnol (Mono)
Sous-titres: Anglais, Espagnol, Français
Nombre de chapitres: 20
Nombre de disques: 1 (DVD9)

Ce DVD est disponible chez: Amazon.ca Archambault.ca

Selon Martin Ostiguy
17 juin 2007

Une des grandes spécialisations de la 20th Century Fox de la fin des années 1940 au début des années 1960 fut sans l'ombre d'un doute la comédie musicale. Les artisans de ce grand studio excellèrent dans ce genre qui atteignit à cette époque son apogée. Certes, la comédie musicale avait connu un âge d'or dans les années 1930, mais l'apparition de la couleur permit au genre de connaître un second souffle. En effet, le technicolor magnifie les chorégraphies et élève la comédie musicale à un niveau supérieur, du moins sur le plan visuel.

Le film dont il est question ici est une production de Sol C. Siegel et une réalisation de Walter Lang. Après s'être spécialisé dans le film noir durant les années 1940, Siegel produit durant les années 1950 quelques-unes des meilleures comédies musicales de la décennie. On a qu'à penser à Les Girls, High Society ou encore Gentlemen Prefer Blondes. Quant à Lang, connu davantage pour la quantité de réalisations à son actif que pour leur qualité, il réalise de gentilles petites comédies (Cheaper by the Dozen, The Jackpot) et des comédies musicales de moyenne envergure. Son plus grand fait d'armes reste la réalisation de The King and I en 1956, soit cinq ans après "On the Riviera". C'est donc en 1951 que Siegel et Lang s'attaquent à ce projet qui est en fait le second remake d'un film datant de 1935 et mettant en vedette Maurice Chevalier et Merle Oberon, Folies Bergères. En 1941, la même histoire est reprise et filmée par Irving Cummings sous le titre That Night in Rio. Cette fois, Don Ameche et Alice Faye sont en vedette.

"On the Riviera" raconte les mésaventures d'un artiste de cabaret parisien qui ressemble à s'y méprendre à un as de l'aviation. Sa carrière périclite et son patron lui demande de préparer un numéro sensationnel, sans quoi il sera congédié. Il décide de profiter de sa ressemblance avec le héros national pour relancer sa carrière. Lorsqu'une absence de l'aviateur Durand risque de se transformer en catastrophe financière, son secrétaire (interprété par Henri Letondal, l'un des rares comédiens québécois à avoir réussi une véritable percée aux États-Unis, tournant avec Minnelli, Farrow et Preminger) demande à l'humoriste de prendre la place du patron. S'ensuivent, évidemment, toute une ribambelle de quiproquos. Pour ajouter du piquant à la sauce, on ne dit pas à madame Durand qu'un imposteur a pris la place de son mari. Elle est donc fascinée par la nouvelle personnalité de son mari et elle retombe amoureuse de lui.

La magnifique Gene Tierney interprète madame Durand. Elle est plus belle que jamais, le technicolor lui allant à ravir! Il s'agit d'un des rares films en couleur tournés par la star. Le rôle principal (en fait, le double rôle!) est interprété par l'humoriste Danny Kaye. Personnellement, voilà un acteur qui me laisse plutôt de glace. The Court Jester mis à part, il ne me semble jamais très à l'aise et son registre de jeu me paraît limité. Surtout que l'interprétation de deux rôles dans un même film est un véritable tour de force. Et force est de constater que Kaye ne relève pas véritablement le défi. On a l'impression de le voir interpréter un seul et unique rôle. Tout ce qui change, c'est la moustache et les lunettes!

Une fois de plus, Fox nous offre une édition spéciale assez luxueuse de ce classique de la comédie musicale. Le boîtier est contenu dans un joli coffret en carton et il se présente fort bien. De plus, on a inclus plusieurs suppléments très intéressants. Tout d'abord, des historiens du cinéma comparent les trois versions du film (celles de 1935, de 1941 et de 1951). Ensuite on nous offre deux documentaires, l'un sur la carrière de Danny Kaye et l'autre sur la carrière du chorégraphe Jack Cole. Vous retrouvez également les éternelles galeries de photos et bandes-annonces.

Voici donc un petit film somme toute assez agréable. Certes, les invraisemblances pullulent et Danny Kaye n'est pas au sommet de sa forme, mais la musique est magnifique, les numéros de danse très habilement chorégraphiés et le technicolor, restauré de façon sublime, est d'une beauté éclatante!


Cotes

Film7
Présentation8
Suppléments8
Vidéo9
Audio8