My Fair Lady
Two-Disc Special Edition
Warner Home Video

Réalisateur: George Cukor
Année: 1964
Classification: PG
Durée: 173 minutes
Ratio: 2.20:1
Anamorphique: Oui
Langue: Anglais (DD51), Français (Mono)
Sous-titres: Anglais, Français, Espagnol
Nombre de chapitres: 50
Nombre de disques: 2 (DVD-9)

Ce DVD est disponible chez: Amazon.ca Archambault.ca

Selon Martin Albert
22 février 2004

En 1913, George Bernard Shaw produisait une pièce nommée "Pygmalion" qui était basée sur le mythe grec du sculpteur qui tombe amoureux de sa création. Évidemment, quand une pièce est très populaire, les producteurs d'Hollywood veulent en faire un film. Ça n'a pas vraiment changé aujourd'hui. Le producteur Gabriel Pascal pris donc en charge la création d'un film nommé Pygmalion comme la pièce qui fut vraiment un port de la pièce sans vraiment plus. On souhaitait transformer cette pièce en comédie musicale pour Broadway, mais Shaw ne voulait pas que sa pièce soit tournée en opérette tout comme il arriva avec son "Chocolate Soldier" avec lequel on avait tenté de faire de même. À la mort de Shaw, Gabriel Pascal engageait plusieurs compositeurs afin de faire des chansons pour une nouvelle mise en scènes, cette fois donc musicale, dont Alan Jay Lerner et Frederick Loewe. À la mort de Pascal, Lerner et Loewe concrétisent ce projet qu'ils nomment "My Fair Lady" et proposent à Rex Harrison le rôle du professeur Higgins et le celui d'Eliza Doolittle à une quasi-inconnue du nom de Julie Andrews. Suivant cela, il y a eu plusieurs versions télévisées de "Pygmalion" et même une en 1983 avec Peter O'Toole dans le rôle de Higgins et Margot Kidder dans celui d'Eliza. Aujourd'hui, je vais vous parler de l'adaptation cinématographique que George Cukor réalisa de la version musicale de la pièce dans laquelle les mêmes acteurs principaux reprenaient leur rôle respectif à l'exception d'Audrey Hepburn qui remplaçait Julie Andrews. Un film qui deviendra la version de "Pygmalion" la plus populaire et mémorable de tous les temps.

"My Fair Lady" met en vedette Henry Higgins qui est un éminent professeur de phonétique qui se croit le maître de son art. Il prend un pari avec un confrère, le colonel Pickering (Stanley Holloway), du fait qu'il est capable de prendre une modeste bouquetière dans la rue qui parle toute croche et de faire d'elle une femme présentable et à sa place dans la haute société britannique. Cette fille, Eliza Doolittle, croit pour sa part que les cours de diction du professeur Higgins pourraient être une opportunité pour avoir un travail dans une boutique de fleurs où le langage bien formé rend son application à l'emploi plus facile. Les cours sont difficiles, car Higgins n'a aucun respect pour son élève. Elle reste seulement pour améliorer son sort.

Finalement, au bout de six mois, il la présente au grand bal de l'Ambassade où elle danse avec le prince, charmé par cette dame. Personne ne sait d'où elle vient et même que l'on dit qu'elle pourrait être de sang royal. De par son snobisme, Higgins prend tout le crédit pour avoir transformé Eliza en dame, mais est loin de considérer tous les efforts qu'elle a mis de son côté à elle pour s'ajuster et du fait que le comportement d'une dame qu'elle a acquis vient plutôt des bons mots de Pickering que de son sale caractère. Elle quitte donc la maison de Higgins après la fin du pari, mais celui-ci commencera à regretter son départ, malgré son orgueil, car il est devenu accoutumé à sa présence.

Ce régal pour les yeux et les oreilles a été nominé aux Oscars pour douze statuettes et en a récolté huit dont "Meilleur film". Les costumes, les décors et surtout l'interprétation éblouissante des acteurs font de ce film un chef d'œuvre qui a manqué de ne pas être vu par notre génération de par la détérioration du négatif original (ils en parlent dans les suppléments de ce disque). Juste la scène de la course de chevaux à Ascot (une course qui semble bien secondaire au reste!) vous en mettra plein les yeux avec des costumes époustouflants et cette parade de grands chapeaux, des chansons et une chorégraphie assez spéciale. Quelques scènes vous donneront plus l'impression de regarder une pièce de théâtre qu'un film. Je n'aime habituellement pas les musicals, mais j'ai bien apprécié celui-ci… peut-être que la belle Audrey Hepburn a quelque chose à voir avec cela!

Nous avons ici la seconde édition DVD de ce grand film. Comparativement à la première, la qualité de compression de l'image est nettement mieux grâce aux récentes technologies et aussi du fait que seuls le film et la piste de commentaires se retrouvent sur le DVD (comparativement à l'ancienne édition qui contenait aussi les autres suppléments qui étaient assez nombreux pour 1998). Il n'y a aucun blocage apparent (en fait très peu d'artefacts de compression) et très peu de points blancs (il faut le chercher!) nous indiquant une restauration très minutieuse. Le côté sonore est passablement la même qu'avec l'édition précédente, alors rien de vraiment à signaler.

Sur ce disque, nous avons en premier lieu les suppléments qui se retrouvaient sur l'ancienne édition DVD de ce film avec tout d'abord la piste de commentaires avec le directeur artistique Gene Allen, la chanteuse Marni Nixon et les restaurateurs Robert A. Harris et James C. Katz.. Après avoir passé le fait que la sonorité de la piste est très sourde et qu'il y a des longs silences, vous allez trouver celle-ci très intéressante. Marni Nixon, qui est enregistrée séparément des autres, nous raconte ce que le public à l'époque pensait des doublages des chansons et le travail derrière ceux-ci. Les autres parlent principalement de la restauration du produit.

Sur le second disque, nous avons un documentaire nommé "More Loverly Than Ever: My Faire Lady Then And Now" qui raconte en gros la restauration à travers un genre de "making of" du film. Ils nous expliquent les trucs utilisés pour réparer le film, le doublage des acteurs et l'utilisation d'un des premiers microphones sans fil de l'industrie du cinéma par Rex Harrison, la création des chansons en plus d'images de la première et des remises des Oscars et des commentaires de Martin Scorsese et d'Andrew Lloyd Webber. Très très très intéressant!

Une section du DVD est réservée au matériel de 1963/1964 incluant un dîner de début de production avec des interviews des acteurs et autres intervenants, une séquence audio du réalisateur qui dirige la baronne Rothschild qui jouait la reine de Transylvanie et un newsreel de la première. Il y a aussi les séquences du film avec la vraie voix d'Audrey Hepburn (au lieu de celle doublée par Marni Nixon) qui aurait bien fait l'affaire dans le film même si sa voix n'est pas aussi soprano que sa doubleuse. Ensuite, nous retrouvons des galeries de photos de production en noir et blanc et en couleur, des dessins de design, des documents de publicité et des multiples affiches du film. Pour compléter cette section, il y a le documentaire original de 1964 sur la production de quelques scènes du film, dont la course de chevaux qui a été une préparation monstre de tous les figurants. La section suivante aurait bien pu faire partie de la précédente avec ses newsreels des Golden Globes et des Oscars et sa liste des prix importants gagnés par le film.

Les deux dernières sections du DVD comportent des interviews de Martin Scorsese sur la préservation des films et d'Andrew Lloyd Webber sur sa collaboration avec Alan Jay Lerner sur "The Phantom of the Opera" ainsi que des bandes-annonces du film et d'autres musicals de Lerner et Loewe.

Ce film me fera toujours rêver, mais avec une édition DVD de ce calibre, le rêve devient de plus en plus réel.


Cotes

Film9
Menu5
Suppléments8
Vidéo9
Audio7