"Once Upon A Time In Mexico" est le troisième et dernier volet de la série mettant en vedette le personnage El Mariachi, un tueur qui se promène avec ses armes dans son boîtier de guitare. Selon ce qu'on peut apprendre dans les suppléments, c'est Quentin Tarentino qui a suggéré le titre à Robert Rodriguez. Sachant que celui-ci était un grand fan de Sergio Leone, Tarentino suggéra ce nom pour ainsi conclure la série. Les fans du mariachi seront peut-être déçus de voir que celui-ci est moins visible à l'écran. Par contre, un agent de la CIA, interpréter par Johnny Depp vient voler la vedette.
Sands (Johnny Depp), un agent de la CIA peu commun, est à la recherche du Mariachi (Antonio Banderas) qui a semé la terreur à travers le Mexique, il y a quelques années. Il désire l'engager pour être un pion dans son plan assez foireux. Ce plan n'est pas simple et le risque de succès est assez minime, car il y a beaucoup d'acteurs. Premièrement, le baron de la drogue Barillo (Willem Dafoe) a demandé au général Marquez (Gerardo Vigil) d'effectuer un coup d'État et de tuer le président. Sands engage le mariachi pour qu'il aille tuer Marquez après que celui-ci ait pris contrôle du pays. Sands est donc au courant de la venue du coup d'État. Il désire que Marquez réussisse, mais pas au point que lui et Barillo contrôlent le pays. Le mariachi se fait embarquer dans le jeu par esprit de vengeance, car Marquez est celui qui a assassiné sa femme Carolina (Salma Hayek) et sa petite fille. À noter la présence du chanteur sensuel, Enrique Iglesias, dans le rôle du compagnon du mariachi.
Le menu est très stylisé avec une prédominance pour la couleur orangée. Des scènes du film sont présentées dans le milieu de l'écran. Un style vieillot et un peu sale représente bien l'ensemble du film. Évidemment, la musique de circonstance accompagne le menu.
Beaucoup de commentaires ont été lus sur les sites spécialisés et les forums de discussions sur le format vidéo du DVD versus le format vus au cinéma. Le film a été tourné en haute définition en 1:78:1. Toutefois, lors de son passage dans les salles de cinéma, il a été modifié pour un ratio de 2:35:1. Le format présenté sur le DVD, 1:78:1 est donc le format original, celui voulu par le réalisateur. La technologie haute-définition a permis d'obtenir une qualité vidéo irréprochable. Tout est excellent: les couleurs, le niveau de détails, la clarté, etc. Aucun problème visible ne vient nuire au visionnement. La qualité de la piste audio est aussi excellente. L'ambiophonie n'est pas utilisée constamment, mais juste assez pour donner une bonne ambiance au film. Les scènes impliquant des armes sont très spectaculaires pour les oreilles. Les dialogues sont clairs et la musique est bien représentée.
Plusieurs documentaires de production sont présents dans les suppléments. Les trois premiers sont des documentaires faits et animés par le réalisateur Robert Rodriguez. Pour ceux qui le connaissent un peu, il est toujours vraiment intéressant dans ses commentaires et il n'hésite pas à donner des trucs du métier. Dans "Ten Minute Flick School", Rodriguez explique de nombreuses scènes et effets spéciaux. Il n'y a pas vraiment de structure, le but étant de donner le plus de détails possible, ce qui est bien réussi. Le commentaire qui revient le plus souvent, c'est qu'avec le matériel haute définition, il a réussi à tourner le film rapidement, à peu de coûts et qui rend les artisans plus efficaces. De plus, les effets spéciaux sont faciles à rajouter au montage.
Dans le documentaire "Inside Troublemake Studio", Rodriguez nous fait visiter son propre studio de montage. Celui-ci se trouve directement dans sa maison, l'idéal pour lui qui est un homme à tout faire pour ses films. Son studio est un vrai paradis et il est vraiment bien aménagé. Rodriguez nous fait une petite démonstration sur la façon de composer une musique pour son film. Encore une fois, il démontre bien qu'il veut être efficace et qu'il est possible de travailler rapidement en étant bien installés.
D'une note plus légère, "Ten Minute Cooking School" nous donne la recette du puerco pibil, le met que mange le personnage de Sands dans le film. C'est Rodriguez qui nous montre la recette et il le fait de façon passionnée. Il réussit à faire un montage cinématographique avec une recette.
Dans "Film Is Dead: An Evening With Robert Rodriguez", on assiste à une conférence de Rodriguez concernant la technologie haute définition et comment cela a été positif pour le tournage du film. C'est Georges Lucas qui l'a initié à la haute définition et Rodriguez est totalement enchanté par cette technologie.
Les deux derniers documentaires sont produits par Columbia. Ils sont en effet un peu plus promotionnels que les autres. Dans "The Anti-Hero's Journey", on fait le tour sur l'ensemble de la production du film. On commence bien évidemment par l'historique de la série, les personnages, le tournage, etc. Finalement, "The Good, The Bad And The Bloody: Inside KNB Fx" traite des effets spéciaux concernant le sang.
Il y a aussi deux pistes de commentaires. Comme j'ai déjà indiqué, Rodriguez est un vrai moulin à parole et un être passionné. Il est toujours intéressant d'écouter ses pistes de commentaires, car on a l'impression qu'il veut nous former à devenir réalisateur. Sur la première piste, il nous entretient entre autres de son équipement haute définition, mais il n'hésite pas à parler des techniques utilisées, de la création de l'histoire et des personnages, des lieux de tournages, etc.
La deuxième piste de commentaire est pour ceux qui s'intéressent à l'audio d'un film. Sur cette piste, on retrouve les effets spéciaux et la musique sur une piste isolée. Ainsi, on peut écouter plus en profondeur les détails qui donnent la richesse à cette piste audio. Rodriguez y donne donc des commentaires supplémentaires sur ce sujet. Pour conclure les suppléments, huit scènes supplémentaires (avec ou sans commentaires du réalisateur), la filmographie des artisans, une publicité pour le CD et une section DVD-ROM.
"Once Upon A Time In Mexico" est un excellent DVD. Peut-être, allez vous trouver achalant de suivre autant de personnages dans le film, mais il n'en reste pas moins que le film offre une bonne valeur de divertissement. L'édition DVD est excellente à tout point de vue. Pour ma part, il est certain que je vais toujours me procurer un DVD de Robert Rodriguez, car on ne s'ennuie jamais avec lui.
| Film | 8 |
| Menu | 8 |
| Suppléments | 8 |
| Vidéo | 10 |
| Audio | 9 |