The Man Who Shot Liberty Valance / El Dorado
Paramount Centennial Collection
Paramount Home Entertainment

Réalisateurs: John Ford / Howard Hawks
Année: 1962 / 1966
Classification: PG / G
Durée: 123 / 126 minutes
Ratio: 1.85:1
Anamorphique: Oui
Langue: Anglais (DD51, Mono), Français (Mono), Anglais (Mono), Français (Mono), Espagnol (Mono)
Sous-titres: Anglais, Français, Espagnol
Nombre de chapitres:
Nombre de disques: 2 (DVD-9 + DVD-5) chacun
Code barres (CUP): 097361423449 / 097361423364

Le DVD "The Man Who Shot Liberty Valance" est disponible chez: Amazon.ca
Le DVD "El Dorado" est disponible chez: Amazon.ca

Selon Martin Albert
29 août 2009

Vous savez, je ne suis pas un grand amateur du genre western, mais de temps en temps, il y a des titres qui nous accrochent. Et comment résister à la présence des acteurs Lee Marvin, John Wayne, John Carradine, Vera Miles, Jeanette Nolan, James Stewart, Lee Van Cleef, John Wayne, Robert Mitchum, James Caan et Ed Asner dans ces deux westerns qui viennent de paraître en tant que quatrième vague de titres sous bannière "Paramount Centennial Collection"? En tout cas, moi je ne pouvais pas résister à l'attrait d'enfin voir "The Man Who Shot Liberty Valance" et "El Dorado", deux titres qui ont déjà vu le jour sur les tablettes des magasins dans le passé (une problématique de la collection Centennial depuis le tout début).

Le premier film, un film noir et blanc qui nous raconte en semi-flashback la vérité derrière la légende du gars qui aurait descendu le criminel plus grand que nature Liberty Valance (Lee Marvin). Ransom "Rance" Stoddard (James Stewart) est un avocat fraîchement sorti de l'école qui a décidé d'ouvrir un bureau dans la petite ville Shinbone dans le Far West. Il croit que la loi est plus forte que le fusil, mais sera confronté à Valence avant même son arrivée. Il est déterminé de débarrasser la ville de cet énergumène. Il trouve un allié dans la personne de Tom Doniphon (John Wayne) qui ne veut rien d'autre que de lui enseigner qu'une arme est mieux que des grands mots. Rance rencontre Hallie (Vera Miles), la femme qui est connue comme celle que Tom aime, mais qui ne lui a jamais dit (et il lui construisait une maison en plus). Elle semble la seule à ne pas le savoir. Elle tombe graduellement amoureuse de Rance pour son courage, sa persévérance et le fait qu'il lui enseigne à lire. Rance et Tom continue à surveiller Valance, malgré la rage d'amour qui monte dans Tom envers Rance.

"El Dorado" nous est présenté pour sa part en couleur. Il raconte une autre histoire de bons contre les méchants, où Cole Thornton (John Wayne), tueur à gages, est engagé par Bart Jason (Ed Asner) afin de régler un compte avec la famille McDonald. Il apprend du shérif de la ville d'El Dorado, son vieil ami J.P. Harrah (Robert Mitchum) de la vraie histoire entre Jason et les McDonald et décide de démissionner. Entre temps, les McDonald préparent une embuscade qui tourne ne mal, tuant un des fils McDonald. Ne croyant pas l'explication de Thornton, Joey (Michele Carey), la fille des McDonald, embusque elle-même Thornton, lui logeant une balle sur le bord de la colonne vertébrale, lui paralysant le côté droit de temps à autre. Six mois plus tard, Thornton apprend qu'un autre tueur a été engagé pour faire son ex-travail et retourne voir Harrah qui est malheureusement rendu alcoolique. Grâce à un jeune homme nommé Mississippi (James Caan) qu'il a rencontré sur la route et le député Bull (Arthur Hunnicutt), ils vont mettre fin aux plans de Jason.

Je n'ai jamais eu accès aux disques précédents de ces deux films, mais ce que nous avons ici sont de beaux transferts sans égratignure. Il y a peut-être sur "Liberty" un peu trop de nettoyage, car le grain est presque inexistant, ce qui donne un effet qui ne semble pas naturel, un peu trop brillant, pour un film de cette époque (mes sources me disent que ce n'était pas le cas avec l'ancien disque). "El Dorado" est quant à lui notamment haut en détail pour une sortie en définition standard. Ses couleurs sont brillantes, malgré les tons mats de l'époque western. La piste sonore de "Liberty" est offerte en Dolby Digital 5.1 (simulé), mais c'est la monophonique qui m'a davantage plu. "El Dorado" n'offre quant à lui qu'une piste mono également disponible en français. La monophonie n'est pas un défaut dans le monde d'aujourd'hui. Vous n'avez qu'à entendre les bruits de révolver pour penser à éviter les balles!

Comme tous les titres de la collection Centennial de Paramount, les suppléments se retrouvent sur un second disque, laissant la place sur le premier DVD pour le film lui-même et les pistes de commentaires. Ces pistes consistent sur chacun des disques des commentaires de Peter Bogdanovich qui se chamaillent entre la clairvoyance et la répétition de ce qui se passe à l'écran. Chacun des films compote aussi une piste de commentaires sans Bogdanovich remplie d'interviews d'archives. La seconde piste de "El Dorado" propose aussi les commentaires intelligents de l'historien Richard Schickel.

Passons au second disque de "The Man Who Shot Liberty Valance" qui propose un documentaire de près d'une heure nommé "The Size of Legends, The Soul of Myth" se sous-divisant en sept revuettes qui proposent une discussion soignée avec Richard Schickel, Peter Bogdanovich, Scott Eyman et Dan Ford (le petit-fils du réalisateur) avec des archives audio de John Ford, Jimmy Stewart et Lee Marvin ainsi qu'étonnement très peu d'extrait du film. Je dirais que c'est un des suppléments les plus volumineux en information à ce jour dans la collection. Cela est complété par des galeries des photos de production et de publicité ainsi que des bandes-annonces.

Le second DVD de "El Dorado" comprend lui aussi un documentaire en sept parties au nom de "Ride, Boldly, Ride: The Journey to El Dorado" où les interprètes de la piste de commentaires revienne se répéter en compagnie de James Caan, .C. Lyles, Molly Haskell, Scott Eyman et Michael F. Blake (ces trois derniers sont des historiens). Ici aussi il y a beaucoup de viande poru tous ceux qui veulent tout savoir sur le film et spécialement sur carrière du réalisateur Howard Hawks. Il y a aussi sur le disque une revuette de 1967 où nous rencontrons Olaf Wieghorst qui est responsable des tableaux peints durant les crédits du film. Cet homme est une histoire en lui-même! "El Dorado" est le seul de ces deux films à recevoir une revuette "Behind the Gates" qui était sur toutes les autres sorties de la collection. Dans celle-ci, A.C. Lyles, un producteur chez Paramount, parle de John Wayne comme un ami, une vedette, une légende. Pour finir, il y a des galeries de photos de production et des bandes-annonces.

Très loin d'être des films de référence dans le genre western, il reste qu'il sont intéressants (et par intéressant je veux dire que je n'ai pas eu envie de faire de l'avance rapide avec ma télécommande). Je ne suis pas plus amateur de western après ces visionnements, mais j'ai pu ajouter les numéros "8" et "9" dans cette collection!


Cotes

Film7
Présentation7
Suppléments7
Vidéo7/8
Audio7