La nullité a un nom: "The Party Animal". Réalisé en 1984 par David Beaird, ce long métrage stupide et inutile relègue des films comme Gigli, Battlefield Earth et Spice World au rang de quasi chefs-d'œuvre. C'est bien peu dire. Au cours des dernières années, plusieurs comédies ont traité de la perte de la virginité chez l'homme. L'un des plus populaires est sans conteste American Pie une comédie pour ados qui a connu un succès fou en 1999. Dans quelques jours sortira au cinéma un autre film traitant de ce sujet: The 40 Year-Old Virgin. Sans être un précurseur, "The Party Animal" abordait ce sujet il y a de cela 21 ans. Alors que l'on pourrait en profiter pour essayer de remarquer si les mœurs étaient différentes à cette époque, le spectateur ne peut en aucun cas s'adonner à cet exercice tant l'histoire, la réalisation et les interprétations sont mauvaises et aucunement réalistes.
L'histoire, puisqu'il faut bien la raconter, nous présente Pondo Sinatra, un jeune homme qui ne réussit pas à séduire les femmes. Lorsqu'il se retrouve en leur compagnie, il ne fait que gaffer. Avec l'aide de son seul ami, Studly (on se demande bien pourquoi le gars accepte d'être son ami, d'ailleurs), Pondo va tout faire en sorte pour réussir à coucher avec une fille, rien de moins. Tous les clichés y passent. Ce qui différencie toutefois ce film des dizaines d'autres qui abordent le même thème, c'est la médiocrité et l'exagération des situations. Pondo vit des histoires tellement ridicules que l'on n'y croit tout simplement pas. À côté de lui, même l'Indien dans Van Wilder a l'air brillant.
En fin de parcours, le garçon désespéré réussit à concevoir une formule chimique qui le rend irrésistible auprès de la gent féminine. Avec quoi a-t-il fabriqué sa potion? Ce n'est pas important puisque le jeune homme a maintenant du succès avec les femmes. Beaucoup trop de succès même. S'enchaînent alors des scènes toutes plus invraisemblables les unes que les autres. Aucunement drôle, voire même lassant, le film nous incite souvent à regarder notre montre. Heureusement, le supplice dure à peine 77 minutes. C'est là notre seule consolation.
Dans le rôle de Pondo, nous retrouvons Matthew Causey. Qui est-il? Un acteur qui a connu une très grande carrière en participant à pas moins de... un long métrage! En voyant le film, on comprend assez facilement pourquoi aucun réalisateur n'a voulu par la suite engager le pauvre comédien sans talent. À ses côtés, dans le rôle de Studly, on retrouve étonnamment un visage un peu connu en la présence de Timothy Carhart. Ayant principalement bâti sa carrière en tenant des rôles de méchants, Carhart a notamment été vu dans Beverly Hills Cop 3 et Air Force One. Le reste de la distribution est constitué de "nobodies".
Il n'est pas vrai que "The Party Animal" est d'une nullité totale, car il se mérite tout de même une cote de 1/10. Le film a réussi à éviter la honteuse note de 0 grâce à une trame sonore qui est quand même entraînante. Et, tout particulièrement, le long métrage peut susciter un certain intérêt pour les spectateurs masculins qui veulent se rincer l'œil en y observant de nombreuses jolies femmes. D'ailleurs, le film peut se targuer d'offrir une pièce d'anthologie avec sa scène de "strip-poker" où la nudité gratuite est de mise.
Avec un film aussi bon, il aurait été étonnant d'avoir une édition DVD remarquable. Le produit ici offert est presque épuré de tout supplément. Seule une bande-annonce peut être visionnée. Le menu est tout ce qui il y a de plus conventionnel avec des images statiques et aucune musique. En ce qui concerne la qualité visuelle, celle-ci est loin d'être constante. Parfois, l'image est claire et appréciable, mais en d'autres occasions, le grain est très apparent et on sent vraiment la vingtaine d'années d'existence du film. Le son est à peine de meilleure qualité. Les dialogues et la musique ressortent bien, mais on ne retrouve aucune ambiophonie ni effets sonores particuliers.
Au cas où vous ne l'auriez pas encore compris, "The Party Animal" est un film à éviter le plus possible. À moins, bien sûr, que vous soyez un fanatique de navets bien pourris. Là, vous pourriez peut-être y trouver votre compte. Et encore...
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| Présentation | 1 |
| Suppléments | 1 |
| Vidéo | 4 |
| Audio | 5 |