Plunder of the Sun
Special Collector's Edition
Paramount Home Entertainment / Batjac Productions

Réalisateur: John Farrow
Année: 1953
Classification: PG
Durée: 81 minutes
Ratio: 1.33:1
Anamorphique: Non
Langue: Anglais (Mono)
Sous-titres: Anglais
Nombre de chapitres: 8
Nombre de disques: 1 (DVD-9)

Ce DVD est disponible chez: Amazon.ca

Selon Martin Gignac
26 juin 2006

La transposition sur grand écran du Code Da Vinci semble trop longue pour rien et les fouilles archéologiques manquent le panache de celles des Mystérieuses cités d'or? Il est possible de se consoler en regardant l'honnête "Plunder of the Sun" qui sait se terminer au bon moment.

Al Colby (Glenn Ford) est un Américain ordinaire et sans histoire. Lors d'une visite à La Havane, il est recruté par une femme troublée et un homme en fauteuil roulant. En échange de quelques billets, notre aventurier devra amener un colis jusqu'au Mexique. Ce simple geste lui causera de nombreux ennuis, car des femmes fatales, un propriétaire de musée et des hommes énigmatiques feront l'impossible pour mettre la main sur ce trésor qui s'avère être une carte menant à des richesses considérables.

Afin d'apprécier ce film de John Farrow réalisé en 1953, il faudra mettre au rancard cette idée de réchauffé. Oui, "Plunder of the Sun" est une très pâle copie du chef-d'œuvre Treasure of the Sierra Madre avec sa quête inestimable, l'univers de suspicion et les très beaux décors exotiques. L'histoire est du même moule et le résultat ne change guère. Ce procédé carbone n'est toutefois pas dénué d'intérêt. Le schéma classique tient en haleine et la tension est présente un peu partout. L'humour est également une donnée non négligeable. Une réplique assassine attend toujours un comportement édifiant et pour être crédibles, les protagonistes doivent prendre l'entreprise comme un jeu en s'appliquant au moment opportun. Solide et charismatique, Glenn Ford campe un anti-héros typique, à la fois mercenaire et valeureux. Sa composition fait oublier les prestances plus secondaires de ses acolytes. Les deux femmes sont inutilement compliquées et les interprètes (Diana Lynn, Patricia Medina) peinent à jouer juste. Même constat pour la brochette masculine, à l'exception de Sean McClory qui semble prendre un malin plaisir à arborer un méchant ambigu.

Tout aussi intéressant - sinon plus - que le scénario et ses figures humaines est le soin apporté aux décors. Les paysages sont magnifiques, les plans parfois époustouflants et le carton cheap ne se fait pas sentir. Le fait d'avoir tourné au Mexique aide à la crédibilité de l'ensemble. Le plein écran offre un noir et blanc élégant qui évite généralement les égratignures. Quelques séquences sont peut-être un peu floues, mais il s'est vu bien pire pour un film de cette époque. En revanche, les sous-titres blancs anglophones se perdent un peu et ils ont tendance à passer du bas au haut de l'écran pour des raisons inconnues. La piste sonore mono est également très adéquate. Les bruits sont plus élevés que le reste, sans toutefois entacher les voix généralement stables et audibles. Une petite musique de circonstance vient ponctuer les affrontements et la recherche constante du personnage principal. C'est un peu mince, il faudra toutefois s'en contenter.

L'enrobage de cette production navigue sur les eaux de la conformité et du à peine potable. La pochette montre différents personnages avec des ruines et des reliques, ce qui respecte l'esprit de l'ensemble. Le menu principal du DVD est dans les tons de rouge et de jaune. Il n'y a aucune musique, seulement une image statique avec Glenn Ford. Ce qui est surprenant, c'est que quelques suppléments ont réussi à se frayer un chemin. Il y a une piste de commentaires où l'historien Frank Thompson et Peter Ford (le fils de l'autre) parlent des enjeux et de la particularité de tourner au Mexique. Des voix claires et des propos souvent pertinents pour deux complices qui semblent bien apprécier le résultat final. Un documentaire de 18 minutes est également inclus dans le lot. Un archéologue parle de la véracité de quelques faits tout en introduisant le public à une nouvelle civilisation. Fascinant. Sur une narration de Peter Ford, quelques photos et une lettre écrite par son père Glenn sont décryptées. C'est court, l'information est un peu mince, mais c'est un vestige qui aurait facilement pu prendre le chemin des oubliettes. Une biographie conventionnelle d'un quart d'heure sur Sean McClory termine le tout.

"Plunder of the Sun" ne révolutionne absolument rien, il est cousu de fils blancs et les interprètes secondaires ne sont pas toujours à la hauteur, mais il offre de superbes paysages et une chasse au trésor qui tient en haleine. Un divertissement léger, sans prétention et qui sait se terminer au bon endroit pour ne pas ennuyer encore et encore.


Cotes

Film6
Présentation4
Suppléments6
Vidéo6
Audio6