Poseidon
Widescreen Edition
Warner Home Video

Réalisateur: Wolfgang Petersen
Année: 2006
Classification: 14A
Durée: 98 minutes
Ratio: 2.35:1
Anamorphique: Oui
Langue: Anglais (DD51), Français (DD51), Espagnol (DD51)
Sous-titres: Anglais, Français, Espagnol
Nombre de chapitres: 22
Nombre de disques: 1 (DVD-9)

Ce DVD est disponible chez: Amazon.ca Archambault.ca

Selon Martin Gignac
23 août 2006

La nature se déchaîne... à nouveau. Pour son énième naufrage, les aventures du "Poseidon" sont confiées aux mains expertes de Wolfgang Petersen, spécialiste des activités marines qui prennent le bord. Peine perdue et flop indéniable pour cette production qui n'est toutefois pas aussi catastrophique que prévu.

Le Jour de l'An était parfait. Sur un prestigieux paquebot, avec des riches convives, verre de champagne à la main, tous les éléments sont présents pour passer de bons moments. Pourtant, le climat se dérègle et la donne se modifie très rapidement. Suite à une vague scélérate (un terme un peu archaïque qui ne veut absolument rien dire), le bateau se retrouve cul par-dessus tête, en train de couler. Un rare groupe de personnes cherche à trouver une issue pour s'évader pendant que la majorité des gens attendent les secours. Une randonnée tranquille qui se transforme en une course à obstacles pour la survie. Qui arrivera à se sortir de cette impasse troublante?

Wolfgang Petersen est capable du meilleur comme du pire. C'est surtout un réalisateur étiqueté "film d'action sur et sous l'eau" avec son sublime Das Boot et son plus ordinaire The Perfect Storm. Le cinéaste rêvé pour faire une reprise du très excitant The Poseidon Adventure. Une idée qui implose et se désintègre très rapidement. Autant la mise en scène est musclée et sans temps mort, autant le développement des personnages est quasiment inexistant. En présentant les figures qui vont mourir en seulement quelques minutes, le spectateur ne pourra jamais s'intéresser à leur sort. La présence d'acteurs reconnaissables comme Kurt Russell, Josh Lucas et Richard Dreyfuss (ce dernier avait avoué à la presse avoir accepté ce rôle uniquement pour le chèque qui l'accompagnait) est très pâle en comparaison du récit original qui mettait en vedette les Gene Hackman, Ernest Borgnine et Red Buttons. L'élégance et l'humour en prennent pour leur rhume, alors que les effets spéciaux efficaces ne sont en rien révolutionnaires.

Même si les lacunes morcellent le récit, le traitement vidéo se veut magnifique. Les différents tons de bleu sont irréprochables et les détails sont somptueux. L'utilisation de décors en carton rappelle indéniablement un certain film marin de James Cameron (et ce n'est pas The Abyss) et ce côté kitch peut faire sourire. Les images dorées sont également étincelantes, tout comme ces contours parfaits et ces contrastes plus que satisfaisants. Le sujet était sans doute idéal pour que le son atteigne son paroxysme, l'utilisation des haut-parleurs n'est pourtant pas maximisée. Il y a beaucoup d'eau, de trompettes et de bruits qui sortent des différentes enceintes, mais ce n'est pas la totale. La musique pompeuse et chargée en miel déglutit un peu partout, collant les tympans au passage. En revanche, les voix sortent très bien et la traduction française réalisée au Québec est exemplaire. Il y a toujours de très beaux sous-titres blancs pour les gens qui préfèrent écouter la version originale.

Dans les zones bleues où une vague semble triompher d'un bateau, la pochette du long-métrage synthétise parfaitement l'histoire. Le menu principal du DVD propose également un déferlement d'eau avant de montrer un hublot en mouvement et une chanson héroïque digne d'un sauvetage légendaire. Approprié à défaut d'être très original. Peu présents pour une superproduction du genre, les suppléments se résument à seulement deux éléments. Il y a tout d'abord une bande-annonce qui montre presque tout! À regarder une fois le visionnement terminé. Il y a également un documentaire de 23 minutes sur le tournage. Les acteurs parlent de leur personnage, le réalisateur s'explique sur la nécessité d'adapter à nouveau le livre de Paul Gallico, il y a un tour d'horizon des différents effets spéciaux et de nombreux propos sur les cascades. Une option ressemblant beaucoup à un vidéoclip. La forme épouse un montage rapide, alors que le fond rime davantage avec une faiblesse des informations amenées.

Film schématique au développement attendu, "Poseidon" est loin de l'horreur annoncée. Les péripéties sont télégraphiées et les personnages manquent de consistance, mais les amateurs d'action qui ne veulent pas trop se casser la tête passeront un 90 minutes sans trop de bâillement dans ce Titanic sans lyrisme ni émotion.


Cotes

Film5
Présentation6
Suppléments3
Vidéo9
Audio8