Mon expérience avec le réalisateur québécois Richard Roy se limite à la série télévisée de 2002 et 2003, Le Dernier Chapitre. Avec une dizaine de productions à son actif depuis 1990, Roy roule sa bosse petit à petit dans l'ombre des grands. Sa dernière réalisation, Frisson des collines, a attiré mon attention dès la sortie de la bande-annonce. Avec la chanson "Magic Carpet Ride" de Steppenwolf durant cette dernière, mon oreille a tout de suite envoyé un message à mon cerveau et j'ai accroché. Jouissant d'une solide distribution mettant en vedette Guillaume Lemay-Thivierge, Anick Lemay, Évelyne Brochu, Antoine Bertrand, Patrice Robitaille et plusieurs, le film part déjà avec un petit plus. De plus, on retrouve pour la première fois à l'écran, le jeune Antoine Oliver Pilon qui nous livre une prestation solide.
En 1969, alors que les États-Unis s'apprêtent à envoyer son premier homme sur la Lune, la vie tranquille d'un petit gars de douze ans est sur le point de changer. Ce petit homme du nom de Frisson (Pilon) a grandi dans un petit village du Québec verra son existence basculé un soir d'été alors que son père (Robitalle) meurt subitement à cause d'un accident de travail. Cet événement vient chambouler tous les plans de la petite famille et de plus, la mère (Lemay) vit difficilement la perte de son mari et passe ses journées entières au cimetière, assise sur une chaise de camping à pleurer son chagrin. De son côté, Frisson vit son deuil d'une tout autre façon et développe une soif de vivre qui le mènera à tenter ses propres expériences. Il fera des coups pendables avec son ami le gros Thibault et touchera pour la première fois à la drogue avec l'ami de son défunt père, le motard rebelle, Tom Faucher (Lemay-Thivierge). De plus, il nourrira un amour secret avec sa nouvelle maîtresse d'école (Brochu). Ses rêves de liberté le mènent à croire qu'il se rendra au plus grand festival de musique Woodstock afin d'obtenir un autographe de son idole, Jimmy Hendrix. Il fera tout en son pouvoir pour convaincre ses proches et amasser assez d'argent pour faire le voyage. En cette époque de grands changements pour l'humanité, le jeune Frisson découvrira bien des choses et il finira par devenir un homme.
Le film nous arrive dans un boitier standard et la pochette nous montre presque l'intégralité de la distribution. Le menu, à la fois simple et efficace, nous offre des séquences du film à travers une image fixe où l'on peut voir Frisson et Faucher sur le bolide de ce dernier. Le tout est accompagné d'une musique de choix et est offert en français ou en anglais. La facture visuelle très soignée du film nous montre que le cinéma québécois est capable de belles choses. L'image est claire, juste et sans défaut apparent. Les couleurs sont éclatantes et offrent une belle profondeur. Du côté audio, on retrouve la piste originale française Dolby Digital 5.1. Encore ici, le travail est fait avec justesse, ce qui nous laisse des dialogues audibles tout du long et une trame musicale omniprésente très solide. Comme la majeure partie des productions québécoises, Frisson de colline se présente en DVD vierge de tout supplément. On ne retrouve que les bandes-annonces de Gerry, Starbuck et The Tree of Life à l'insertion du disque.
Au final, le film de Richard Roy n'est pas extraordinaire avec son scénario qui nous laisse un sentiment de déjà-vu. Cependant, les personnages attachants et une solide performance des acteurs, le film vient chercher notre fibre de petit gars qui sommeille en chacun de nous. On se retrouve facilement dans le personnage de Frisson et on revit certaines parties de notre jeunesse. Ajoutez à ça une trame musicale qui réunit Hendrix, Steppenwolf, Lynyrd Skynyrd et les Bel Cantos, le compte est bon. Un film simple et accrocheur qui vous fera passer un très bon moment et pour encourager le cinéma de chez nous, l'achat est recommandé.
| Film | 8 |
| Présentation | 7 |
| Suppléments | - |
| Vidéo | 8 |
| Audio | 8 |