"Mambo Italiano", c'est avant tout une pièce de théâtre. Écrite par Steve Gallucio, Montréalais d'origine italienne, au cours de la saison 2000-2001, cette pièce connut un franc succès tant à Montréal qu'à Toronto. Devant le succès de la pièce de théâtre, on a décidé qu'un film pourrait connaître un bon succès. La question que plusieurs se posent: pourquoi l'avoir tourné en anglais? Premièrement, en tournant en anglais, les producteurs ont réussi à attirer des vedettes américaines, tels que Paul Sorvino. Deuxièmement, pour une carrière internationale, l'anglais se vend toujours mieux qu'un film français sous-titré. D'ailleurs, "Mamba Italiano" a été vendu dans plus d'une vingtaine de pays.
Dans la Petite Italie montréalaise, Angelo (Luke Kirby), fin vingtaine, reste encore avec ses parents Maria (Ginette Reno) et Gino (Paul Sorvino). C'est une tradition italienne que de rester à la maison jusqu'au mariage. Or, pour Angelo, il ne risque pas d'y avoir de mariage avant longtemps. Il provoque donc une commotion en décidant de quitter le nid familial pour aller en appartement. Heureusement, ses parents sont un peu rassurés lorsque son ami Nino (Peter Miller) devient son colocataire. Colocataire? Pas vraiment, ils forment plutôt un couple. C'est la crise à l'italienne dans la famille Barbareni...
La résistance s'organise. Il est pas question qu'Angelo et Nino soient gais. Les deux familles tentent de les séparer en leur présentant de belles femmes italiennes. Alors qu'Angelo veut vivre à fond son homosexualité, Nino est beaucoup plus réticent. Il n'aime pas vraiment cette sortie du placard. Va-t'il résister au charme de Pina (Sophie Lorrain) ou bien assumer son homosexualité complètement?
Le menu du DVD reprend un élément clé du film, soit le confessionnal. Dans chacune des portes, une séquence vidéo y est présente. La musique du film accompagne le tout. La qualité vidéo est d'excellente qualité. Ce qu'on remarque le plus, ce sont les couleurs vives et chaudes qui respectent bien l'esprit du film. Les détails sont soignés, que ce soit lors des scènes extérieures ou des scènes plus sombres. Il n'y a pas de défauts visuels venant gâcher le visionnement.
Du côté de l'audio, la piste originale anglaise est de bonne facture. Elle utilise principalement les hauts parleurs avant. Quelques effets sont distribués vers l'arrière de temps en temps. La piste doublée en français a fait beaucoup parler d'elle. Le doublage a coûté près de $150 000 et demandé un mois et demi de travail. Habituellement, le doublage des films américains coûte 60 000$ et se fait en moins de dix jours. Le réalisateur Émile Gaudreault a exigé d'être dans le studio pour guider les comédiens à reproduire les émotions du tournage. On a vanté beaucoup ce doublage dans les médias, mais cela s'est révélé en véritable flop. La synchronisation est mauvaise et l'accent italien disparaît quelquefois au profit de l'accent québécois. De préférence, écoutez-le en anglais, sans quoi votre plaisir pourrait être diminué. Malheureusement, il n'y a pas de sous-titres pour aider les francophones... sûrement pour justifier l'investissement dans le doublage.
Le documentaire "Working on Mambo Italiano" regroupe des entrevues avec les principaux artisans du film. Le réalisateur Émile Gaudreault et le scénariste Steve Gallucio nous expliquent l'adaptation nécessaire entre le théâtre et le cinéma, le choix des comédiens et de l'ambiance de travail. Deux scènes supprimées au montage, une série de bloopers et une scène étendue complètent les suppléments.
"Mambo Italiano" s'inscrit dans la même veine que My Big Fat Greek Weeding. C'est une comédie sympathique qui ne tourne pas au mélodrame malgré les sujets délicats. Steve Gallucio est en écriture pour une série télévisée intitulée Cia Bella! qui aura encore la communauté italienne en toile de fond.
| Film | 7 |
| Menu | 6 |
| Suppléments | 7 |
| Vidéo | 8 |
| Audio | 8 |