Le film "Robocop" est probablement un des films que j'ai vu le plus souvent dans ma vie et est l'un des premiers DVD qui a pris sa place dans ma collection. Cette première édition que j'ai possédée dans ma collection portait la bannière Criterion et contenait une scène assez violente qui a été rallongée (préalablement coupée par les censeurs de la MPAA en 1987). Il était relativement riche en supplément pour l'époque (du début des DVD), mais ceux-ci étaient un peu ardus d'accès. Criterion est une compagnie qui loue les droits de films à d'autres studios. À cette époque, peu de studios faisaient leurs propres DVD, mais cela a rapidement changé. Les droits expirés, MGM en profita pour produire rapidement leur version DVD du film, laissant de côté les suppléments. Quelques années plus tard, MGM nous offre maintenant un très beau coffret qui se déplie pour laisser place non pas à un, mais à trois DVD qui font le tour de la collection cinématographique du personnage Robocop. Tout d'abord, la question sur les lèvres de tous, le film contient effectivement la version coupée de la scène sanglante de ED-209, ce qui fait que la "blague" qui suit tombe tout à fait à plat. Pourtant, on a droit ici à une version allongée puisque le minutage est le même qu'avec la version Criterion, mais les séquences ajoutées n'incluent pas la scène allongée de la passoire ED.
Si vous ne connaissez pas Robocop (probablement les plus jeunes!?), laissez-moi vous raconter brièvement de quoi il s'agit. Dans un futur proche quelconque, la ville de Détroit est tout comme une colonie de vacances pour les criminels. Leur patron, Clarence Boddicker (Kurtwood Smith) les mène sur le chemin de la gloire, principalement en tuant quelques 31 policiers dans le "vieux Détroit". Les forces policières de Détroit sont menées par une méga-corporation, Omni Consumer Products (OCP – dont le but est de privatiser tout Détroit), qui veut introduire un policier robotique, disponible 24 heures sur 24 afin d'offrir plus de sécurité aux habitants. Leur solution est ED-209, mais sa programmation n'est pas très bonne et tue un homme dans sa démonstration. Pendant ce temps, l'officier Alex Murphy (Peter Weller) et sa partenaire Anne Lewis (Nancy Allen) pourchassent des criminels et tombent face à face avec Boddicker qui tue Murphy avec une brutalité excessive. L'OCP récupère rapidement le corps de Murphy afin de l'intégrer dans leur nouveau projet: Robocop, mi-homme, mi-machine, tout un policier.
Le policier robotisé débute sa carrière en nettoyant les rues infestées de criminels. Un problème non prévu par les concepteurs vient hanter leur nouvel équipement. En effet, la partie humaine du cyborg se souvient des truands sans pitié qui ont détruit son ancienne vie et a soif de vengeance et son humanité tente de prendre le dessus sur la programmation. Cependant, quatre directives l'empêchent de sortir du cadre de son agenda:
Le premier film est la série est un classique de la science-fiction, un film que tout le monde se doit de voir. Les ridiculement comiques publicités, les "Media Break" avec leurs nouvelles du futur et les lignes de comédie noire font de ce film un vrai régal. J'ai beau l'avoir vu des centaines de fois, il suffit que le film joue pour que je le regarde de nouveau et essayer de trouver des détails de ce monde post-réaliste que je n'ai pas vus auparavant. Cette fois-ci, j'ai l'aide d'une nouvelle piste de commentaires avec le réalisateur Paul Verhoeven, le co-scénariste Edward Neumeier et le producteur exécutif Jon Davison. Elle est bien mieux que celle retrouvée sur le DVD de Criterion qui présentait les participants enregistrés séparément. Ici, tout le monde interagit ensemble donnant une atmosphère beaucoup plus vivante. Ne vous inquiétez pas, car la plupart des commentaires sur les erreurs du film sont toujours là!
Robocop arbore maintenant un transfert anamorphique que nous n'avions pas dans la version Criterion qui contenait quant à elle un transfert non-anamorphique dans un ratio approuvé par le réalisateur de 1.66:1. Nous avons ici une version panoramique anamorphique dans un ratio de 1.85:1 qui selon mes sources serait le vrai ratio. La qualité de l'image est la meilleure que j'ai vue à ce jour pour ce titre. Évidemment, les séquences de publicité et de "Media Break", originalement tournée en vidéo, ressortent quelque peu embrouillées. Une nouvelle piste sonore Dolby Digital 5.1 fait partie de ce nouvel ensemble, mais seuls quelques bruits directionnels se retrouvent dans les haut-parleurs de derrière. Le menu principal des DVD consiste en une base de style métallique avec les options et des scènes de film animées dans le haut. Les autres menus sont statiques.
À part la piste de commentaires citée ci-dessus, il y a un nouveau documentaire sur la production dans lequel le réalisateur Paul Verhoeven affirme pour débuter qu'il aime la violence cinématique et qu'il voulait montrer "Satan qui tue Jésus". Généralement, ce documentaire parle de la création d'un tel film de cyborg et donne beaucoup d'information quant à la pré-production. Cela est suivi de deux documentaires originaux sur la production avec beaucoup de séquences derrière les caméras et plein d'explications sur les effets visuels. Nous avons aussi une séquence de comparaison film/scénarimages avec ED-209 commentée par l'animateur Paul Tippet, quelques scènes retranchées une galerie de photos de production et des bandes-annonces.
Les deux autres films de la série ne sont que de pâles copies, exploitant le succès du premier jet. Le réalisateur original est absent derrière la caméra et Peter Weller n'est que dans sa brillante amure que pour le second chapitre, remplacé par Robert Burke pour le dernier film.
Le second film met en vedette Tom Noonan dans le rôle du méchant psychopathe Cain. Une nouvelle drogue nommé Nuke fait des ravages dans le vieux Détroit. Ceux qui l'ont essayé en veulent encore et encore et le crime ne fait qu'escalader. Du côté de Robocop, tout son entourage lutte pour affirmer l'humanité de leur partenaire robotique. L'OCP cherche donc à remplacer Robocop par une version plus moderne, moins humaine, mais l'esprit de Murphy était unique dans ce projet. La plupart des candidats policiers transformés en Robot se suicident rapidement. Le docteur Juliette Faxx (Belinda Bauer) décide d'utiliser l'esprit d'un malfaiteur pour alimenter les circuits de son nouveau robot. Ça tombe bien, car le criminel Cain vient s'être tué. L'OCP se sert du nouveau robot pour faire son sale travail et éliminer ses opposants, en plus de faire un travail de policier. Faxx pense contrôler l'esprit criminel de son robot par la drogue Nuke, mais Cain se fout pas mal de son rôle de policier! L'OCP a aussi ajouté des milliers de directives à Robocop, ce qui le rend totalement inapte à faire ses fonctions, donnant droit à des scènes très comiques.
Dans le troisième opus de la série, tourné en 1991, mais retardé en 1993 à cause de la banqueroute de la compagnie de production Orion, Robocop doit décider de sa loyauté envers son constructeur, l'OCP, ou envers les habitants du vieux Détroit qui sont en situation d'expropriation pour construire Delta City. Les gens n'ont aucune intention de quitter la ville. L'OCP a donc décidé de les obliger en détruisant leurs maisons et en les déplaçant en masse vers d'autres lieux. Une résistance s'est organisée et après la mort brutale de sa partenaire Lewis, Robocop décide de joindre leurs rangs. Le docteur Marie Lazarus (Jill Hennessy de la série Crossing Jordan), technicienne en charge de Robocop, joint également la résistance lorsqu'elle apprend que Robocop est blessé.
L'humour noir des deux autres chapitres de la série est non existant dans Robocop 3. Le cyborg qui a fait les manchettes a maintenant plein de pièces détachables pour le rendre plus intéressant par exemple une main mitraillette et un module à réaction pour qu'il puisse voler littéralement à la rescousse. Le "comique" a été remplacé par le "cool".
L'image des deux derniers chapitres de la série est consistante avec ce que nous avons dans le premier, quoique je pourrais même dire légèrement supérieure. La piste sonore de Robocop 2 offre quant à elle principalement de l'écho dans les haut-parleurs de derrière alors que l'ambiophonie est beaucoup plus marquée dans Robocop 3. Les bruits de balles et de jet sont bien exécutés ainsi qu'une certaine ambiance des éléments de la scène qui n'existe pas dans les deux autres chapitres, sonnant un peu plus comme du Dolby Surround plutôt que du Dolby Digital 5.1.
Comme suppléments sur les deux derniers DVD, nous n'avons que des bandes-annonces. Cependant, si vous en voulez plus, il y a un encart de six pages remplies de notes de production très intéressantes inséré dans un coffret dépliable en forme de "plus" bien décoré d'images de Robocop et d'ED-209. Un très beau design qui se glisse dans une pochette de carton pour éviter qu'il s'ouvre contrairement à quelques designs douteux d'autres récentes productions.
Robocop est entré très facilement dans la culture populaire incluant des livres, des bandes dessinées, des jouets, des jeux vidéo, des attractions, une série animée et deux séries télévisées, dont la série canadienne Robocop: Prime Directive. Ce coffret mérite sa place dans votre collection.
| Films | 7/6/5 |
| Menu | 4 |
| Suppléments | 6 |
| Vidéo | 7 |
| Audio | 6 |