Robot Jox
MGM Home Entertainment

Réalisateur: Stuart Gordon
Année: 1990
Classification: PG
Durée: 85 minutes
Ratio: 1.85:1
Anamorphique: Oui
Langue: Anglais (DDST)
Sous-titres: Anglais, Français
Nombre de chapitres: 12
Nombre de disques: 1 (DVD-5)

Ce DVD est disponible chez: Amazon.ca Archambault.ca

Selon Martin Albert
8 octobre 2005

J'ai une petite histoire personnelle avec "Robot Jox". C'était le premier film VHS que j'ai loué (et oui ma famille et moi étions du camp du Beta - quel souvenir douloureux!). Mais ce film a une histoire aussi pire bien à lui, celle d'avoir été le film le plus dispendieux du studio Empire Pictures. En fait, ce studio a fait banqueroute en plein milieu du tournage! Le film fut racheté par Epic Productions et lancé près de deux ans après son début de production. Il a coûté dix millions de dollars à produire et n'a rapporté qu'un maigre 1.27 million. Problème de mise en marché?

L'histoire du film se situe après la Troisième Guerre mondiale, un monde où la guerre est maintenant interdite (wow!). Mais les gouvernements étant ce qu'ils sont, il y a toujours des disputes territoriales. La solution qu'ils ont trouvée pour ne pas "enfreindre la loi", est d'organiser des matches entre deux robots géants, un pour chaque équipe en cause dans le conflit. Des hommes sont engagés et entraînés afin de sortir vainqueurs pour leur pays, aidés par une panoplie de techniciens créant les armes ultimes dans la destruction du robot ennemi. Alexander (Paul Koslo) est le champion de la "Confédération" (les méchants) qui a littéralement écrasé la compétition, n'ayant aucun respect pour rien. Du côté du "Market" (lire bons Américains), il y a Achilles (Gary Graham) qui est sur le point de compléter son contrat de dix matches avant de retourner à la vie normale. Son dernier combat pour gagner l'Alaska est contre nul autre qu'Alexander. Mais rien ne va, car l'ennemi semble tout savoir de leurs armes secrètes (un espion est parmi eux) et le combat est terminé par une tricherie confédérée qui allait tuer des spectateurs. Voulant les protéger en se plaçant entre l'arme d'Alexander, Achilles ne fit qu'aggraver leur cas. On le veut tout de même à bord du prochain combat afin de venger les innocents morts durant le dernier match, mais Achilles est déchiré entre sa retraite contestée et son désir de vaincre Alexander une fois pour toutes.

Il y a plein de choses à voir dans ce film! D'abord, tout un monde post-nucléaire a été créé pour le film, une Terre où les ressources restantes sont très importantes pour le développement d'un gouvernement, où la qualité de l'air et de l'hygiène en général laisse à désirer, un monde où la procréation des enfants est mise en évidence dans la publicité visible près des secteurs peuplés. Un concept bien intéressant, mais les dialogues poches qui se succèdent vous résonneront quelques fois comme très clichés. Vous remarquerez que les styles futuristes sont assez datés puisque ce film a débuté son tournage en 1988. Même lors de son lancement en 1990, il semblait bien daté. Ce qui m'a cependant impressionné dans le film, malgré la qualité de l'animation "stop-motion" qui déçoit un peu, ce sont les robots géants, leurs déplacements et leur fonctionnement. C'est assez original à mon avis. Malheureusement, les scènes sur fond bleu sont assez mal intégrées à l'animation. Le tout est réalisé par Stuart Gordon dont les gens se rappellent surtout pour un de ses premiers films, Re-Animator. On dit que Gordon est bien déçu du résultat de ce film.

La qualité de l'image est assez bonne pour un film de cette époque qui n'a sûrement pas eu une conservation très rigoureuse (vu son profit négatif). Certaines scènes sont très poussiéreuses alors que d'autres sont généralement très claires. L'accentuation des contours est au minimum et la compression en général est bien exécutée même si nous faisons face à un DVD simple couche. Côté son, il y a quelques parasites qui se font entendre dans certaines scènes quand nous y portons attention, donc rien de très dérangeant. Les menus du DVD sont composés des images que nous pouvons voir autour du boîtier, rien de vraiment original. Comme suppléments, nous ne retrouvons que les bandes-annonces d'autres films de Sony Pictures dont Godzilla: Final Wars, Mirror Mask et Steamboy.

Ma réaction après 15 ans? J'adore toujours, mais d'un nouvel œil. "Robot Jox" a beau ne pas être parmi les films les plus populaires de leur temps, mais reste que c'est un film divertissant que je suis prêt à revoir de temps en temps question de voir ces beaux combats de robots. Petit fait divers, les amateurs de Star Trek pourront retrouver dans ce film l'homme aux mille rôles d'horreur et de science-fiction, Jeffrey Combs, ainsi que celui qui joue le rôle de l'ambassadeur vulcain Soval que nous aimons détester dans Enterprise, Gary Graham lui-même (il me semblait l'avoir déjà vu quelque part aussi!).


Cotes

Film8
Présentation4
Suppléments1
Vidéo7
Audio6