Romancing the Stone / Jewel of the Nile
Special Edition
20th Century Fox

Réalisateur: Robert Zemeckis / Lewis Teague
Année: 1984 / 1985
Classification: PG
Durée: 106 / 106 minutes
Ratio: 2.35:1
Anamorphique: Oui
Langue: Anglais (DD20), Français (DD20), Espagnol (Mono) / Anglais (DD40), Français (DDST), Espagnol (Mono)
Sous-titres: Anglais, Espagnol
Nombre de chapitres: 24 / 24
Nombre de disques: 1 (DVD-9) chacun

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Le DVD "Jewel of the Nile" est disponible chez: Amazon.ca Archambault.ca
L'ensembles des deux DVD est disponible chez: Amazon.ca Archambault.ca

Selon Martin Gignac
27 août 2006

"Romancing the Stone" et sa suite "The Jewel of the Nile" allaient permettre à trois acteurs de briller pendant les années suivantes. Tout ça grâce à de gros films mélangeant action et comédie qui s'inspirent fortement d'un héros au fouet et au chapeau proéminent interprété par Harrison Ford. Ces deux films tournés en 1984 et en 1985 comportent presque la même histoire. Dans "Romancing the Stone", l'écrivaine Joan Wilder (Kathleen Turner) se rend en Colombie pour secourir sa sœur. Sur son chemin tortueux, elle fait la rencontre du récalcitrant Jack Colton (Michael Douglas) qui l'aidera dans sa quête à trouver une pierre convoitée par de nombreuses personnes, dont un malchanceux Ralph (Danny DeVito) qui se met toujours les pieds dans les plats. Quelques mois plus tard, c'est au tour de Jack de voyager pour sauver sa bien-aimée des griffes d'une influente personnalité. Au passage, pourquoi ne pas mettre la main sur le joyau du Nil?

Le premier épisode concocté par le jeunot Robert Zemeckis allait faire sauter le box-office américain et une suite allait rapidement être commandée et offerte à l'inconnu Lewis Teague. Un peu comme chez les Indiana Jones, le premier volet "Raiders of the Lost Ark" séduisait par son originalité alors que "The Last Crusade", sans doute plus poussé et drôle, récoltait des critiques négatives pour son manque flagrant d'originalité. L'histoire se répète ici. "Romancing the Stone" campe la thématique de deux personnes qui se détestent pour finalement se tomber dans les bras, alors que "The Jewil of the Nile" récupère cette relation d'amour et de haine en l'amenant vers de nouveaux sommets. Pourtant, ce sont deux produits identiques, plagiés sur le héros que Steven Spielberg avait créé quelques années plus tôt.

Cascades à l'emporte-pièce, séquences explosives chargées, rigolade extrême: le divertissement prend toute la place. Et il avait le mérite de faire découvrir trois figures qui se sont imposées au fil des années. La plus remarquable était Michael Douglas. Après le sublime One Flew Over the Cuckoo's Nest, il agit encore en tant que producteur. Cette fois, il joue également le personnage principal et cette image d'anti-héros lui a longtemps collé à la peau. Avec ce long-métrage, Danny DeVito a finalement réussi à passer de la télévision au cinéma avec un succès enviable. Il n'y a finalement que Kathleen Turner, après plusieurs rôles marquants, qui soit un peu tombé dans l'oubli. Un trio énergique qui a offert, quelques années plus tard, le cynique et abrasif The War of the Roses.

Les décors exotiques offrent beaucoup de crédibilité, car ils sont vrais. Ce ne sont pas de simples maquettes. L'écoulement du sablier n'a vraiment pas affecté les images, généralement belles et savoureuses. Un léger blocage sur le chapeau de DeVito, quelques points noirs, des sous-titres blancs ordinaires et des contrastes un peu trop appuyés ressortent à quelques occasions. Il n'y a toutefois rien pour déranger très longtemps. Les pistes sonores sont de très bonne facture. Classiques dans leurs façons d'utiliser timidement les différentes enceintes, mais toujours très honnêtes. Parfait pour ne pas enterrer les voix et laisser les répliques dominer. L'ambiance désuète du son et la trame sonore synthétique sont emblématiques d'une époque révolue, des réminiscences très rigolotes. Tout est convenable, sans pépin majeur.

Les deux films sont accompagnés de boîtiers rigides très appropriés, montrant des protagonistes stylisés, fuyant à l'aide d'une corde. Les pochettes et le menu principal des DVD reprennent cette thématique de jungle et de sable. Le tout bénéficiant d'une chanson rythmée et d'un montage de quelques extraits. Un livret détaillé accompagne chaque disque et explique le plaisir des interprètes, le montage très compliqué, la pression extérieure et la réaction aux guichets. Toujours instructif à lire.

Les suppléments se regroupent et s'égalisent. Sur "Romancing the Stone", il y a huit scènes retranchées assez inutiles. Il y a également un documentaire de vingt minutes qui reprend les éléments du guide d'accompagnement (la nature se déchaîne, personne ne voulait faire ce projet, etc.) en étoffant de multiples détails. C'est révélateur de voir comment les interprètes ont changé depuis toutes ces années. Michael Douglas, Kathleen Turner et Danny DeVito présentent leurs scènes préférées en expliquant les raisons. Pourquoi pas? De courtes sections parlent de la scénariste Diane Thomas et le fils de Kirk évoque ses souvenirs sur le plateau. Un peu mince.

Pour "The Jewel of the Nile", la même ligne directrice est suivie. Six scènes coupées accessoires, un document présentant les liens entre les deux productions, une publicité du film The Sentinel et une longue section de 21 minutes sur les difficultés et les standards à égaler. Inégal, mais généralement agréable à regarder. La bande-annonce originale a été conservée et la narration de DeVito est désopilante. La section la plus convaincante demeure la piste de commentaires du réalisateur Lewis Teague. Il parle avec fierté de son film, il donne moult détails sans demeurer trop technique. Le contexte est expliqué avec humour et fraîcheur.

Parfaits représentatifs des années 1980 dans sa grandiloquence, sa façon de préférer la comédie au drame et de tout saupoudrer d'instants quétaines pour charmer l'auditeur, "Romancing the Stone" et "The Jewel of the Nile" sont d'honnêtes divertissements qui se regardent toujours avec le même plaisir. Les acteurs sont en verve, les explosions sont omniprésentes et il n'y a presque aucun moment mort. À regarder avec du pop-corn pour se rappeler comment vingt années et des poussières peuvent s'écouler rapidement.


Cotes

Film6
Présentation7
Suppléments6
Vidéo7
Audio7