The Running Man
Special Edition
Alliance Atlantis / Artisan

Réalisateur: Paul Michael Glaser
Année: 1987
Classification: 18A
Durée: 101 minutes
Ratio: 1.85:1
Anamorphique: Oui
Langue: Anglais (DD51EX), Français (DDST)
Sous-titres: Anglais, Espagnol
Nombre de chapitres: 24
Nombre de disques: 2 (DVD-9)

Ce DVD est disponible chez: Amazon.ca

Selon Eric Simard
8 mai 2004

Survivor, Big Brother, Fear Factor, American Idol, Star Académie, Loft Story et j'en passe... La télé dite réalité est en pleine explosion... et ça marche! Prenez cette industrie, poussez-la à l'extrême avec un peu de misère sociale et de répression gouvernementale et vous avez "The Running Man", ce qu'on souhaite toutefois qui n'arrivera jamais.

En effet, car "The Running Man" est l'émission de télé réalité la plus populaire en 2019. Les condamnés sont pourchassés en direct par des "Stalkers" qui sont un croisement entre des lutteurs, des tueurs et des vilains de bandes dessinées et ce, pour le plus grand plaisir du public et de son animateur, Damon Killian (Richard Dawson, un ancien animateur de télé dans la vraie vie).

Ben Richards (Arnold Schwarzenegger), un ancien policier emprisonné pour ne pas avoir respecté des ordres d'abattre des civils non armés, sera le concurrent qui changera le cours des choses. Aidé d'autres compagnons de prison, il essayera tout en tuant les stalkers les uns après les autres, de mettre au jour la vérité auprès du public de toute la désinformation dont il est victime par la télé et le gouvernement.

À l'époque (1987), le film s'inspirait à la fois du roman du même titre de Richard Bachman (alias Stephen King) et d'une émission japonaise qui à l'époque mettait à l'épreuve des concurrents qui devaient résister le plus longtemps à diverses tourments ou humiliations. Les créateurs du film inventaient à ce moment une histoire fantastique, avec de l'action et orientée pour bien faire paraître les muscles d'Arnold (à défaut de son talent). Et le résultat est un film divertissant et drôle, car il ne semble pas se prendre au sérieux. Revu en 2004, on rit un peu plus jaune, car avec les tendances actuelles, on se demande si ce n'est pas quelque chose qui pourrait exister de notre vivant.

Pour un film des années 80, la qualité de l'image est très bien ne contenant que quelques saletés. Je n'ai pas été dérangé par des défauts de transfert. On pourrait dire toutefois que certaines scènes sombres le sont un peu trop. La trame audio nous offre une ambiophonie très adéquate considérant l'âge du film. Les effets sonores et les dialogues sont très clairs (bien que l'accent d'Arnold l'est moins...) et audibles. Il est à noter que les effets de coups de feu et de pétarades d'armes à feu "sonnent" très différents de maintenant. Je ne sais pas si c'est le film lui-même qui est responsable ou bien c'est l'évolution de la sonorité des effets depuis ce temps. Les menus sont bien développés avec de l'animation sur chacun d'entre eux et différentes transitions selon la navigation que l'on effectue. Des extraits de la trame sonore peuvent s'entendre un peu partout et le menu principal illustre le studio où l'émission est tournée dans le film.

Au niveau des extras, sur le premier disque, le documentaire "Lockdown on Main Street", sans qu'il ait un rapport direct avec le film, est tout de même un court documentaire intéressant, mais un peu inquiétant, sur l'atteinte aux libertés civiles et à la vie privée possible suite à l'adoption aux États-Unis de la "Patriot Act". Cette nouvelle loi entrée en vigueur suite aux événements du 11 septembre 2001 permet au gouvernement américain des interventions qui à la limite extrême pourrait nous rappeler des tristes aspects de l'ancien régime oppresseur de l'ex-URSS...

Deux pistes de commentaires sont disponibles. La première avec le producteur et le réalisateur nous donne quelques anecdotes de tournage et parfois s'attarde à ce qui de passe à l'écran, mais l'intérêt de la piste est moyen, surtout avec les quelques silences présents. Toutefois, la piste du producteur délégué (Rob Cohen) est vraiment différente de l'habitude. En fait, durant la première moitié du film, il nous explique comment il a passé cinq réalisateurs différents pour le film! Par la suite, la deuxième moitié contient ses réflexions sur la réalité du film en comparaison avec la télé réalité d'aujourd'hui ainsi que des phénomènes comme la guerre en direct à la télé.

Le documentaire "Game Theory" disponible sur le deuxième disque est lui aussi très intéressant. Comprenant quelques séquences du film durant son déroulement, on assiste à une discussion de différents intervenants de la télé réalité (incluant un producteur de Fear Factor et une ancienne participante de Survivor) qui font des parallèles entre l'état actuel de cette industrie et la fiction qu'est "The Running Man". On se rend compte qu'en bout de ligne, la partie "réalité" en prend pour son rhume dans ces productions et que le but de tout cela est bien sûr les cotes d'écoute et les profits. C'est une bonne continuité avec la deuxième piste de commentaires. "Meet the Stalkers" nous permet finalement d'avoir de l'information "biographique" sur les différents Stalkers de l'émission "The Running Man", en plus de l'animateur, sous la forme de fiches animées et diagrammes. Rigolo, mais on passe vite cet extra.

Donc, une édition spéciale divertissante pour le film, mais je suis très surpris que pour une édition du genre, nous n'avons aucun documentaire sur la production, quel qu'il soit.


Cotes

Film7
Menu7
Suppléments6
Vidéo8
Audio8