RV
Widescreen
Sony Pictures Home Entertainment

Réalisateur: Barry Sonnenfeld
Année: 2006
Classification: PG-13
Durée: 99 minutes
Ratio: 2.40:1
Anamorphique: Oui
Langue: Anglais (DD51), Français (DD51)
Sous-titres: Anglais, Français
Nombre de chapitres: 28
Nombre de disques: 1 (DVD-9)

Ce DVD est disponible chez: Amazon.ca Archambault.ca

Selon Amélie Gravel
13 août 2006

Bob Munro est dans l'eau chaude: alors qu'il a prévu de passer ses vacances en famille dans le paradisiaque Hawaii, son patron lui ordonne de laisser tomber ce voyage afin d'effectuer une présentation qui pourrait rapporter un contrat lucratif à la compagnie, sous peine de perdre son emploi. La présentation devant avoir lieu dans l'état du Colorado, Bob pense trouver la solution idéale: au diable Hawaii, il amène sa famille camper dans le Colorado, à bord d'un campeur, et pense pouvoir s'absenter pour le travail sans que personne ne le remarque. Le changement de programme ne fait pas l'unanimité, et c'est à reculons que la famille s'embarque dans un voyage qui s'annonce pénible, les piètres connaissances de Bob concernant le fonctionnement du VR provoquant plusieurs situations fâcheuses qui pimenteront leur voyage.

Au cours de leur périlleux périple, ils feront la rencontre d'une autre famille campeuse, les Gornicke, qui semble être tombée en amour avec les Munro, ce qui n'est certainement pas réciproque. Donc, avec tous les pépins mécaniques et autres relatifs au VR et leurs multiples tentatives de fuir les Gornicke, Bob doit tout de même trouver le temps de travailler en cachette et d'assister à cette présentation qui lui garantira son emploi. Réussira-t-il à berner sa famille et honorer son engagement auprès de son patron? Ou bien le VR fera-t-il une fois de plus des siennes pour l'empêcher de se rendre et ainsi perdre son emploi? Pourquoi les Gornicke semblent toujours être à leurs trousses? Finalement, est-ce que le voyage réussira à rapprocher les membres de la famille Munro, plus particulièrement Bob et ses enfants? Ce sont tous des questions qui résument bien l'histoire de RV, en plus d'être faciles à répondre puisque nous parlons ici d'une comédie tout ce qu'il y a de plus prévisible.

La section des suppléments est assez bien nantie. La section des revuettes en comprend cinq: "Barry, The kosher cowboy" nous montre la façon de diriger du réalisateur du film (disons qu'il n'a pas trop l'air de se prendre au sérieux). Dans cet extra, vous allez finalement savoir qui est le cowboy qui est photographié sur le VR de la famille Munro. "Jojo, Pop Princess" nous montre un court documentaire sur Joanna Levesque, mieux connue sous le nom de Jojo, surtout par les adolescentes qui écoutent sa musique, car oui, le personnage de Cassie Munro est bien interprété par une chanteuse qui en est à ses premières armes au cinéma. Avouons qu'elle se débrouille quand même bien. "RV nation" est un segment qui nous fait pénétrer dans la vie privée des acteurs du film puisque chacun d'entre eux partagent avec nous leurs expériences passées en camping. "Robin Williams, a family affair" est un segment hommage à l'acteur principal du film dans lequel tous les acteurs et artisans de la production ne font que dire de bons mots au sujet de leur illustre collègue. C'est sûr que c'est intéressant de mettre ça sur un DVD, mais cela ne devient-il pas tannant de toujours entendre les mêmes compliments encore et encore? Il me semble que tous les segments de ce type, que ce soit sur n'importe quel DVD, nous montrent des gens en pâmoison avec leur collègue. C'est certain qu'on ne verra jamais personne dire du mal de ses compagnons de tournage devant la caméra. On sait bien que Robin Williams est sympa, pas besoin de faire passer chaque acteur devant la caméra afin de nous dire à quel point il est merveilleux. Pour terminer avec les revuettes, il y a un extra dont j'aurais pu me passer, sûrement autant que les cœurs sensibles, c'est-à-dire une analyse de la scène dans laquelle Papa Munro se fait arroser d'excréments bien juteux. Il me semble que temps qu'à mettre une analyse de trucages d'une scène, j'en aurais préféré une autre, peut-être celle dans laquelle Bob perd le contrôle de son VR sur des voies impraticables, par exemple.

Suivant cette section, nous retrouvons une piste de commentaires du réalisateur. Barry Sonnenfeld s'est muni d'un instrument très pratique pour bien illustrer ses propos: il utilise un marqueur pour pointer les endroits de l'écran où il veut attirer notre attention. Outre ce petit outil, il n'y a rien que nous n'ayons jamais entendu dans les autres pistes de commentaires, mais le ton est intéressant et même s'il y a quelques silences ici et là, le commentateur nous garde attentif jusqu'à la fin avec ses commentaires pertinents et détaillés.

Pour terminer avec les suppléments, il y a une série de courts extras. D'abord, que serait un film de Robin Williams sans un montage de scènes ratées, dans lequel il apparaît bien souvent. Les scènes se succèdent rapidement après une introduction du réalisateur. Comme le film, ce montage ne m'a fait que sourire à quelques reprises. "RV reveries" nous montre trois segments enregistrés séparément d'une scène du film, soit celle dans le VR où Jamie, Cassie et Carl ont chacun leur baladeur sur leurs oreilles et chantent à tue-tête la musique qu'ils écoutent, ce qui crée une petite cacophonie. D'abord, nous avons droit au tournage de Cheryl Hines (Jamie) qui, pour les besoins de la scène (on espère), chante horriblement mal. Ensuite vient le tour de Joanna Levesque, la chanteuse pop qui, comme les producteurs ont pris la peine de l'écrire au bas de l'écran, "fait semblant de ne pas savoir chanter". Ensuite vient le tour de Josh Hutcherson, qui nous entame un hip hop pas trop convaincant. Cela nous montre un peu comment une scène à plusieurs plans est tournée, ce qui est très intéressant. Ensuite, nous pouvons voir la comparaison entre les scénarimages et le produit fini pour cinq scènes, ce qui est toujours fascinant à regarder puisque cela nous fait remarquer qu'il y a vraiment beaucoup de travail dans la réalisation d'un film! Finalement, nous pouvons voir une scène alternative introduite par le réalisateur. Cette scène est celle dans laquelle Bob sauve son fils d'une attaque certaine de trois joueurs de basket au camping. J'ai trouvé que cette scène alternative était beaucoup plus crédible que la version choisie pour le film. Pour compléter le tout, nous pouvons bien sûr visionner plusieurs bandes-annonces, autant à l'insertion du disque qu'à partir du menu.

"RV" est disponible sur le marché en deux versions, l'une panoramique et l'autre, vous l'aurez deviné, plein écran. Pour les fins de cette critique, c'est la version panoramique qui a été visionnée. La qualité est très satisfaisante: la luminosité est parfaite et met l'emphase sur des décors splendides, le niveau de détail est précis et les teintes sont fidèles à la réalité. Du côté sonore, nous n'avons pas le film idéal pour optimiser la performance de la piste sonore Dolby Digital 5.1 (également en anglais et en français!), mais celle-ci fait bien son travail en nous offrant un équilibre parfait entre les dialogues et les bruits ambiants.

Ce dernier film de Robin Williams est très décevant. Si vous comptiez sur lui pour faire de ce film un succès, vous vous trompiez. En effet, bien que nous pouvions voir que le comédien s'efforce de faire des gags afin de nous faire rire, le mandat n'est qu'à moitié respecté: tout au plus réussit-il à faire sourire de temps à autre. En fait, ce sont les situations avec les Gornicke qui sont les plus réussies. Cette famille, dont les parents sont incarnés par Jeff Daniels et Kristin Chenoweth, est si quétaine, bien plus que le pire que nous puissions imaginer, que seulement les regarder est drôle. En plus, cette famille est si "tache" que tous les moyens sont bons pour les fuir, ou les ignorer, selon le cas. Bref, si certaines scènes sont assez comiques, "RV" n'est définitivement pas la comédie de l'année et ce n'est pas non plus le film que je me plairai à visionner encore et encore.


Cotes

Film5
Présentation7
Suppléments9
Vidéo8
Audio7