Safe Men
Collector's Edition
Universal Studios Home Video

Réalisateur: John Hamburg
Année: 1998
Classification: 14A
Durée: 88 minutes
Ratio: 1.85:1
Anamorphique: Oui
Langue: Anglais (DD51), Espagnol (DD51), Français (DD20)
Sous-titres: Anglais, Espagnol, Français
Nombre de chapitres: 18
Nombre de disques: 1 (DVD-9)

Ce DVD est disponible chez: Amazon.ca Archambault.ca

Selon Martin Gignac
23 août 2006

Lorsque la comédie se veut tordue, les bonnes et les mauvaises surprises peuvent émaner. C'est plutôt dans la deuxième catégorie que se retrouve l'inégal "Safe Men", un film dominé par des dialogues pauvres et des acteurs cabotinant au possible.

La vie est injuste pour Sam (Sam Rockwell) et Eddie (Steve Zahn). Non seulement leur carrière de chanteur à la Simon & Garfunkel ne décolle pas, mais ils doivent multiplier les cambriolages rocambolesques de coffres-forts pour payer une dette à un gangster (Michael Lerner) et son bras droit (Paul Giamatti). Des ennuis qui se multiplieront davantage lorsque la fille (Christina Kirk) d'un riche revendeur (Harvey Fierstein) se mettra en travers de leur chemin. L'amour ne peut survivre à un travail aussi malhonnête.

"Safe Men" a tout de la comédie désopilante. C'est le premier film de John Hamburg, cinéaste de Along Came Polly et scénariste de Zoolander et du tordant Meet the Parents. Beaucoup de crampes d'estomac et de rires en perspective. Surtout que huit années après sa réalisation, plusieurs de ses interprètes sont devenus connus et appréciés. Que ça soit Paul Giamatti, Sam Rockwell, Steve Zahn ou Mark Ruffalo, le casting béton laisse beaucoup de surprises.

Le résultat est tout autre. L'humour cherche à se définir dans les quiproquos sans beaucoup de succès. Les sous-entendus ne sont pas toujours très drôles. Un gag absurde réussit se fait presque immédiatement annulé par une plaisanterie vulgaire et douteuse. Difficile d'avancer et de perdurer lorsqu'une mauvaise blague ramène tout le monde au point de départ. Cette attitude d'être dans le vent ou de lorgner vers le culte de bas étage n'est pas très honnête non plus. L'improvisation semble également répandue et les comédiens en font souvent beaucoup trop usage. Michael Lerner tape rapidement sur les nerfs en petit malfrat minable. Le duo Rockwell et Zahn verse également dans l'outrance, demeurant toutefois plus potable qu'un Paul Giamatti sur un trop-plein de vitamines.

Film verbeux s'appuyant sur le comique relatif des situations, le son n'est pas une donnée primordiale. Les voix sont honnêtes, elles auraient toutefois mérité à être un peu plus élevées. L'expérience des haut-parleurs est quelconque, les éléments sortant des différentes enceintes se voulant assez restreints. La trame sonore très présente laisse totalement indifférente par son absence de thèmes rassembleurs. Les jeux de mots étant souvent à l'honneur, mieux vaut choisir la version originale. La traduction réalisée en France est absolument inepte, inaudible en moins d'une seule petite minute. Les sous-titres blancs assez visibles made in Québec sont beaucoup plus appropriés et il faudra porter une attention particulière aux sacres mentionnés!

Les apports des images se veulent assez subtils. Les reflets de couleurs sont ingénieux, jouant allègrement dans des textures bizarres où le rouge est souvent à l'honneur. La luminosité un peu trop présente ne nuit cependant pas trop aux contrastes. Pendant la moitié du long-métrage, le niveau de détails est excellent. Vers la fin, un chandail porté par Giamatti comporte des zones de blocages flagrantes qui gâchent un peu l'ensemble. C'est dommage. La présentation de cette œuvre n'a vraiment pas été soignée. La pochette mélangeant le jaune au rouge montre trois personnages peu inspirants et la traduction de "Safe Men" s'effectue par un stupide "Casses en tous genres". Cherchez le rapport. Après une courte publicité, le menu principal reprend le tout sans y amener de chansons ou de mouvements! Les icônes sont plates, ordinaires, guère inspirantes.

Au moins, il y a quelques bonus intéressants pour compenser. Le court-métrage "Tick" présente deux nigauds qui cherchent à désamorcer une bombe. Léger et drôle. Trois scènes retranchées peuvent être visionnées avec les propos de John Hamburg, Steve Zahn et Sam Rockwell. Ces séquences sont longues, le remplissage se fait vite sentir et les trois personnes ont tendance à parler un peu au même moment. Ces mêmes gens proposent une piste de commentaires beaucoup plus bénéfique sur l'ensemble du film. En étant constamment sur la ligne entre le sérieux et la drôlerie, les détails importants et les anecdotes superficielles, l'intérêt est rapidement piqué.

Drôle par moments, insignifiant la plupart du temps, "Safe Men" retiendra l'attention par sa distribution connue et alléchante. Ce n'est certainement pas la comédie de la semaine et le visionnement n'est jamais totalement satisfaisant. Ni extrême ni médiocre, seulement moyen. En autant que l'écoute ne se fasse pas dans la version française extrêmement mal traduite!


Cotes

Film5
Présentation1
Suppléments5
Vidéo7
Audio6