Huit ans après avoir remplacé le Père Noël, Scott occupe toujours son poste au Pôle Nord. Il n'a jamais été plus comblé et il a été démontré que les enfants sont devenus 86% plus heureux depuis qu'il a enfilé le costume pour la première fois. C'est donc avec motivation qu'il entreprend, en compagnie de ses lutins et de ses rennes, de fabriquer autant de jouets que possible pour rendre tous les enfants de la Terre heureux. Deux petits problèmes mettent cependant une ombre au tableau. D'abord, en lisant la liste des enfants qui ont été vilains durant l'année, Scott découvre le nom de son fils. En plus, ses lutins numéros un et deux lui font prendre connaissance d'une clause importante au contrat de Père Noël, qui avait été ignorée jusque-là: ladite clause stipule que le Père Noël doit absolument trouver une Mère Noël avant la veille de Noël, à défaut de quoi ses fonctions lui seront retirées. D'ailleurs, le processus de "dépèrenoëlisation" est déjà commencé: Scott commence à maigrir, sa barbe raccourcit, etc.
Afin de remédier à la situation de Charlie ainsi que pour se trouver une épouse, Scott sera contraint à retourner aux États-Unis. Les habitants du Pôle Nord doivent alors trouver un remplaçant temporaire afin d'occuper le poste qui sera vacant jusqu'à Noël. Le lutin numéro deux prend alors l'initiative de cloner le Père Noël. Cependant, bien que l'aspect physique soit très ressemblant (à quelques différences près), la mentalité du faux Père Noël n'est définitivement pas imprégnée de l'esprit du temps des fêtes.
Le menu est à l'image du film, c'est-à-dire que cela nous donne un bel avant-goût de la féerie présente dans la production. Pendant qu'un petit son scintillant se fait entendre, la neige, dans un ciel où passe le Père Noël et son traîneau, tombe sur le sol du Pôle Nord, et les options apparaissent doucement.
Les suppléments sont nombreux sur le DVD. Sept scènes supprimées au montage ouvrent le bal. Ces scènes sont accompagnées des commentaires du réalisateur, qui nous explique le contexte dans lequel ces scènes ont été tournées et pourquoi il a dû les retrancher. Petit commentaire de mon cru: j'approuve entièrement les choix du réalisateur. Le film intégralement ne présente aucune longueur et les scènes supprimées ne sont pas vraiment intéressantes. Cela aurait gâché la production. Je crois que c'est la première fois que je suis d'accord avec la coupure de toutes les scènes dont il est question. Ensuite, pour nous faire rire, il y a quelques prises ratées. Nous voyons que cela devrait être drôle grâce aux nombreux fous rires des acteurs, mais ce qu'ils nous montrent de ces prises est tellement court que nous ne pouvons pas nous remettre dans le contexte assez vite pour embarquer dans l'histoire.
Nous retrouvons ensuite trois courts documentaires. Le premier est animé par le lutin numéro deux, Curtis. Il nous fait visiter le plateau, nous présente certains membres de l'équipe technique et nous explique en détails très complets et simples quel est le processus pour reprendre une scène ratée. Ce qui ajoute de l'intérêt à cet extra, c'est qu'il est vraiment présenté de manière à ce que nous croyions que c'est vraiment le lutin qui nous informe, et non pas un acteur qui incarne un personnage. D'ailleurs, Curtis nous explique pourquoi il n'a pu être de la distribution du premier Santa Clause: dans ce temps, il avait seulement 200 ans, ce qui est l'âge d'un bébé lutin. Il était donc trop jeune. Le deuxième documentaire est aussi court, mais moins intéressant. C'est le réalisateur cette fois qui nous fait explorer les dessous du tournage de la scène où se déroule une bataille de boules de neige entre les lutins et le Père Noël. Il questionne les lutins et nous parle du tournage de cette partie de film. Finalement, nous pouvons voir "Confidence Of Legendary Figures" qui s'agit d'une entrevue avec les personnages magiques, tels que "le" Fée des Dents (qui est en fait un homme!), le Lapin de Pâques, Mère Nature, le Marchant de sable et Cupidon. Ces entrevues aussi sont faites avec le caractère des personnages, et non avec les commentaires des acteurs qui incarnent ces rôles.
Comme suite à cela, un petit jeu nommé "Operation Toybox" auquel les téléspectateurs peuvent prendre part est expliqué par Curtis. Notre mission principale est sauver le Père Noël. Nous avons trois épreuves: nous avons d'abord à répondre à des questions qui détermineront si nous sommes en présence du vrai Père Noël. La deuxième épreuve consiste à ne pas se faire attraper par les petits soldats en se faufilant entre eux. L'obstacle suivant est de neutraliser d'autres petits soldats en tirant ceux qui sont les plus près de nous. C'est un jeu très amusant.
Finalement, une piste de commentaires peut accompagner le visionnement de notre film. Le réalisateur Michael Lembeck nous donne beaucoup de détails concernant les personnages, dont il fait la comparaison entre les deux films. Il commente le travail des enfants qui ont participé au tournage et qui n'ont pas manqué de l'impressionner. Plusieurs autres thèmes sont abordés, comme le choix des acteurs, le tournage de certaines scènes particulières, les éléments du décor, les prises de vue des caméras, etc. Cette piste est vraiment très complète: le réalisateur parle constamment et donne énormément de détails très intéressants.
Tout ce contenu est accompagné d'images complètement féeriques, qui nous donnent envie d'être déjà rendus à Noël. Les effets spéciaux touchant les décors du Pôle Nord sont parfaitement fidèles à l'image que nous nous faisions tous de l'atelier du Père Noël durant notre enfance. Ils sont tous très réussis, sauf peut-être pour les rennes qui semblent vraiment faux. Pour mettre la cerise sur le sundae, des bonnes reprises de classiques de Noël américains tiennent lieu de trame sonore, ce qui achève de nous mettre dans l'ambiance totale des fêtes.
J'ai trouvé cette suite un peu moins surprenante et impressionnante que le Santa Clause original. L'histoire est très prévisible dès les premiers instants du film. Cela n'enlève cependant aucun intérêt à ce film, qui reste drôle, touchant et quelque peu féerique. Nous sentons très bien l'esprit magique qui nous habite lorsque la fin de l'année approche, et cela ne manque pas de nous détendre lorsque nous voulons nous changer les idées en nous assoyant devant un petit film.
| Film | 8 |
| Menu | 9 |
| Suppléments | 9 |
| Vidéo | 8 |
| Audio | 7 |