Shooter
Paramount Home Entertainment

Réalisateur: Antoine Fuqua
Année: 2007
Classification: 18A
Durée: 125 minutes
Ratio: 2.35:1
Anamorphique: Oui
Langue: Anglais (DD51), Français (DD51), Espagnol (DD51)
Sous-titres: Anglais
Nombre de chapitres: 19
Nombre de disques: 1 (DVD-9)

Ce DVD est disponible chez: Amazon.ca Archambault.ca

Selon Martin Albert
14 juillet 2007

Basé sur largement sur le roman Point of Impact de l'auteur Stephen Hunter, le film "Shooter" met le personnage Bob Lee Swagger (Mark Wahlberg) dans une situation très alarmante. Swagger est un tireur d'élite sur grandes distances de l'armée américaine qui avait été laissé à lui-même lors d'une mission qui a mal tourné parce que son commandant avait décidé qu'il n'avait plus besoin de lui. Son repéreur (et meilleur ami) a été tué alors que lui s'en est sorti indemne. Après plusieurs années de vie en ermite dans la montagne, des gens du gouvernement (dont le Colonel Isaac Johnson joué de façon insuffisamment intimidante par Danny Glover) viennent le consulter sur la façon d'empêcher un tireur d'élite de tuer le président. Ayant atteint son sens patriotique, il les aide pour se rendre compte que l'attentat a lieu quand même et qu'il est pointé immédiatement du doigt d'avoir perpétré ce meurtre. Blessé, il réussit à s'enfuir et va à la quête d'aide. Il espérait l'aide de la veuve de son ami (Kate Mara), mais jamais il ne se serait attendu à l'aide de l'agent du FBI Nick Memphis (Michael Peña), alors que le reste du bureau d'investigation est à ses trousses. Swagger n'a qu'une mission à présent, celle de faire payer les vrais responsables de l'assassinat.

La vitesse de déroulement du film me faisait penser à celle de Bourne Identity (presque mieux), continuelle, jamais ennuyante, jamais reposante. Il n'y a qu'un moment dans le film qui me laisse perplexe. À moins que j'en aie perdu un bout, le personnage de Michael Peña se retrouve coincé dans une situation peu enviable et Swagger vient lui porter secours. Comment à partir d'un numéro de VIN il se retrouve là (son travail d'agent du FBI dit-on). Toute la séquence entourant ce moment faible vient compromettre la continuité de l'action du film. Reste que la suite est une séquence d'action sans pause, excellente pour manger du pop-corn! Mis à part le message du gouvernement corrompu, ne cherchez pas de profondeur à ce film rempli de personnages très unidimensionnels, spécialement les méchants qui sont plus politisés que cruels. Le réalisateur Antoine Fuqua a mis l'accent sur les séquences d'action et les beaux plans, plutôt que les séquences de dialogue qui sont la plupart du temps très superficielles.

Passons au côté technique avec d'abord la piste sonore qui est digne de tout bons films d'action. Le son d'environnement sort de tous les haut-parleurs y compris le haut-parleur d'extrêmes basses, que ce soit les oiseaux, les véhicules et évidemment les sons d'armes et de corps percutés. La musique très discrète (rien de mémorable) fait aussi bon usage de ce qui est mis à sa disposition. L'image est quant à elle très belle, lassant cependant paraître quelques légères traces d'accentuation des contours dans les séquences avec beaucoup de ciel bleu. Mis à part ce détail, nous avons droit à une image très croustillante en détail avec des couleurs riches et profondes. Je n'ai aucune plainte à formuler à propos d'artéfacts qui auraient pu s'introduire dû à la qualité du négatif, au point où l'on pourrait croire que le tout a été filmé en numérique (non il a bien été fait avec de la pellicule 35mm!). Le menu principal est animé, mais le reste est tout à fait statique.

Les suppléments sont introduits par une piste de commentaires très informative du réalisateur du film. Sans être technique, Fuqua nous explique dans sa voix profonde la composition de ses séquences, nous indiquant ce qu'il aurait aimé faire et pourquoi ces changements ont eu lieu. Le documentaire "Survival of the Fittest: The Making of Shooter" reprend en quelque sorte ce que la piste de commentaires contenait, mais reste quand même très intéressant. Le bout le plus captivant est celui où l'instructeur de tireurs d'élite nous explique les différences entre le film et la réalité. Suivant cela, il y a une revuette sur l'Independence Hall de Philadelphia où la déclaration d'indépendance des États-Unis a été signée et où une partie du film a été tournée. La liste est complétée par une série de scènes retranchées (retirées avec raison, car elles auraient interrompu le flot du film) et des bandes-annonces.

Dès les premiers instants du film, je savais que j'allais aimer ce film et je ne m'étais pas trompé. De plus, je n'aurais pas de problème à le revisionner avec d'autres personnes (même après avoir revu le film en compagnie de la piste de commentaires) tant que le tout s'écoute aisément. Le film ne passera pas à l'histoire, mais je le recommande à tous les amants d'action.


Cotes

Film8
Présentation7
Suppléments7
Vidéo8
Audio8