Cary Grant
Screen Legend Collection
Universal Studios Home Video

Réalisateurs: Marion Gering, Harlan Tompson, James Flood, Raoul Walsh, Richard Wallace
Année: 1934-1936
Classification: G
Durée: 385 minutes
Ratio: 1.33:1
Anamorphique: Non
Langue: Anglais (Mono)
Sous-titres: Anglais, Français, Espagnol
Nombre de chapitres:
Nombre de disques: 3 (DVD-9)

Ce DVD est disponible chez: Amazon.ca Archambault.ca

Selon Martin Albert
21 janvier 2007

Au plus haut de sa carrière, tout le monde voulait être Cary Grant... même lui! Cary Grant (Archibald Alexander Leach de son vrai nom) est sans contredit l'un des mes acteurs favoris, avec sa facilité déconcertante d'entrer des ses rôles comme si c'était l'histoire de sa vie. Il faut dire que parmi les 72 films dans lesquels il a joué, plusieurs étaient écrits dans un moule qui lui faisait bien. Je l'ai découvert en même temps qu'Audrey Hepburn (mon actrice fétiche) dans le film Charade. D'une seule pierre, ces deux acteurs redéfinissaient ce que recherche maintenant dans le cinéma d'hier.

Universal nous offre dans sa nouvelle ligne "Screen Legend Collection" une compilation de cinq films tournés entre 1934 et 1936 alors que l'acteur était sous contrat chez les studios Paramount (films maintenant dans le catalogue de Universal). Ce sont ces films qui l'ont graduellement monté vers la gloire et l'admiration qu'il a connue. Cinq films rarement vus, mais sans réelle stature de désirabilité, de là leur disponibilité ensemble dans un coffret spécifiquement conçu pour les fans de l'acteur. Reste que les films, sans être des grands succès, sont très plaisants à visionner alors que Grant est entouré des actrices Myrna Loy, Sylvia Sidney et Joan Bennett.

Le premier film de l'ensemble, "Thirty-Day Princess", est une comédie pygmalionne où un homme transforme une actrice, Nancy Lane (Sylvia Sidney), en princesse pour remplacer la vraie princesse étrangère qui est tombée malade, mais qui doit absolument obtenir un prêt pour son pays. Son but ultime est de faire croire la supercherie au propriétaire journalistique Porter Madison III (Cary Grant), qui va malencontreusement tomber amoureux... de la fausse princesse. Dans le second film, "Kiss and Make-Up", Grant joue le rôle du docteur Maurice Lamar, le propriétaire de l'institut "Temple de Beauté" de Paris qui met ses découvertes scientifiques à la disposition des femmes. Sa secrétaire Annie Hensen (Helen Mack) est secrètement amoureuse de lui, mais il tombe plutôt amoureux d'une de ses patientes. Dans ce film, vous allez voir pour une des rares fois Grant interpréter une chanson et une poursuite en vieilles voitures assez drôle.

"Wings in the Dark" nous présente Ken Gordon (Grant), un ingénieur qui veut prouver que l'on peut piloter un avion sans voir grâce à la technologie (pilote automatique). Il prévoit voler jusqu'à Paris pour le prouver, mais il se voit refusé un permis du gouvernement. Cela ne l'a jamais empêché de faire ce qu'il désirait! Cependant, un accident le rend aveugle et cela ne l'empêchera pas plus de mener son projet à terme. Intéressant, mais la fin nous refroidit un peu. "Big Brown Eyes" met Grant dans le rôle d'un détective sur la trace de voleurs de bijoux. Il est marié à une manucure dont l'oreille est à l'affût de toutes nouvelles. Le film est rempli de nombreuses histoires qui se relient entre elles à la fin, mais c'est la chimie entre ces deux personnages que nous apprécions. Le dernier film dans cette collection (et le dernier film du contrat de Grant chez Paramount) est "Wedding Present" est le plus pêle-mêle des films de ce coffret alors que ses sujets se coupent et se recoupent, arrivent en grande pompe sans conclusion. En gros, c'est l'histoire de Charlie Mason (Grant) et Monica Fleming (Joan Bennett), deux journalistes irresponsables de Chicago. Mason est tout d'un coup propulsé au pupitre de l'éditeur et sa façon de rouler le journal lui met tous les autres journalistes à dos et Monica quitte pour New York. Apprenant qu'elle va marier un éditeur, il quitte son emploi et s'embarque avec son ami gangster à la conquête du coeur de cette dernière.

Résidents sur trois DVD, les films offerts sont d'une qualité audiovisuelle passable. Évidemment, ces films n'ont pas été de grand succès, alors la restauration appliquée sur ceux-ci est au minimum. Le son est quelque peu victime de distorsions dans les haute et basse fréquences, mais cela n'affecte pas la clarté des dialogues, point important dans un film de Cary Grant! Pour ce qui est de l'image, il y a de nombreuses égratignures et à l'occasion quelques artefacts un peu plus graves, mais généralement nous oublions rapidement les défauts. Cependant, il sera dur de passer au travers du grain extrême de certaines séquences. Nous pouvons également oublier les suppléments sur ces disques qui sont inexistants. Un petit extra réside cependant sur les panneaux de l'emballage, soit quelques faits divers sur les films du coffret la légende du cinéma elle-même.

J'ai bien aimé faire un petit voyage dans les années 30 et voir les différences dans les costumes (les belles robes d'Helen Mack), les voitures, les conseils (un corps gras sur une brûlure!), les répliques aujourd'hui considérées sexistes, mais je dois avouer que ces films sont loin d'être les meilleurs que j'ai vus dans ma carrière de critique de DVD. Cependant, si vous êtes autant fan de Cary Grant que moi, cela ne vous dérangera pas une miette. L'acteur est à l'aise dans ces films et nous offre une performance digne de sa personne. À la fin, vous aussi voudrez être Carey Grant!


Cotes

Film5
Présentation7
Suppléments-
Vidéo3
Audio4